‹ Elémens d'histoire naturelleChapitre 60 sur 222 · GRAMINÉES · texte numérisé non relu

GRAMINÉES

Les Grawinérs (vulgairement céréales, herbe), offrent une tige |. Bré ou Fromexr : épillets multiflores , solitaires ou isolés sur chaque dent

: ne 3 Ù ; à creuse marquée de nœuds (chaume ) , desquels partent des feuilles al- ! de l'axe, glume à deux valves barbues ternes, à gaines fendues longitudinalement, et portant à leur base |

; ; nr. ee : DATE Que c une petite languette (/igule.) Les fleurs, presque toujours hermaphro- Sereur: épillets solitaires, biflores , opposés à l'axe de l'épi. Glumelle à

: ; ! à A ve de R :

dites, ont pour enveloppe des bractées ou écailles sèches ( glumes , } deux valves, dont l’extérieure porte une très-longue soie.

glumelles ; voyez l'anatomie de l’épi, page 14); trois étamines hypo- \

gynes, le plus ordinairement; un ôvaire supère, simple, uniloculaire, |, monosperme , à style divisé en deux ou trois stigmates plumeux ; une

Avoixr : inflorescence en panicule ; épillets multiflores ; glumelle à deux valves. dont l’extérieure porte sur son dos une arête torse.

cariopse à périsperme farineux.—L'inflorescence est en panicule ou en épi. L'épi se compose d’épillets, comprenant eux-mêmes dans une enveloppe commune (la glume) , une, deux, plusieurs fleurs (uni, KG bi, multiflore.) (Plan. 0.) ‘ |

Riz : inflorescence en panicule; six étamines; épillet uniflore; glume a deux valves, dont l’extérieure striée, barbue. ( Plan, 8.)

Mais : fleurs monoïqnes: Tes fleurs mâles en panicule à la partie supérieure de la plante: les fleurs femelles au-dessous , à l’aisselle des feuilles ;

7 | Nr ER fruits adhérens à un axe charnu, cylindrique. | Ü Roseau : chaume droit, d'un à deux mêtres dans quelques espèces, ter- | 8 miné par une panicule de fleurs polygames , à glumelle bivalve, en— | tourée de soies à sa base.

Le FROMENT RAmPANT se distingue par ses racines articulées, longues, rampantes (chiendent.) Le Nirrer, par ses fleurs en panicule, ses graines jaunes , luisantes , arrondies. Le Bawsou, graminée des contrées équatoriales, s'élève à la hauteur des plus grands arbres, etc. L'Acrisre (blé de Canarie) offre un gros épi cylindrique, des graines luisantes, oblongues, blanches, grises ou brunes. (Les graminées des

prés sont trop nombreuses pour que nous puissions en donner ici la description. )

PHYTOGRAPHIE: 39 PROPRIÉTÉS , EMPLOI pes PRINCIPALES ESPÈCES,

L'AsPIDIER-FOUGÈRE MALE est employée en médecine pour expulser les vers.

9 (On fait avec le Carrvratre un sirop très-usité en médecine, — Les habitans des régions polaires mangent les souches et les jeunes pousses de quelques espèces. — Les fougères fournissent, quand on les brüle, de la potasse qu'on employait autrefois dans la fabrication du verre.

Les tiges des PRÊLES. couvertes d’aspérités fines et très-dures, servent, dans l'atelier du tourneur , du menuisier, à donner le dernier poli Q ‘ ‘ ‘ , Ï au bois. — On mange, daus quelques parties de l'Italie, les sommités des tiges , que l’on fait cuire comme des asperges.

