‹ Elémens d'histoire naturelle médicale, Volume 1Chapitre 106 sur 131 · LES POLYPES CHARNUS · texte numérisé non relu

LES POLYPES CHARNUS

On les désigne aussi sous le nom d'Orties de mer fixes , et ils ont été long-temps confondus avec les Acalèphes. Ils en dif- Yèrent parce qu'au lieu d'être libres etfiottans, ils sont ordinairement fixes et adhérensy et parce que leur organisation est encore plus simple que celle de ces animaux^ Leur forme générale est celle d^un tube épais et charnu , tantôt court et cylindrique, tantôt alongé ou diversement renflé, adhérent aux corps sous-marins par son extrémité inférieure, présentant dans leur extrémité supérieure une série circulaire de tentacules^ extrêmement variés , au centre desquels se trouve l'ouverture unique des organes digestifs. La couleur et la forme de ces animaux leur donnent souvent la plus grande ressemblance avec de grandes et belles fleurs. C'est ce que l'on remarque surtout dans le genre des ;

V AcTimES^jàcUnia-L.) dontle tube est court, large, souvent ftrié, les tentacules très longs et nombreux. On en trouve un assez grand nombre d'espèces sur nos côtes.

2^ Les ZoÂNTHES {Zaanthus Cuv.) ont leur tube plus alongé, leurs tentacules moins longs, et sont réunis en nombrevariaUe par une base commune de fo rme variée .

DEUXiÉn ORDRE.

LES POLYPES GÉLATINEUX. s

Ils diffèrent des précédens par leur substance molle et gélatineuse. Leur forme est cylindrique ou conique. Ils n'ont intérieurement aucune partie dure et résistante qui forme un axe.

Parmi le petit nombre de genres qui forment ce second ordre nous citerons

Les Polypes à bras ou Polypes' d'eiu douce ( Bydra L.}. Leur corps est conique, aminci à son extrémité inférieure qui est adhérente; la bouche placée à l'extrémité opposée est environnée de tentacules. Ce sont des animaux fort petits , longs de quelques lignes , qui vivent dans nos eaux douces et dormantes.

LIS POLYPES A POtTPIBAS. 35 1

Ils sont devenus célèbres par les expériences curieuses de Tremble! et par les résultats aussi extraordinaires que nou- Yeaux auxquels il arriva. Nous nous contenterons d'en rappeler ici quelques uns des plus importans. Les Polypes d'eau douce paraissent être entièrement privés d'organes sexuels. Sur là sqrface extérieure de leur corps se.déyelop(>ent des espèces de petits bourgeons, qui en se détacliant reproduisent des individni parfaits. C'est, comme on voit, un exemple de génération gemmipare. On peut encore couper par fragmens le corps de ces animaux , et chaque portion reformera un animal complet. Si Ton coupe un tentacule , o^ le voit bientôt se reproduire. Le sac alimentaire des Hydres jouit d'une force de digestion extraordinaire. Ainsi on voit en peu d'instans disparaître et se fondre les animaux infusoiresou les autres matières organiques qui pénètrent dans cette cavité. Mais ce qui n'est pas moins extraordinaire, c'est que l'on peut en quelque sorte retourner ranimai comme un doigt de gant, de manière que sa surface extérieure devienne intérieure, et cette surface devenue l'estomac digérera avec la même force et la même promptitude* Qu'on juge de l'étonnement que durent causer ces expériences, lorsque Tremblei les signala il y près d'un' siècle à l'attention des observateurs.

TROISIÂMl ORDRE.

LES POLYPES A POLYPIEKS.,

Ce dernier ordre des Polypes renferme tous ceui qui sont réunis , agrégés de manière à former des individus composés , aysgit en quelque sorte un seul corps commun , à la nutrition générale et aux mouvemens duquel chaque petit être concourt Tous ces petits animaux sont autant de petits Polypes à bras. lisse construisent en commun une demeure dont la forme et la consistance varient à l'infini , et qu'on désigne sous le nom de Polypier. Tantôt ces Polypiers sont durs et pierreux, tantôt ils ont la consistance de la corne et sont flexibles. Leur forme rappelle quelquefois celle du U'onc d'un arbr^ régulièrement ramifié , comme dans les Coraux , lés Gorgones , les Corallines ;

Digiteed by

SSs l'ESi POLYPES A POLYPIERS.

tantôt c^est une masse pierreuse qui s'élève du fond des mers , s'accroît presqu'à l'infini , et se compose de tubes, de cellules, de pores., de lamelles , etc. , entre lesquels sont logés \ei Polypes qui les ont produits, et qui en se multipliant tendent sans cd&se à les accroître.

