‹ Elémens d'histoire naturelle médicale, Volume 1Chapitre 100 sur 131 · QUATRIÈME EMBRANCHEMENT DES ANIMAUX · texte numérisé non relu

QUATRIÈME EMBRANCHEMENT DES ANIMAUX

LES Z00PHY1E5 ou ANIMAUX RAYONNES.

Nous arrivons au dernier embranchement du règne animal. C'est ici que nous allons voir se montrer les premiers signes de l'animalité ; c'est dans les êtres de cette grande division que nous allons voir successivement disparaître les organes les plus importans de la vie , dont nous avons pu suivre déjà les dégra* dations insensibles. En effet, quelques uns des animaux qa^ nous reste à examiner n'ont ni cœur , ni vaisseaux sanguins , ni système nerveux , ou du moins ces organes ont échappé jusqu'à présent à l'investigation des observateurs. Cependant cer^^

^ tains phénomènes peuvent en quelque sorte en faire supposer l'existence dans Jes Zoopby tes. .

En général , ces animaux , ainsi que l'indique leur nom d'^*

. rdmaux rayonnes , présentent leur^ organes disposiés en rayonnant autour d'un point commun. C'est ce qu'on voit très biun dans les Astéries ou, Étoiles de mer, les Oursins, etc. Cependant

' il en est un assez grand nombre dans lesquels on n'obserre pcûnt cette disposition.

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n esl extrêmement difficile de donner nne,idét générale dtes Zoophytes j car il n'y a pas de classe dans le règne imimal dont ^ les diyers individus aient entre enx aussi peu de ressemblance. C'est en quelque sorte par. exclusion qu'on en a formé im groupe p^ticulier , en réunissant ensemble tous les animaux inférieurs qu'on ne pouvait rapporter à la classe précédente. Aussi yerroQS-QOus que leur organisation varie singulièrement dans les différens groupes qu'on y a établis. C'est ainsi que , tandis qu'on aper^t quelques traees du système nerveux dans certainsi vers intestinaux , comme l'Ascaride lombrîcoîde , et dans quelques autres Zoopbytes , le plus grand nombre en est totalement dépourvu. Aussi ces animaux paraissent-ils pnVés des organes des sens qui manquei^t complètement , à l'exception du touclier , que quelques uns exercent au moyeu de toute leur peau nue , ou par des appendices spéciaux nommés tentacules. La circulation est aussi à peine ébauchée et rudimentaire, et il n'y a aucune trace des organes propres à la respiration. Les organes digestifs varient aussi singulièrement Dans quelqueii uns , il y a un canal alim^aire assercomplet, qui commence à la bouche et se termine à l'anus , en formant différens renflemens , comme dans certains Entozoaires j d'aiitres fois , il n'«xiste qu'une seule ouverture commune pour l'entrée des aUmens dans une sorte de podtô qui forme l'esto* mac , et pour la sortie des matines exer^mentitielles. Enfin, daQ9 les derniers ordres , on n'aperçoit aucune trace des or* ganps de la digestion. Les organes générateurs sont très distincts et séparés sur deux individus différens dans la plupart des vers intestinaux* Dans les autres 'Zoepfaytes , quand ils existent , ils sont communément réunis sur le même individu, qui eft hermaphrodite. Enfin ils manquent dans un grand nombre des animaux de cette .classe. La plupart des Zoophytes pourvus d'organes générateurif sont ovipares. Mais, nous trouvons aussi parmi eux un mode de reproduction dont nous n'avons observé aucun exemple dans les animaux que bobs avons étudiés jusqu'à présent. C'est la multiplication par gemmes ou bourgeons qui se développent sur les différentes parties de l'animal et qur's'en détachent à une certaine époque pour repro-

liSS ZOOPHYTSS, OU ANIMAUX llÂYOIfNES, 343

duire de nouveaux individus. Ce mode de génération est, comme V on le voit , to.ut-à-fait analogue à -ce qui se passe daus l6s végétaux , où chaque bourgeon représente en quelque sorte un individu distinct.

Parmi les Zoophytes, les uns sont libres 5 les autres aacon* traire sont agrégés , composés , c'est-à-dire qu'un nombre très considérable d'individus sont soudés, entre-greffes, de manière à former une individualité composée. C'est ce qu'on observe , par exemple, dans les Coraux, les Flustres, les Madrépores, et en général dans les Polypes à polypiers qui se forment un axe calcaire ou corné également composé, et qui s'offrent sous l'aspect d'une masse spongieuse plus ou moins volumineuse, ou de branches ramifiées tenant à un tronc commun, et qu'on a long- ^ temps considérés comme des plantes marines. C'est par tous ces points d'analogie , et surtout par la simplicité d'organisation d'un grand nombre d'animaux de cette grande division , par la disparition successive des principaux organes qui caractérisent l'animal , qu'on les a désignés sous le nom de Zoophytes ou d'animaux plantes.

C'est ici en effet que ces deux grands embranchemens des êtres organisés se rapprochent insensiblement Fun de l'autre potnr se réunir en un point commun, puisque nous voyons qu'il y a certains animaux parmi les Infusoires qui semblent n'être formés que d'une simple molécule animée , tandis que les premières formes du règne végétal consistent fréquemment en une vésicule inerte. C'est donc avec justesse que Ton peut considérer l'ensemble des êtres organisés comme formant deux grandes pyramides qui se touchent par la pointe. Car il y a en quelque sorte un point de départ commun pour ces êtres , la vésicule organisée, qui s'anime pour commencer la ^rie animale , et reste immobile pour servir de base à Tindividualité végétale. C'est en se rapprochant de ce peint commun qu'on voit augmenter les analogies qui existent entre les deux grands embranchemens des êtres organisés, tandis qu'au contraire les différences qui les séparent s'accroissent à mesure qu'on s'éloigne de ce point.

On a divisé les Zoophytes en cinq classes , qui sont : les

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Ecbiiiodermes y les Intesjtînaux ou Entozoaires , les Àcalèpbes , les Polypes et les Inf usoires. Nous allons tracer les caractères généraux de chacune de. ces classes. Après quoi nous ferons connaître les substances qu'elles foumîssent à la thérapeutique, et nous terminerons cette première partie de l'histoire naturellemédicale en foisant connaître les différensYers intestinaux qu'on trouve dans le corps de l'homme.

PRfMlàRE CLASSE DES ZOOPHYtES.

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