Le papier des anciens (papyrus), qui fut en usage jusqu’au 12° siècle, se fabriquait avec l'écorce du SoucuEr—PparrriEr , plante qui croit sur les bords du Nil. On en formait des lames très-minces , qu'on croisaiten différens sens, et qu’on mettait en presse aprés les avoir mouillées.— Les feuilles de plusieurs espèces servent à faire des nattes. — On mange, en Espagne , les racines d’une espèce de souchet cultivé. — Les soics

# feuilles des Massetres servent à faire des nattes, à empailler des chaises , etc. qui enveloppent les graines de la linaigrette servent quelquefois à faire des matelas , des coussins , etc.

nit, par l'expression de ses tiges ; une liqueur (le vesou) , qui, épaissie au moyen de l’ébullition , et débarrassée , par divers procédés chimiques des matières hétérogènes qu’elle contient, cristallise ; les diflérens aflinages qu'on lui fait subir, la font passer de l'état de cassonade brune à celui de sucre blanc. — La mélasse estla partie du sucre qui n'a pu cristalliser. — Le rhum se prépare avec de la mélasse qu'on distlle après l'avoir laissé fermenter.

Le graiu d’once est jaunâtre, ovoide , tronqué à son sommet, marqué d'un sillon longitudinal. IL fournit un pain lourd, moins blanc et moins

; Cane 4 sucre, originaire de l'Inde, et transportée en 1506 seulement en Amérique, où sa culture a pris la plus grande importance, four— nourrissant que celui de froment. L'orge est mondé quand il est privé de sa premiére pellicule: perlé quand il est entièrement dépouillé de

ses tégumens , arrondi et poli. Sous cet état il fournit par sa décoction dans l’eau, une tisane souvent employée en médecine. Le malt est de l'orge germée et desséchée qu’on emploie dans la fabrication de la biére. On ne connaît pas la patrie du BE, qui est cultivé de temps immémorial. Ses graines varienten volume, en couleur, etc. , selon les variétés. ir , . .

2 On fait avec sa farine le pain le plus sain, comme le plus nourrissant. Le son, enveloppe extérieure du blé, sert à la nourriture de plusieurs à AIDE SAT , ï L , animaux domestiques, et à divers usages dans les arts. L ÎLe Se1cE donne un pain compact, brun, agréable au goût ; et auquel on attribue des propriétés rafraichissantes. 5 ie est, comme on le sait, la nourriture de prédilection des chevaux, des animaux de basse-cour. — Le grain écorcé et arrondi forme le gruau d'avoine dont on fait du pain, des tisanes , etc. Cette gramince peut fournir du pain en temps de disette Le Riz, originaire de l'Inde, croit dans les lieux bas et humides. On a essaye de l’acclimater dans le midi de la France. Les rizières dégagent 6 des émanations trés-dangereuses , et qui peuvent occasionner des épidémies. Le riz de la Caroline est le plus estimé. Cette gramince, quoiqu'impropre à faire du pain , fait la nourriture presque exclusive de plusieurs peuples (Perse, Chine ; etc.) Dans l'Inde, on eu retire par la fermentation une espèce d'eau-de-vie. — La décoction de riz est souvent employée en médecine. Le Mais ou BLé DE TurQuiE, est d’une grande importance dans les pays où on le cultive en grand. C’est ja base de la nourriture de la classe 7 pauvre dans plusieurs contrées de l’ancien et du nouyeau-monde. Dans plusieurs departemens de la France il ent la place du froment; on en fait des gâteaux, des bouillies, etc. Il n'est pas susceptible de donner du pain. g Le RosEau à saLAS se distingue par ses tiges élancées, dont on fait des cannes ; par ses feuilles rubances dont on fait des nattes; par sa panicule touflue, d'un violet-noirâtre, qui sert à faire de petits balais. Le roseau à quenouilles (canne de Provence) est employé en médecine. On emploie en médecine, sous le nom de chiendent, les racines ou les tiges rempantes de deux espèces de graminées, le froment rampant, et le 9 cynodon (chiendent proprement dit.) — Les plantes à fourrage les plus communes sont : le rome ; la phléole, le paturin , le vulpin des prés, l'agrostis , 1e cretelle, la hougue, le flouve, V'ivraie.—Les graines du millet, de lalpiste, servent de nourriture aux oiseaux. Ou fait des cannes avec les jeunes tiges du bambou.

GARACTÈRES DES FAMILLES.

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