D'après la uatui^ et la forme des Polypiers, cet ordre a été dÎTÎs^ en trois tribus.

V Tribu. Lis PoLYPfis a tuyaux.

Les Polypiers habités par ces Pojypes sont des tubes ouverts à leurs extrémités et quelquefois sur les c6tâ , pour laisser passer la tête armée de tentacules. Ces Polypiers sont tantôt pierreux et tantôt cornés. Tels sont les genres Tubipore ^ Tubippra L.) , Tubulaire ( Tubularia h.J^ Sertulaire {Strinlaria L.).

2* Tribu. Les Polypes a cellules.

Comme dans la tribu précédente, ces Polypes sont jencore très ai^alogues aux Hydres ouTolypes gélatineux. Chacun d'eux est placé dans une cellule à parois minces calcaires ou cornées. Les cellules et les Polypes qui y sont contenus communiquent tous ensemble.

Parmi les genres de cette tribu on trouve les Cellulaires ( Cellularia L.), les Flustres {Flustra L.) , les Cellépores ( (7e/lepora Fabr. ). On en a austi rapproché les CoralHnes [Coral- Una L.) , dont une espèce esf^employée en médecine. C'est la suivante ^ • •

CoRALLii^B BLANCHE, Corullina o^cinàlis ïi.

Part, usitée: le polypier tout entier, sous le nom àtcoraUine offimaU ou eoralline de Corse,

On a rangé cette production parmi les Polypes à polypiers, parce^qu'en effet elle en offre tous les caractères, l>ien que cepfsndant on n'ait point encore p)i observer les animaux qui habitent le polypier. Celui-ci est rameux, calcaire, fixé par la ' base de sa tige sur les rochers au fond de la mer« Il se compose

LBS POLYPES A POLYPIE&S. 553

d'articles homogènes grêles, longs d'une ou de deux lignes, sans écorce et sans apparence de trous pour le passage des polypes. Ses articles sont renflés vers leur partie supérieure j et par leur arrangement symétrique , ils semblent disposés commo les folioles des feuilles bipinnées. La Goralline est légère , rougeâtre quand elle est fraîche j cependant on en trouve de brune^ de verdâtre. Cette coloration parait dépendre de la nature des corps sur lesquels elle est fixée. Mais , en se desséchant , elle prend une teinte plus ou moins blanche, une odeur d'épongé, et une saveur salée et peu agréable.

Analysée par M. Bouvier {Jnn. de Chim. , t. VIII, p, 308 ) , elle s'est trouvée composée des matériaux soivans :

Eau 140

Gélatine 66

Albumine , . 64

Carbonate de chaux. . .^ 616

de magnésie 74

Sulfate de chaux. . ^ 19

Muriate de soude 10

Silice 7

Phosphate de chaux. 3

Oxide de fer 2

Propriétés et usages, La Coralline a été placée au nombre des médicamens anthelmin tiques. Mais , quoiqu'elle ait joui jadis d'une assez grande réputation, on en fait aujourd'hui fort rarement usage, parce que, en effet, elle ne parait pas très efficace. On préparait autrefois un sirop de Coralline j on la donnait aussi. en poudre sous la forme de bols et d'électuaires 5 mais , nous le répétons, on y a bien rarement recours dans la pratique.

3® Tribu. Les Potyï»ES corticaux.

Leur organisation est un peu plus compliquée que celle des

deux tribus précédentes , et sous ce rapport ils se rapprochent

plus des Actinies que des Hydres. Ils sont renfermés dans les

alvéoles d'uae matière comme gélatineuse, qui revêt à la ma-

354 ^^^ POLTPBS ▲ POLTPIEES.

nière d'une écorce un axe corné ou pieiTeux..Qn a subdivisé (Dette tribu en quatre familles :

1''^ Famille. Les ^CUh rmiy i ^^M ê^

t!ê Sont tôuâ ceux ^ont i'âxe, plus bli moins ramifié, offre là âiirété dii bois ou de la corne, t^àr exemple : lëis Àntipathes \Antîpa(hés L.), vulgairement désignés sôus le nom dé CoriM hoir j tés torgônés ( Gorgonia L.) , elc.

i' Famille. Les tMhogOê^^ê^

Le polypier est de substance calcaire , le plus souvent ramifié à la kdàhlèré d'un tronc d'arbre, et ne présentant fiî tubes ni cellules. Tels sont par exemple : les Madrépofes, si variés dansleuis formes et dans leur volume, et qui forment quelquefois ai^ fond des mers des masses volumineuses, qui finissent par s'éleiiier jusqu'à la surface et y prodoise&t des ééueils.Teb sont les Im ou Coraux » dont on eoâi^ie une espèce :

Corail rouge, tsis nobÛis L.

