‹ Élémens d'histoire naturelle médicale (volume 2)Chapitre 84 sur 170 · I. Mollusques céphalês · texte numérisé non relu

I. Mollusques céphalês

Première classe. LES CÉPHALOPODES.

Leur forme est très variable, mais ce qui les distingue le plus des autres Mollusques, ce sont les longs tentacules charnus en forme de bras qui, au nombre de huit à dix, environnent la léte, et d'où est tiré le nom de Céphalopodes. Leur corps est

renfermé dans un sac musculeux, ouvert antérieurement pour laisser sortir la téle et les tentacules, et qui recouvre les autres parties du corps. Ce sac est un véritable manteau. La bouche est armée de deux mâchoires superposées dures et cornées, en forme de bec de perroquet, très aiguës et recourbées, l'inférieure plus grande que la supérieure. La respiration se fait au moyen de deux branchies en forme de feuilles de fougère , adhérentes par un de leurs côtés, et renfermées dans une cavité placée au dos de l'animal. L'estomac est très musculeux, analogue au gézier des Oiseaux. L'intestin vient se terminer à une sorted'entonnoir ou infandibulurn, placé au. dessous de la téte, et auquel aboutissent également les organes de la génération. Ceuxci sont portés sur deux individus distincts, c'est-à-dire que les sexes sont séparés. Les mâles ont deux testicules placés au fond du sac, et l'organe excréteur de la semence s'ouvre dans l'infundibulum. Les ovaires occupent la même place dans les femelles, et leurs œufs sont sous la forme de grappes, de chapelets ou de longs filets. L'accouplement se fait par l'enlacement des tentacules et l'application réciproque des infundibulum.

Dans l'intérieur de la téte , on trouve une pièce cartilagineuse percée de trous. Cette pièce, sur laquelle repose le ganglion supérieur , est en quelque sorte le représentant de la base, du crâne des animaux vertébrés, et ses trous livrent passage aux nerfs qui naissent de ce ganglion, et qui se rendent pour la plupart aux organes des sens. Les yeux sont fort grands, leur structure compliquée les rapproche singulièrement de ceux des Poissons. L'oreille est formée d'un labyrinthe membraneux sans osselets, contenant une sorte de pulpe que M. de Blainville appelle vitré-auditif. Le toucher, qui a son siège dans toutes les parties extérieures du corps, est très délicat dans ces animaux ; leurs tentacules sont aussi des organes de tact, de préhension et de mouvement. Ils présentent sur un de leurs côtés des ouvertures ou ventouses qui servent à ies fixer, et quifsont disposées, tantôt sur une seule tantôt sur deux ou plusieurs rangées.

Les Céphalopodes sont tous des animaux marins, qui néanmoins peuvent quelquefois sortir de l'eau-, et même quelques

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LES CÉPHALOPODES SKPIAIRES.

uns marcher avec une grande rapidité sur le sable. Ils sont essentiellement nocturnes et carnassiers. Les uns sont nus, c'està-dire sans coquille ; les autres vivent dans une coquille, tantôt à nue. tantôt, à plusieurs loges. Quelques uns contiennent dans l'épaisseur de leur manteau une coquille rudimentaire, d'autres une coquille à plusieurs loges ou polylhalames.

La classe des Céphalopodes se divise en deux ordres : 1° les skimairks, qui sont nus et contiennent dans l'épaisseur de leur manteau une coquille rudimentaire cornée ou calcaire : 2" les v o va j h \ lames , dont la coquille extérieure oujntérieure est partagée intérieurement en un grand nombre de loges.

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