COBALT
trique et sa solution précipite en brun rougeâlrc par les alcalis. Le cobalt gris est tantôt cristallisé , tantôt en masses à struc- ■' ture lamellaire, tantôt en masses amorphes. Son analyse a fourni les résultats suivans :
Soufre 20,08
Arsenic 43,47
Cobalt 33,10
Fer 3,23
Gisement. Le cobalt gris existe surtout en Norwège et en Suède. La mine de ïunaberg, dans ce dernier pays, est surtout la plus renommée pour la grosseur et la netteté de ses cristaux.
Usages. Il sert à la préparation de l'oxide de cobalt.
Cinquième espèce : Cobalt arsëniaté.
( Erythrine. )
Cette espèce est en aiguilles ou en masses amorphes ou terreuses , d'un rouge vioiûtre ou rosé. Sa densité est de 2,946 à 3,033. Elle cristallise en prisme rectangulaire oblique. Elle est fusible au chalumeau, en répandant beaucoup de vapeurs d'eau et une odeur alliacée très marquée. Voici les résultats donnés par Laugier de l'analyse du cobalt arséniaté d'AUemont :
Acide arsénique 40,0
Oxide de cobalt 20,5
f Oxide de nickel 9^2
Oxide de fer 6 1
Eau. . . 24,5
Gisement. Le cobalt arséniaté se rencontre en général dans toutes les autres localités où l'on trouve le cobalt gris et le cobalt arsenical.
Il existe encore quelques autres espèces dont le cobalt fait partie, tels sont le cobalt arséniaté terreux argentifère , vulgairement mine d\irgenl merde-d'ois , le cobalt sulfaté , le cobalt arsénité -, mais ces espèces sont peu importantes.
MINÉRALOGIE
Extraction et usages du cobalt.
Le cobalt à l'état métallique n'est d'aucun usage dans les arts , et on ne l'obtient que par des procédés assez longs et assez dispendieux. C'est Wentenzel qui , le premier , a reconnu que des aiguilles de cobalt pur jouissaient de la propriété d'être attirables à l'aimant. Mais si le cobalt métallique n'offre aucun intérêt , il n'en est pas de même de son oxide, qui est extrêmement employé à cause de la belle couleur bleue qu'il communique au verre , aux émaux et à la porcelaine. On en fait différentes préparations connues sous les noms de safre , desmali , d'azur, de bleu d'émail et de bleu de Thénard.
Presque tous les minerais cobaltifères peuvent servir à préparer l'oxide de cobalt. Mais c'est plus spécialement du cobalt gris de Tunaberg qu'on le retire. C'est en le grillant avec le contact de l'air dans des fourneaux surmontés d'une cheminée horizontale qu'on le prépare. Par ce procédé on obtient non seulement l'oxide de cobalt , mais l'acide arsénieux qui se volatilise et se condense dans la cheminée. C'est ainsi qu'on prépare la plus grande partie de l'acide arsénieux dont on se sert dans les arts. L'oxide de cobalt, pilé et tamisé, porte le nom de safre , mêlé avec deux ou trois parties de sable pur et fin et réduit en poudre très fine , il constitue le smalt. Si l'on fait fondre le smalt avec de la potasse et une petite quantité d'acide arsénieux, on en forme un verre, qui, réduit en poudre impalpable constitue le i-erre d'azur. C'est avec cette matière que l'on donne aux émaux et à la porcelaine la couleur bleue la plus intense et la plus pure. Quant au bleu de Thènard, il se prépare avec le phosphate de cobalt obtenu par double décomposition du sulfate de cobalt et du phosphatede soude. On prend une partie en volume de phosphate encore hydraté , et huit parties d alumine également hydratée ; on les mêle, on les dessèche à l étuve, on les chauffe , et on obtient ainsiune belle couleur bleue , qui remplace aujourd'hui l'outremer , et qui est employée dans la peinture à l'huile et à la gomme.
On fait aussi avec le chlorure de cobalt une encre sympathi-