CHAMPIGNONS
Plantes vivant sur la terre, ou dessous, ou sur d'autres plantes; deconsistance charnue , coriace ou gélatineuse, de couleur et de forme ya— riables: les unes portées sur une sorte de tige (le pédicule) , surmon— tée d’une partie élargie plus ou moins orbiculaire (le chapeau); offrant à sa surface supérieure ou inférieure, unemembrane destinée à porter les corpuscules séminifères. Dans quelques genres une sortede |5 tégument oudewoile (leco//et) s'étendant entre le pédicule et le bord libre du chapeau qu'il recouvre inférieurement ou dans sa totalité ; quelquefois une espèce de sac ou de membrane qui enveloppe la plante )} avant son développement (le vo/va.)— Les autres ressemblent à de simples filamensÿä des membranes planes, dont la surface est lisse on garnie de lames.
Les organes fructificatenrs (sporules ) sont tantôt sous forme d’une poussière fine , isolée, tantôt renfermés dans des réceptacles ou globules
9 AxaAwiTE (oronge): distincts du genre précédent par un volva, et par un pédicule renflé à sa base, en forme de bulbe. (Plan. 9, fig 7.)
Borer: charnu ou coriace, pédiculé ou sessile, distinct des agaries par la surface inférieure du chapeau , garnie de tubes perpendiculaires et soudés entre eux. (Plan. 9, fig, 9.)
Tnorre: champignon ne vivant que sous terre, s’offrant sous la forme de masses charnues, irrégulièrement arrondies , variables en grosseur, noirâtres extérieurement , yeinées de blanc et violâtres intérieurement.
Mucon (yulgairement moisissure) : se développant sur les corps en décomposition , et s'oflrant sous forme de filamens entrecroisés , renflés
réunis sur lemembrane sporulifère (Hÿmenium.) (Planche 9.) 3 à leurs extrémités en une vésicule qui renferme les séminules. ; Uneno : corpuscules végétant sous forme d’une poussière qui s’introduit sous l'épiderme des plantes , et occasionne les différentes maladies que l'on connait sous les noms de nielle, rouille , etc. LICHENS.
Plantes végétant sur l'écorce des arbres , sur laterre , ou sur des rochers ; se présentant sous l'aspect de membranes ou de plaques foliacées, sèches , coriaces , offrant les formes les plus bizarres ; de couleur yariable, simples ou ramifiées, avec des sporules renfermées dans des tubercules ou dans des espèces d’écussons (scutelles.) (Planche 9:) 2
Licuew D'Iscanpe : membranes divisées en lanières, portant à leur sommet les organes fructificateurs. (Plan, 9, fig 4.)
Onservre ou Roccre: tiges allongées, cylindriques ou plates, d'un aspect poudreux ; dù à des paquets de poussière blanche épars sur la plante (probablement des sporules, }
A. Les Mousses: petites plantes un pédicule filiforme; 2° de Jes fleurs mâles. (Planche 9.)
à feuilles imbriquées ou éparses , offrant 1°
des sporules renfermées dans une capsule en forme dur que supp eLi ési ] à ne e supporte petites yésicules portées sur de courts pédicell ?
es, et que, par opposition à l’urne sporulifère , l’on a regardées comme
B: Les Lycoronrs: plantes à tiges rampantes, c
; ù ouvertes de feuilles fructificateurs sont de petites coques situées à l' DL
{ À euses , petites et serrées en épi à l'extrémité des rameaux, Les organes aisselle des feuilles k ;
1 €t renfermant des globules ou une poussière jaune très-fine. ©
PROPRIÉTÉS, EMPLOI prs puNCIPALES ESPÈCES:
Les Varecs, communs sur les rochers des côtes océaniques, fournissent, quand on les brüle, une quantité considérable de soude , alcali qu'on
1 fait entrer dans la composilion des sayons, du verre commun. — Le remède qu’on emploie sous le nom de mousse de Corse, pour faire périe les vers , est le varec vermifuge. 3
2 {Les coxreRvEs n'ont point d'usage spécial. Elles sont souvent mélangées au varec vermifuge dans la mousse de Corse.
5 {Plusieurs espèces d'uyes servent de nourriture aux habitans des côtes dans les mers du nord.
L'AcartG ORDINAIRE ou ESCULEnT fournit le champignon de couche , que l’on reconnaît à sa couleur blanche, tirant légèrement sur le brun, à son pédicule plein , non renflé , haut de 1 à à pouces, à son chapeau convexe, glabre, large de 2 à3 pouces, à ses feuillets d’un brun vineux, à sa chair tendre , cassante , d'odeur agréable. C’est le seul qu’il soit permis de vendre sur les marchés de Paris. Cependant plusieurs autres espèces sont comestibles. — Ce genre comprend plusieurs espèces vénéneuses; telles sont celles qui renferment un suc laiteux.
ei genre AwaniTe renferme une espèce comestible (oronge vraie) , et plusieurs espèces vénéneuses , souvent confondues ayec le champignon commun. a
(Cest du Bozer amanouvier qui croit sur le chêne, le noyer, etc., que l'on obtient l’amadou. À ceteflet on fait bouillir le bolet coupé pan J tranches dans une solution de salpêtre , on le sèche , puis on l’assouplit en le battant. — Point d'espèces yénéneuses; plusieurs comestibles.
