Partie usitée : le sucre de canne
La canne à sucre est une des plus belles et des plus grandes espèces de toute la famille des graminées. Sa racine est vivace • ses tiges sont droites, atteignant dix et douze pieds de hauteur cylindriques, pleines intérieurement et comme charnues, striées dans leur longueur, ayant les entre-nœuds rapprochés et un peu renflés; elles portent des feuilles engaîn.-ntes , planes, aiguës au sommet, longues au moins de deux à trois pieds' larges de deux pouces, un peu rudes au toucher, rapprochées les unes des autres. Les fleurs forment une panicule terminale
très grande, étalée, ayant une forme presque pyramidale. Les épillets sont triflores. Les valves de la lépicène sont marquées d'une nervure longitudinale, peu apparente, rarement de deux, 'et couvertes de longs poils soyeux.
La canne à sucre est originaire de l'Inde, d'où elle a ensuite été transportée et naturalisée dans îe Nouveau-Monde. Le fameux navigateur français de Bougainville , dans son voyage autour du monde, a transporté d'Otaïli dans les Antilles une variété très remarquable, plus grande, plus robuste, résistant mieux au froid, donnant une plus grande quantité de sucre, et qu'il serait facile de naturaliser et de cultiver en grand dans l'Europe méridionale. 7^
Usages et propriétés. C'est des tiges de cette Graminée que l*on relire une grande partie du sucre consommé en Europe. iLe 5UC abondant qu'elles renferment, exprimé au moyen de presses très fortes, cuit jusqu'à consistance de sirop épais , et ensuite, abandonné à lui-même, se cristallise confusément et se prend en masse irrégulière. C'est dans cet état de cassonade qu'on le transporte en Europe, où, par des procédés divers, il est purifié ou raffiné avec soin, et qu'on lui donne la forme de pains coniques.
Le sucre est employé à tant d'usages différens dans l'économie domestique, il joue un si grand rôle dans une foule de réparations pharmaceutiques, qu'il doit être compté parmi jgg-" substances exotiques les plus indispensables. Il est vrai que la dt'^couverte du sucre de betteraves diminue singulièrement l'impoi 'tance du sucre de canne ^ néanmoins cette substance n'en rest^"* pas moins un des produits les plus précieux de nos colonies.
Le sucre n'est presque jamais employé seul comme médicament; on ne le met guère en usage que comme condiment, et sous ce rapport son emploi est immense. Cette substance est fort nourrissante, surtout avant son raffinage, car les nègres employés à son extraction en font leur seul aliment, et ils sont en général très forts et très vigoureux.
La canne à sucre nous intéresse encore par un autre de se» produits; c'est le rhum, ou eau-de-vie de sucre, que l'on ob-
tient en soumettant à la ferra enlation spiritucuse les écumes retirées lors de la cuite du sucre.
2« Fleurs hermaphrodites à six étaraines.
RIZ. - ORYZA. L. J.
Épillels uniflores; lépicène à deux valves très petites, linéaires; glume à deux paillettes comprimées, striées; l'inférieure plus grande, en forme de nacelle carénée, terminée à son sommet par une soie qui manque quelquefois. Six étamines.
Riz cultivé. Oryza sativa. L. Sp.