ARGILES
On appelle ainsi des terres plus ou moins onctueuses et douces au toucher , se délayant facilement dans l'eau , avec laquelle elles peuvent former une pâte flexible. Cependant, quand l'argile est en couches un peu épaisses , elle s'oppose totalement à l'infiltration des eaux. Sa couleur est très variable , et dépend en général des matières étrangères qui y sont mélangées. L'argile bien pure est composée d'alumine et de silice ; mais très souvent elle contient du carbonate de chaux , de l'oxide de fer, qui modifient ses propriétés. Parmiles différentes espèces , nous citerons les suivantes :
1° Argile figuUne, vulgairement terre glaise. Elle est ordinairement d'un gris bleuâtre, très douceau toucher, formant avec l'eau une pâte à laquelle on peut donner toutes les formes. Par l'action d'un feu violent elle est fusible. C'est avec elle que se font les carreaux , les briques , les tuiles et les poteries communes.
2° Argile plastique, vulgairement terre de pipe ou terre anglaise. Elle est blanche et tout à fait infusible , ne contient pas du tout d'oxide de fer , ce qui la distingue de la précédente. C'est avec celte espèce que l'on fait les assiettes, plats, etc. , dits en terre de pipe. Elle est commune aux environs de Montereau-sur-Yonne.
3" Argile kaolin , ou terre à porcelaine. Elle provient de la décomposition de certaines roches feld-spalhiques, telles que les granits, pegmatites , etc. Elle est blanche , infusible , mais se durcissant considérablement au feu. On la trouve aux environs de Limoges , de Bayonne, et dans plusieurs autres parties de la France.
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4 "Argile à foulon, ou argile smeQtique. Elle est très opaque ou légèrement translucide sur les bords, très variable dans sa couleur. On l'emploie pour dégraisser les draps,
5° Argileocrcuse rouge, OM bol d'Arménie. Celle matière qu'on lirait autrefois de l'Arménie est en masses compactes , rouges , douces au toucher , contenant souvent de petits graviers. Elle se délaie facilement dans l'eau. Aujourd'hui on la tire des environs de Saumur et de Blois. Le plus ordinairement elle est sous la forme de petits pains ronds, marqués d'un cachet. Elle est un des ingrédiens du diascordium.
6° Argile ocreuse pâle, ou terre sigillée, terre de Lemnos. Elle est d'un blanc rosé, en petits pains arrondis et déprimés, marqués également d'un cachet, delà le nom de terre sigillée. Autrefois elle venait exclusivement des îles de l'Archipel: mais aujourd'hui on l'a trouvée dans une foule d'autres localités. La terre sigillée est peu employée en médecine. Elle fait encore partie de la confection d'hyacinthes.
7" On donne le nom d'ocrer à des terres argileuses qui contiennent une très grande quantité d'oxide de fer. L'ocre jaune doit sa couleur à l'oxide de fer hydraté ; l'ocre rouge au peroxide de fer. Ces deux matières sont employées dans la peinture en détrempe.
8° Les marnes. Il est extrêmement difficile de séparer nettement les marnes des argiles. Les marnes en effet sont des argiles qui contiennent du carbonate de chaux. Ainsi ce sont des mélanges en proportions très variables d'alumine , de silice et de calcaire j suivant que c'est une de ces substances qui prédomine plus que les autres, les marnes sont argileuses , sableuses ou calcaires.
Les marnes argileuses se délaient facilement avec l'eau ; mais elles diffèrent des argiles proprement dites , parce qu'elles ne forment avec l'eau qu'une pâte courte et qu'avec l'acide nitrique elles donnent lieu à une effervescence assez vive. Leur couleur est très variable. Il y en a de grises , de vertes , de jaunes , de blanchâtres, etc. Dans quelques localités on les exploite et ou s'en sert pour fabriquer des poteries communes. Elles sont fusibles.
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Les marnes sableuses ou siliceuses se reconnaissent à la grande quantité de sable fin et siliceux qu'elles conliennent. Elles sont maigres , se délaient incomplètement dans l'eau , ne pouvant pas former de pâte liée. Elles servent particulièrement à l'amendement des terres.
Enfin on nomme marnes calcâires celles dans lesquelles la chaux carbonatée existe en grande proportion. L'acide nitrique y détermine une vive effervescence , elles se délaient dans l'eau , mais n'y forment pas une pâte liée. Dans quelques pays on exploite ces marnes comme pierre à chaux. Mais elles ne fournissent qu'une chaux impure et de médiocre qualité. Leur usage principal et le plus important est pour l'amendement des terres trop froides et trop argileuses.
TROISIÈME GENRE. — YTTRIUM.
L'Yttria ouoxide d'yttrium a d'abord été trouvée dans la gadolinite^xxï est un silicate d'yttria. Elle existe aussi dans deux autres espèces : VyUrocérite , qui est un phtorure d'yttria et de cermm, et dans lytirotantale qui est un tantalate d'yttria Ces trois espèces sont fort rares et sans intérêt pour nous. C'est de la gadolinite que les chimistes retirent l'yttria.
QUATRIÈME GENRE. — GLUCYUM OU GLUCYNIUM.
C'est le métal de la glucyne ou oxide de glucynium , découvert par Vauquelin, qui existe surtout dans deux espèces l'é • néraude et l'euclase.
Vémeraude est un silicate d'alumine et de glucyne. Elle est également connue sous les noms de ùérilel d^aigue marine. Elle -nstall.se en pr.sme hexagonal régulier ; elle est vitreuse, transparente, d une couleur verte plus ou moins foncée ou jaun re. L aigue marme , dont la couleur est plus pâle, est cirée I W d 1 , l^eau vert' doi't sa co Î
rnemt rt T '^"^ P'—ont employées comm rnemenf. Les plus belles viennent du Pérou et de la Sibérie
MINERA.LOGIE