RESPIRATION
présentent
trois modifications
principales
chez les animaux :
Considéré CHEZ L'HOMME, l'appareil respira-
toire se compose
essentiellement:
(Plan. 3, fig. 1eta.)
À. Chezlesanimaux qui ont un appareil d'organes spécialement destinés à l'accomplissement de cette fonction ,
n 4 s OPÉre :
4° Pour les animaux qui vivent dans l'air, par Les poumons, organes spongieux formés d’un amas de petites cellules dans lesquelles l'air s’introduit pour agir sur le sang qui y est apporté par les vaisseaux sanguins : les mammifères , les oiseaux. 2° Pour les animaux qui vivent dans l'eau et ne respirent que Pair contenu dans ce liquide, PAR LES BRANCHES , espèces de feuillets membraneux , où de lames minces disposées comme les dents d’un peigne , et de manière à ce que Pair puisse agir sur
elle le sang des vaisseaux qui sy ramifient à l'infini. Exewpze : les
poissons, les mollusques. ( Animaux à coquilles, lhuitre , l’escargot , etc.)
B. Chez les animaux qui n’ont pas d'organes spéciaux pour l’accomplissement de cette fonction , elle s'opère au moyen de petits canaux nommés TRrAGHÉES , qui portent l'air dans toutes les parties intérieures du corps. Exewpce : Les insectes,
D'un canaldestiné à conduire l'air dans la poitrine.—On y considère plusieurs parties , savoir :
(Plan, 3, fig. 2.)
D’organes destinés à 7'ecevoir l'air qui leur est apporté par le conduit de la respiration ( es poumons) :
(Plan, 3, fig. 2)
1° Respiration pulmonaire.
A. LE LARYNX : c’est le commencement du canal aérifère ; il s’ouvre
dans le gosier, derrière la racine de la langue, et se compose de plusieurs pièces cartilagineuses réunies entre elles par des ligamens et par des muscles qui leur impriment divers mouvemens. Un de ces cartilages , nommé l’épiglotte , a la forme d’une languette ovale , et sert , lors du passage des alimens , à empêcher qu'ils ne tombent dans le canal aérifère, dont il peut, en s’abaissant, boucher l'ouverture, Celle-ci, nommée la glotte, estcomprise entre deux ligamens (cordes vocales) qui lui donnent la forme d’une fente allongée et susceptible de s’élargir plus ou moins par le mouvement des cartilages.
B. LA TRACHÉE-ARTÈRE , tuyau membraneux faisant suite au la-
rynx et descendant le long du cou, au-devant de l’œsophage jusque dans la poitrine, où il se partage en deux tuyaux plus petits, 1Es BrONCHES ; celles-ci s’écartent pour se porter chacune dans un des poumons, où elles se divisent en ramilications successivement plus peutes, et finissent par aboutir, en s’amincissant de plus en Le ; aux vésicules pulmonaires. — Le conduit aérifère est formé de membrane muqueuse au dedans , au dehors d’une membrane fibreuse que soutiennent des anneaux cartilagineux placés à intervalles les uns des autres, et qui s’amincissent de plus en plus dans les bronches, où ils finissent par disparaitre.
LES POUMONS sont deux organes spongieux , élastiques , plus légers que
l’eau , grisâtres avec des taches bleuâtres ; d’un volume égal à celui de la poitrine qu’ils remplissent exactement ; séparés l’un de lautre par le cœur, et par un repli de la membrane séreuse qui, après avoir tapissé les côtes, se réfléchit sur les poumons, formant ainsi un sac sans ouverture, et dont les parois sont contiguës (c’est ce qu’on nomme les plévres.)— Les poumons sont séparés du canal digestif par une cloison transversale nommée le diaphragme. C’est une espèce de toile musculo-membraneuse qui s'attache au bord inférieur de la circonférence de la poitrine. Elle est percée de plusieurs ouvertures pour le passage de l’'œsophage, des vaisseaux et des nerfs. — Le tissu propre des poumons paraît se composer d’un grand nombre de petites vésicules membraneuses, ou cellules , dont chacune commu nique à l’une des dernières ramifications des bronches. Sur les parois de ces vésicules se distribuent les plus fines ramifications des vaisseaux sanguins qui pénètrent dans les poumons,
ho
Les principales modifications qu'offre la respiration pulmonaire dans les différentes classes
[SA
Re d'animaux , consistent
en CC que :
. DANS LES MAMMIFÈRES, l'appareil respiratoire est généralement conforme à ce
qu'il est dans l'homme : ils ont constamment deux poumons.
. DANS LA CLASSE DES OISEAUX, lesrameaux des bronches ne se terminent pas
tous aux poumons; il en est qui conduisent l'air dans de petits sacs aériens, ou vésicules membranceuses situées dans le ventre, dans le tuyau des plumes, et même dans l’intérieur des os. Il n'existe plus de séparation entre la cavité du ventre et celle de la poitrine; enfin, on voit à la partie inférieure de la trachée-artère , au point où elle se divise , un second larynx composé de pièces cartilagineuses, de
ligamens et de muscles.
. DANS LES REPTILES, les cellules des poumons, moins nombreuses et plus amples
que dans les classes précédentes, forment des espèces de sacs allongés qui s'étendent qnelquefois jusqu'au bassin, car il ny a pas de diaphragme entre la
poitrine et le ventre. Dans l'ordre des serpens, on ne trouve qu'un poumon.
4. DANS LES AUTRES CLASSES D'ANIMAUX la respiration n'est plus pulmonaire,
Les organes de la respiration branchiale
se présentent sous un
grand nombre de formes diverses.
Nous les considérerons, 1° dans les poissons, où lon trouve le type
en quelque sorte
de ce mode de respira- À
tion ; 2 et dans les autres classes d'animaux ,
où elle existe :
hormis chez un certain nombre de morLusques.
2° Respiration branchiale.
1° DANS LES POISSONS, les branchies sont des lames ou des filamens membraneux , suspendus comme une frange ou comme les barbes d’une plume, à quatre arceaux ou osselets courbes qu'on trouve dans une cavité située aux deux côtés de la tête, laquelle communique au dehors par une ouverture recouverte d'une espèce de couvercle osseux nommé opercule , ou d'une simple membrane percée de trous. L'opercule peut s'ouvrir ou se fermer à l’aide d'une membrane s'insérant à sa surface intérieure , etse plissant comme le cuir d'un soufflet (membrane des ouïes, ou branchiostège.) De nombreux vaisseaux forment, par leurs ramifications , comme un réseau sanguin sur les lamelles des branchies.
2° DANS LES AUTRES CLASSES D'ANIMAUX qui respirent par des branchies (les mozrusQues. en grande partie, les crusracés , la plupart des vers), l'appareil branchial est très-diversifié. Il s'offre sous la forme de filamens, de lames. de franges, de rameaux , de houppes, etc. Sa position varie beaucoup aussi; tantôt il est renfermé dans l'intérieur du corps, tantôt extérieur.
Il est des crusracés dont les pieds ou nageoires portent des branchies.
5° Respiration trachéale.
LES TRACHÉES sont de petits tubes ou canaux formés d'une lame mince, élastique , roulée en spi-
rale comme les vaiss fonçant dans le tissu
eaux qui portent le même nom dans les plantes (voyez la Botanique), et s'ende tous les organes, où ils se ramifient. Ils communiquent au dehors par des
ouvertures situées en assez grand nombre de chaque côté du corps (les séigmates), et servent de conduits à l'air qui va se mettre en contact avec les humeurs. La classe des insectes offre l'exemple
de ce mode de respir
ation.