‹ Élémens d'histoire naturelle médicale (volume 3)Chapitre 41 sur 187 · NARCISSE. — NARCISSUS. L. J · texte numérisé non relu

NARCISSE. — NARCISSUS. L. J

Spathe monopbylle, fendue latéralement, contenant une ou plusieurs fleurs; calice tubuleux , limbe à six divisions égales et étalées; nectaire en godet, campanulé, monophylle, pétaloïde, entier ou divisé; étamines incluses; stigmate légèrement trifide. Racine bulbifère; fleurs jaunes ou blanches.

Narcisse des prés. Narcissus pseudo-narcitsus. L. Sp. 414.

Orf. Méd. lég. t. 2.

Noms vulgaires : porillon , narcisse sauvage, etc.

Le bulbe de cette plante est arrondi, formé d'écailles très serrées ; ses feuilles sont alongées, étroites, aplaties, obtuses, un peu plus courtes que la hampe. Celle-ci est longue d'environ un pied, très comprimée, glauque ainsi que les feuilles; terminée par une seule fleur, grande, jaune , un peu penchée, odorante, qui sort d'une spathe scarieuse, fendue longitudinalement d'un seul côté. Le limbe du calice est à six divisions ovales aiguës; le nectaire est très grand, campaniforme, alongé, jaune; son bord est frangé et comme glanduleux.

Le narcisse des jjrés croît dans les lieux humides, les bois ombragés. Il est assez commun aux environs de Paris. Il fleurit à la fin de mars ou au commencement d'avril.

Propriétés médicales et usages. On fait usage des fleurs. Elles sont regardées comme antispasmodiques. MM. Dufresnoy et Deslonchamps les ont données avec quelque succès dans l'épilepsie et surtout la coqueluche. C'est en effet pour combattre cette dernière affection qu'on emploie le plus souvent le narcisse des prés. On administre son infusion, son sirop, ou enfin son extrait, à des doses variées, selon l'âge du malade et l'intensité de la maladie. Laennec dit avoir employé avec un très grand succès l'extrait de celte plante dans la coqueluche. Il est parvenu avec ce médicament seul, qu'il administrait à la dose d'un dem.-grain à un grain, donnée à deux, quatre ou six heures dinlervalle, à guérir plusieurs fois la coqueluche dans l'espace de cinq à six jours. Mais les cas de ce genre sont assez rares.

12(5 lOTlNIQDI.

A une dose plus forte, ce médicament détermine quelquefois des convulsions. L'efficacité de cette plante n'est point aussi bien prouvée dans la dysenterie et les fièvres intermittentes, quoique quelques auteurs prétendent avoir retiré des succès de son administration. L'extrait est la préparation la plus active. M. Orfila le regarde comme un poison irritant, susceptible d'occasionner la mort dans l'espace de quelques heures, lorsqu'il est employé à la dose de deux à trois gros. (Fq/ez OrOIa, leçons de méd. lég., p. 187.)

Les fleurs du narcisse des prés ont été analysées par plusieurs chimistes, et entre autres par M. Caventou, et plus récemment par M. Charpentier de Valenciennes. Les résultats obtenus par ces deux chimistes, bien qu'assez insignifians, présentent d'assez grandes différences pour que nous les rapportions ici.

Analyse de M. Caventou (Journ. depharm. 1816, p. 540).

1° Matière grasse odorante 6

2° Matière colorante jaune 44

3° Gomme 24

4° Fibre végétale 26

Analyse de M. Charpentier (Bull, pharm, 3, p. 131) : 1° Acide gaîlique 3 2° mucilage 3 3° tannin ; 4° exti*aclif ; 5° muriate de chaux 3 6° résine 3 7° ligneux.

Lorsqu'on compare ces deux analyses, il est assez difficile de croire qu'elles aient été faites sur le même végétal.

Propriétés médicales et usages des Amarjllidées.

Les plantes de cette famille nous intéressent moins sous le rapport de leurs propriétés médicales qu'à cause du grand nombre d'espèces qui sont cultivées dans nos parterres, nos serres, et qui en font l'ornement. Les différentes espèces des , genres Narcisse, Crinum pancraliuniy etc., sont fort recherchées des amateurs de belles fleurs. Le point le plus remarquable de l'histoire médicale des plantes de celte famille, c'est que leurs

IRID&ES.

bulbes sont plus ou moins âcres, et possèdent une vertu émétique très prononcée. Cette propriété existe dans le narcisse .des prés, le narcisse odorant, le pancratinm maritimum , le perce-neige et plusieurs autres plantes de cette famille. Du reste, les Amaryllidées, considérées dans leur ensemble, ne présentent rien de remarquable sous le point de vue de leurs propriétés médicales.

DIX-BUITIÈME FAMILLE.

IRIDÉES.— IR/Z)£'J?.

Les fleurs sont d'abord renfermées dans une spalhe. L'ovaire est infère 3 le calice est pélaloïde, tubuleux à sa base ; le limbe est à six divisions, souvent irrégulières; les étamines sont au nombre de trois, libres et distinctes, tantôt soudées par leurs filets et monadelphes. Le style est simple ou trifîdej chacune de ses divisions est terminée par un stigmate le plus souvent plane et pélaloïde. Le fruit est une capsule à trois loges renfermant un grand nombre de graines disposées sur deux rangées longitudinales, et s'ouvrant en trois loges.

La racine est bulbifère ou rampante. Les bulbes sont solides et charnus. La hampe est tantôt nue, tantôt couverte de feuilles.

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