MALADIES, DURÉE, MORT DES VÉGÉTAUX
Les plantes ne sont pas plus que les animaux, exemptes des maladies et de l'inévitable destruction
Les MALADIES des plantes
sont dites locales ou #6-
qui atteignent tous les êtres vivans.
1° MALADIES LOCALES. — Lésions externes, ou blessures, fractures, ulcères par cause interne ou externe. — Æxcroissances , dues le plus souvent à la piqûre de certains insectes. Exewpre : la noix de galle. — Ænimaux et plantes parasites (ils occasionnent les maladies qu'on appelle rouille, charbon, blanc-mielleux, etc.)
2° MALADIES GÉNÉRALES. À. produites par un excès de végétation (écoulemens de sève , avortement des organes de la reproduction , gangrène , etc. ) B. produites par faiblesse de végétation (panachures , l’étiolement , etc. )
nerales, selon qu’elles
n'atteignent qu'un de aflectent le végétal tout
leurs organes, ou qu’elles entier :
DURÉE DES vÉGÉrAUx, — Nous avons vu qu'on classait les plantes en annuelles , bisannuelles et vivaces ,
c'est-à-dire végétant un nombre indéfini d'années (les arbres. ) Cette durée dépassant souvent le terme de la vie de l'homme , il est peu d'arbres sur la durée desquels on ait des données certaines. Néanmoins on sait que les chènes peuvent vivre 5 à 6 siècles dans un bon terrain, les oliviers environ 300 ans. Il est fait mention , dans les auteurs, d'arbres dont l'existence devait dater de plus d’un millier d'années.
MORT DES VÉGÉTAUX. — Lorsque , par l'effet d'une cause quelconque , ie végétal cesse de vivre, les par-
ties qui le composaient obéissant aux lois des attractions physiques et chimiques, rentrent dans la classe des matières inorganiques. — Si le végétal a été détruit dans le feu , il laisse (outre les subslances qui se volatilisent ) des cendres ; du terreau si s'est décomposé à lair: si c’est dans l’eau, et que les circonstances soient favorables , il forme de la tourbe. ( Voyez la Minéralogie. )
APPENDICE À L'HISTOIRE DES FONCTIONS DES VÉGÉTAUX. De quelques phénomènes de la vie végétale.
uelques plantes offrent des phénomènes trop remarquables pour les passer sous silence. Telle est Ia sensitive, fermant ses folioles au moindre contact (plan. 6, fig. 3), le dionce- attrape - mouche, qui. repliant les deux lobes de ses feuilles , retient captif l'insecte assez imprudent pour se poser sur elles (plan. 6, fig. 1.) Dans le sainfoin oscillant ; plante du Bengale, dont les feuilles se composent de trois folioles portées sur un pétiole commun , on voit les deux folioles latérales décrire de chaque côté de la foliole médiane immobile , un mouvement continu en arc de cercle, et qui se montre même dans la feuille détachée de la tige. Mentionnons aussi les mouvemens exécutés par une foule de plantes, aux approches de Ha nuit, et qu'on a appelés, pour cette raison, sommeil des feuilles. Ainsi, dans l’arroche des jardins , les feuilles s'appliquent face à face; dans la mauve du Pérou, elles se roulenten cornet; dans la balsamine et dans plusieurs autres espèces, elles s'étalent, forment comme une voûte protectrice au-dessus des fleurs , ou bien elles se recourbent pour envelonper les boutons. — La lumière paraît exercer une influence spéciale sur la production de ces phénomènes, puisqu'on a pu changer les heures du sommeil dans quelques plantes, en les exposant à une lumière artificielle.
Cette classe d'actions organiques ne semble pouvoir s'expliquer que par l'existence , dans les végétaux
comne dans les animaux , de la contractilité vitale, propriété en vertu de laquelle les organes éprouvent\ sous l'influence de diverses causes d’excitations une sorte de contraction ou de resserrement prodüsant divers mouvemens intérieurs, mouvemens que des causes mécaniques seules ne sauraient suflireà produire. Telle est, comme nous l'avons déja remarqué, lascension de la sève.