Partie usitée : les fruits
Chaume droit et dressé, haut de trois à quatre pieds , cylindrique, glabre, présentant trois ou quatre nœuds. Feuilles linéaires, lancéolées, aiguës, souvent longues de douze à dix-huit pouces, glabres, denticulées et très rudes sur les bords; gaîne profondément fendue; ligule membraneuse dressée contrôle chaume, mince, glabre, bipartie. A la base de la feuille, au point où les deux bords se confondent avec la gaîne, on trouve de chaque côté un petit appendice falciforme , offrant à son bord inférieur une rangée de cils longs et soyeux. Fleurs disposées en une panicule terminale , plus ou moins étalée. Épillets uniflores : lépicène bivalve, velue et très petite; glume également à deux paillettes, trois à quatre fois plus longue,valve externe, en forme de carène très saillante, marquée de côtes longitudinales , et terminée à son sommet par une arôte courte et droite ; la valve interne est plus alongée, moins saillante.
Propriétés et usages. Le riz est originaire de l'Inde ; on le cultive dans les provinces méridionales de l'Europe, en Italie, en Espagne, etc. Il aime les lieux humides et marécageux. Celui de l'Amérique septentrionale, surtout de la Caroline, est très estmié. Le riz sert d'aliment dans au moins la moitié du globe; il est très nourrissant et très sain. En médecine, on emploie sa décoction, qui est adoucissante surtout à cause de la fécule qu'elle contient. On l'administre contre la diarrhée. Elle m
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renferme point de principe astringent, comme le pensaient les anciens , et agit simplement comme émollient. On prépare aussi avec la farine de riz , cuite clans h; lait ou dans l'eau , sucrée et aromatisée, les crèmes de riz que l'on prescrit fréquemment aux convalescens. Le riz, d'après Vauquelin, diffère essentiellement des autres graines céréales, en ce qu'il ne contient que des traces à peine perceptibles de gluten et. de phosphate de chaux ; ainsi le mode suivant lequel le riz nourrit doit être différent dé celui du froment. Vauquelin n'a pu également y découvrir la matière sucrée que MM. Vogel et Braconot y ont trouvée.
Voici les résultats de l'analyse que M. Braconot a faite du
riz de la Caroline :
Eau ; 5,00
Amidon '. 85,07
Parenchyme ... 4^80
Matière végéto-aniniale 4,60
Sucre incristallisable 0,29
Matière gommeuse voisine de l'amidon 0,71
ïîuile 0,15
Phosphate de chaux 0,40
Acide acétique, soufre, quelques sels. des traces.
Le riz peut, comme les autres céréaîes, donner une liqueur ferraeritée ou alcool ; on peut aussi l'employer à la fabrication de la bière.
3° Fleurs monoïques.