III. MONOCOTYLÉDONS j Ovaire libre . . . ELEUTHÉnoGYNiE
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' Ovaire adhérent. . Symphysocynie. . 7' i Ovaire adhérent. . Sympuysogynie.. 8«
POLYPETAUE. . j
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On voit, d'après le tableau qui précède, qu'à l'exemple de .lussieu, nous divisons le règne végétal en trois embranchemens principaux, d'après la structure de l'embryon, savoir; les AcoTYLÉDONs, qui sont dépourvus d'embryon ; les Mokoco- TYLÉDONS , qui offrent un embryon à un seul cotylédon ; et enfin les Dicotvlédons, qui comprennent tous les végétaux dont la graine développe deux feuilles séminales à l'époque de la germination. La structure de l'embryon n'est pas le seul caractère qui distingue ces trois divisions primordiales du règne végétal; il s'y réunit plusieurs autres signes qui facililent la dis-
CONSIDKllATlONS GÉNÉRALES SUll LES VÉGÉTAUX. 5
tinclion des végétaux apparlenanl à chacune d'elles; et comme il est essentiel de bien connaître d'abord ces trois groupes primitifs, nous allons en exposer les caractères avec quel<j[ucs détails.
DES PLANTES INEMBRYONÉES.
Cette première division du règne végétal comprend toutes les plantes dépourvues d'organes sexuels appareils, de fleurs, et par conséquent de graines et d'embryon. Linnœus les a désignées sous le nom de Cnjptogames , par opposition au nom de Phnticro gaines ou Phénoganies , donné aux végétaux dont les sexes sont apparens et visibles à l'extérieur. Jussieu , fondant leur caractère distinclif sur leur privation de cotylédons et d'embryon , les a nommées AcoUjiédons ; mon père les appelait Arhizes , par opposition aux noms d'Eiidorhizes et à'Exorhizes , qu'il donnait aux plantes phanérogames ; enlin M. DeCandolIe, considérant qu'un grand nombre d'entre ces plantes sont dépourvues de vaisseaux et entièrement formées de tissu cellulaire , leur a imposé la dénomination de végétaux cellulaires .
Ce groupe, où l'on voit l'organisalion s'élever graduellement de l'état le plus simple à une complication progressivement croissante , renferme plusieurs familles distinctes par la forme, la disposition et la structure des différons orgaues qui les composent.
Aucune des plantes qui appartiennent aux familles rangées dans cette première division n'offre d'organes absolument semblables aux étamines ni aux pistils des végétaux embryonés ou phanérogames. Plusieurs de ces familles ont été placées , par des auteurs fort célèbres , parmi les plantes pourvues d'emhryon^ mais nous ne saurions partager cette opinioa , quoique pvescntî^;c par des botanistes dont la réputation est bien capable de l étayer. \\ «st impossible de voir , dans les organes do la reproduction do ces plantes, rien d'analogue, ni pour la structure ni pour les usag-s , yvcc ceux des plantes plianéro-, gamcs; et le corps que Ton regarde chez elles comme l'cm-'
bryon, en est, selon nous, tout à fait différent. Le caraclère d'un embryon dans les êtres organisés , et particulièrement dans les végétaux, est d'offrir en raccourci toutes les parties dont l'être doit être composé lors de son entier développement. Ainsi, dans les animaux, le fœlus , qui est l'analogue de l'embryon végétal , offre une t6te , un tronc , des membres , en un mot toutes les parties dont l'animal adulte se composera; de même, l'embryon d'un haricot, d'une courge, offre, à l'état rudimentaire , une racine (r«<rZtCî</e) , une tige [tigellG), des feuilles [gemmule et corps cotylédonaire). Par l'acte de la germination (analogue dans ses effets au commencement de la vie extra utérine du fœtus) , toutes ces parties , d'abord préexistantes, se développent, acquièrent plus de force, plus d\'xtension , se modifient suivant la vie nouvelle qu'elles vont parcourir. Mais la germination ne crée aucune de ces parties , qui existaient avant l'influence qu'elle exerce sur elles.
