‹ Élémens d'histoire naturelle médicale (volume 2)Chapitre 40 sur 170 · Partie usitée : la graisse ouaxonge. Nom pharm. : Axungia, Noms vulg · texte numérisé non relu

Partie usitée : la graisse ouaxonge. Nom pharm. : Axungia, Noms vulg

Graisse , Saindoux.

Le sanglier qui vit sauvage dans nos forêts est le type et la souche de tous les cochons domestiques , dont les nombreuses variétés se sont répandues dans presque toutes les contrées du globe. Son corps est trapu, couvert de poils longs, raidcs, brunâtres et hérissés ; sa tête est grosse, ses oreilles longues et redressées, son museau proéminent, mobile, tronqué, bordé dans son contour, et offrant les deux narines à son extrémité. Ses pieds sont fourchus, comme ceux d'un grand nombre de Ruminans. Le nombre de ses incisives est de six à chaque mâchoire 3 ses canines sont longues, recourbées, sortant de la bouche, et formant deux défenses prismatiques et aiguës.

Le sanglier est un animal très sauvage et immonde, qui vit dans les grandes forêts au voisinage des mares et des étangs. Il se plaît à se ruer dans la fange, fouille la terre avec son boutoir, qui est d'une force excessive, pour y chercher les racines, qui sont sa nourriture principale.

Le cochon domestique s'éloigne assez du sanglier par sa forme générale, par ses poils moins nombreux. Il varie singu-

lïS LES PACHYDERMES.

lièrement quant à sa couleur et à ses proportions. Elevé dans nos basses-cours, il s'y nourrit de substances animales et végétales ; il s'engraisse avec la plus grande facilité. C'est un animal extrêmement utile par sa fécondité, puisque les femelles donnent quelquefois jusqu'à douze et quatorze petits d'une même portée, et cela deux fois par année.

La ebair du cochon est fine et délicate. Toutes les parties de cet animal sont également bonnes à manger, et l'on sait la facilité avec laquelle on les conserve en les salant et les fumant.

C'est avec sa graisse fondue et purifiée qu'on prépare l'axonge, employée en pharmacie à la confection des onguens et des pommades.

Pour préparer l'axonge, on prend les masses de graisse qui environnent les reins, les côtes et les intestins. On les coupe par petits morceaux, et après les avoir lavées pour les débarrasser du sang qu'elles contiennent, on les fait fondre à une douce chaleur; puis l'on passe sans expression.

D'après les belles recherches de M. Chevreul, la graisse se compose essentiellement de deux corps simples : l'un , qu'il nomme élaïne, est fusible à 8 degrés, et peu soluble dans l'alcool même bouillant 3 l'autre, nomme stéarine, se fond à 33 degrés, et est encore moins soluble dans l'alcool. Traitées par la potasse, ces deux substances se changent en deux acides particuliers : L'oléique, qui paraît surtout formé par l'élaïne, et le margarique, qui paraît provenir en grande partie de la stéarine.

B. Un sabot à chaque pied. Sompédes.

Cette division des pachydermes ne se compose que du seul genre qui renferme le chev\l (EquusL.) proprement dit, l'âne, le zèbre et les autres espèces analogues. Ce genre est bien caractérisé par sa forme générale, par son sabot unique, et parce que ses espèces ont les trois sortes de dents des autres Mammifères.

Sous le point de vue médical, I'aine seul [Eq. asinus L.) mériterait d'être cité ici à cause du lait que fournit sa femelle, et qui est si fréquemment usité en médecine. Mais nous en parle-

LES RUMINANS. II9

rons en traitant des différentes sortes de lait, à l'article qui a pour objet le lait de vache.

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