Les Taurres noires du Périgord sont les plus estimées. On emploie à leur recherche les cochons , qui en sont très-friands, et sayent parfaite 4 { ment les découvrir.
Les Mucon, les Ureno, n’ont point d'utilité spéciale, mais considérés dans l’économie générale du globe, ils semblent destinés à détruire ra=
pidement les corps organiques en décomposition , sur lesquels on les voit yégéter , el à rendre les élémens de ces corps à la masse commune. ILest des espèces de champignons qui naissent uniquemeut sur les cadayres de quelques insectes. Selon plusieurs botanistes l'ergos qui attaque les grains de scigle , et lui communique des propriétés malfaisantes, est aussi une espèce de champignon parasite.
APPENDICE. — Précautions relatives à l'emploi des champignons : rejeter les champignons qui ont une odeur désagréable, une saveur amère , acide, âcre; dont la chair est mollasse, change de couleur quand on l’entame; qui croissent dans des lieux très-humides , sur des troncs d'arbres. — Dans un cas d’empoisonnement , il faut, sans attendre le médecin, faire vomir sur-le-champ le malade, à l’aide de trois à quatre
grains d’émétique dissous dans quatre à cinq verres d’eau tiède. F
Le Licuex »'IscanvE sert en médecine. Plusieurs espèces de ce genre perdent, parla cuisson, de leur amertume , et forment une gelée nour- 1 rissante, qu'on mange au Canada , en Islande, etc.; c’est la nourriture des rennes en Laponie.
L'Orserzze fournit la matière colorante employée sous ce nom, pour teindre la soie en violet. Plusieurs autres espèces contiennent des principes colorans.
Ces diflérens lichens croissent en France.
: s be PES Le , ; nomie générale de la nature, elles abritent contre les intempéries de l'air les troncs d'arbres, les plantes qu'elles recouvrent, les semences
tombées à terre. La sphaigne contribue au desséchement des marais , en y formant de ses débris accumulés des tourbières flottantes, qui,
chaque année prennent plus de consistance et finissent par offrir un terrain propre à une nouyelle végétation.
La poussière de LycoronE sert à saupoudrer les excoriations de la peau chez les enfans. Comme elle répand une flamme trés-viye en brûlant, où la fait entrer dans les feux d'artifice , et c'est ayec elle qu’on imite les éclairs sur le théâtre.
(= Mousses n'ont d'autre utilité dans l'économie domestique, que de servir au calfeutrage, à l'emballage, ete. Mais considérées dans l'éco-
38 PHYTOGRAPTIIE.
CARACTÈRES DES FAMILLES. CARACTÈRES DES PRINCIPAUX GENRES. FOUGÈRES. | Plantes herbacées dans nos climats; à tiges souterraines (souche) ; à 1 AsPrDiEr , capsules rassemblées en groupes arrondis , épars ; recouvertes feuilles alternes nommées frondes, entières ou divisées, roulées en d'un tégument ombiliqué, s'ouvrant d’un seul côté.
crosse avant leur développement; portant sur leur surface inférieure les sporules contenus dans des capsules, quelquefois entourées d'un anneau élastique, ou recouvertes d’un tégument. (Planche 9.)
9 Carrvraire: fructification en lignes distinctes , placées sur le rebord des feuilles ; capsules recouvertes d’un tégument.
EQUISETACEES.
P Les EQuiséracéEs où PrÈzes : plantes à tiges herbacées, fistuleuses, can- Cette famille ne renferme qu'un genre : la PRÈLE (vulgairement queue— nelées , composées d'articles munis à leur point de jonction d’une gaine 1 de-cheval) ; caractérisée par des involucres en forme de têtes de clous, dentée, à feuilles linéaires, verticillées; fructification en épi, com— et qui présentent à leur surface inférieure des cellules renfermant des posée d'involucres pédiculés contenant des globules verdätres. globules verdâtres, microscopiques.
A Les Masserres ou Tyrnacées: plantes aquatiques à fleurs monoïques réunies en chatons, à feuilles ensiformes.
B Les SoucuErs ou Cxréracres : plantes des marais, offrant beaucoup d’analogie avec les graminées, mais sans nœuds sur la tige ; une écaille ou glume univalve tient lieu d’enveloppes florales; les fleurs sont hermaphrodites ou monoïques.
Sucre: tige haute de 8 à 12 pieds; inflorescence en panicule terminale, de forme à peu près pyramidale ; glume à deux valves, environnée extérieurement de longs poils soyeux , uniflore ; glumelle à deux valves nues. ( Plan. 5.)
Once : épillets uniflores, disposés trois à trois sur les dents de l'axe. 2 Fleur du centre, hermaphrodite, avec une arête très -longue ; fleurs latérales, mäles et barbues.