Voyons maintenant ce qui a lieu lors du développement d'un de ces prétendus embryons d'une fougère ou d'une prèle. Si on l'examine dans l'élat de repos, on n'y trouve aucune trace des parties qui doivent se montrer plus tard ; rien qui annonce les rudimens d'une racine , d'une tige , etc. : c'est une masse homogène de tissu cellulaire. Détaché de l'élre sur lequel il s'est développé , ce corps va en reproduire un tout à fait semblable. Le point par lequel il touche à la terre s'alongera, s'y enfoncera , et deviendra la racine ; le point diamétralement opposé formera la tige , et bientôt un nouvel être se montrera. Mais parce que ce corps se sera transformé en un végétal semblable en tout à celui dont il s'est détaché , doit-oa le considérer comme «n embryon ? Kon sans doute ; car 1° il n'y a pas d'embryon, de fœtus sans fécondation : or, dans ces plantes point d'organes fécondans , point d'organes fécondés; 2° le fœtus ou l'embryon est un être organisé , offrant à l'état rudimentaire les organes dont l'être adulte se composera : ici rien d'analogue.
Dans les végétaux pourvus d'embryon, d'autres corps accomplissent les mêmes fins , sans être de la même nature. Ainsi les bourgeons forment en quelque sorte chaque année autant d'ê-
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES Still LES VÉGÉTAUX. J
trcs nouveaux. Les hullnlles qui se dfîveloppent sur certains Monocolylédons , détachés de la plante-mère , forment de nouvelles plantes parfaitement semblables. Or, s'esl-il trouvé des botanistes qui aient donné à ces corps le nom d'embryons, et qui les aient regardés comme parfaitement semblables à ceux qui sont produits par l'acte de la fécondation ? Coupez par morceaux un polype , une astérie , et chacune de ses pièces va devenir un nouvel animal. Dans quelques genres même il se détache naturellement du corps de ces animaux, à certaines époques , des portions d'eux-mêmes , qui se développent et reproduisent de nouveaux êtres. Aucun zoologiste, que je sache , n'a donné le nom de fœtus à ces corps , à ces portions d'individus.
Il résulte des faits exposés précédemment que , dans les plantes inembryonées , il n'y a point d'organes sexuels, point de graines ni d'embryon ; que ces plantes se reproduisent au moyen de petits corps particuliers nommés sporules ou gongyles , analogues aux gemmes , aux bulbilles de certains végétauxembryonés , aux portions qui se détachent du corps de plusieurs animaux d'un ordre inférieur.
Le but de cet ouvrage, dans lequel nous ne devons faire connaître que les êtres utiles à l'homme ou préjudiciables à son existence , ne nous a pas permis de donner des détails sur toutes les familles des plantes cryptogames; nous avons dû nous restreindre à celles qui renferment des médicaraens , des alimens ou des poisons. Cette observation générale s'applique également à toutes les autres classes du règne végétal. Nous nous contenterons d'indiquer, à la suite des familles dont nous traiterons ici, celles dont quelque individu a autrefois été employé par les médecins (1).
DES PLANTES EMERIONÉES. Toutes les plantes pourvues de fleurs visibles , d'organes
(I) Voyez |)<)ni- ,ie plus grauds détails sur i'orsanisalion des plantes cry))IOKnr)ics, dans mes Elemcnx de bolaniquc, le ch;ipilre qui traite de 1 oi ganisaUon des plantes agaoïcs.
8 «OTANIQUE.
sexuels apparens , c'est à dire d'étamines et de pistils, et se reproduisant au moyen de graines et d'embryons , appartiennent à cette seconde division du rfigne végétal. Ce groupe de végétaux est incomparablement plus considérable en espèces que le précédent. Les plantes qu'il renferme présentent une organisation plus compliquée , un ensemble de parties plus complet. Outre le tissu cellulaire qui compose exclusivement les premiers de ces végétaux , on trouve ici des vaisseaux de différenie nature , et particulièrement des trachées, diversement groupés et disposé), servant, soit à la transmission des gaz qui concourent à la respiration de la plante , soit au mouvement des fluides, à leur ascension, à leur répartition dans toutes les parties du végétal.
Le caractère distinclif des végétaux phanérogames consiste dans leur reproduction par embryon, c'est à dire au moyen de corps organisés , offrant en quelque sorte en miniature tous les organes qui doivent constituer le végétal adulte, et les déve- ' loppant successivement par l'acte de la germination.
C'est du nombre des Cotylédons ou lobes séminaux que présente l'embryon au moment de la germination, que M. A. L. de Jussieu a tiré les caractères de deux grandes sections qu'il a établies parmi les végétaux embryonés. En effet, il les divise en Monocolylédons , ou ceux qui n'ont qu'un seul cotylédon à Tcmbryon , et en Dicotylédons , ou ceux qui en offrent deux.