Part, usitée ; tout lepofypier.

Tout lé monde <x>nnatt cette production marine , ^ue sa dureté , le poli brillant dont elle est )iusceptible , ^t )sà belle couleur rougè , rendent très propre à la fabrication des bijoux. Le corail a son axe calcaire très dur , branchu à la manière des arbres , sans articulations ni cellules , seulement strié longîtUdinalement. Dans Tétat de vie^ cette partie solide est revêtue d'une sorte d'écorce charnue , composée d'une multitude de petits Polypes , qui ont chacun huit bras dentelés , «un estomac et une seule ouverture. Cette couche animée est pénétrée d'un grand nombre de granulations calcaires 5 et en se desséchant elle forme une croûte inégale , souvent colorée.

Le Corail se trouve dans la profondeur des mers , fixé sur les roches sous-marines. C'est Surtout datis la Méditerranée que la pêche de ce polypier est un objet considérable de commerce. IMais cependant chaque jour la consommation en diminue , du moins en France , où cette substance est beaucoup moins recberchée.

USS POLTPBS A BOCTPltftS. 355

D'après Vt^]yne qui en a été liite par M. Vogd {Ann* de Chimie , t. LXXXIX , p. lia), le Corail e$9; eémposé d'einriroa les quatre cinquièmes de son pmds de carbotmte baleaire ; on y trouve encore quelques autres substances , codime de la magnésie , de l'oxide rouge de fer, etc.

Propriétés et usages. Le Corail est bien peu &tûp\0fé en médecine. Réduit en poudre extrêmement fine , il ebtrè^dans quelques poudres dentifrices 5 et c'est à peu prêà à cela seul qtte fte borne aujourd'hui 8«a usage- fiié<y cal.

3^ Famille, lies M^oMypiesrë nayeur^^

;t7 Se distinguent de tous leé autres en ce qtt'ilâ né sobt pas fixés par leur partie inférieure , mai^ qu'ils sOnfc libres et flottahs au milieu des eaux. Par exemple : les PEwwAttJLES [Pennatuîa L.), ainsi nommées parce que leur fbrme généhilë est celle d'une plume calcaire , flottaùt enti-é deux éauk ; \^ PàYdnftt^és , èt(S.

4"* Famille. Les JHeifCMali^IffY .

L'écoi*ceatiitiiàlen6 fenferméqù^ne sutistance cliarhtiey saîis axe ni osseux kï corné.

Les AtctoNS ( Alcyonium L. ) ressemblent presque â des éponges coriaces et charnues , dont la forme est excessivement Tariée. Lear écorcc est dure et présente des cehûles qui contiennent les Pbly|[>es, lesquels ont huit bras dentelés. Leur organisation est tdle des Actinies.

Oti a rapproché dei Alcyons te genre des Epongés {Spoiigià t.) .

Épongb B6U11XE.' Spongia ^cincdis L.

Part, usitée : le polypier tout entier.

Les Épongefit sM^ 4eâ nràftse^ d\ifi tissu dur et rë^i^tant , spongieux , dé jFïirme et dé couleur extrémeihettt vài^ées , et qui ^ dans l'état de vie , e'est-à-dii^ encot^ adhéi^ëAtes aut i-odiers du fond des meM ^ sont l'èeottTerteS d\ibe'ldouéhé muqueuse , que l'on considère comme animée. LêHi opinions les plus divers^ ont été émises sur la nature de ëës ëolps singuliers, que l'on a tourna t^r considérés eouittie de^ pUntes ou

356 liBS POLYPES ▲ POIiTPIBaS.

coQune des animaux. Aujourd'hui la plupart #s naturalistes s'accordent à les ranger parmi les Zoophy tes à polypiers flexibles. Plusieurs zoologistes se sont occupés de Tiiistoire des Éponges , et ont cherché à éclairer leur organisation. C'est ainsi qu'Oliri, dans sa Zoologie de la mer Adriatique , a cité des observations très curieuses du père Yio (et non Yito, comme beaucoup d'auteors l'ont écrit) » dans lesquelles il est fait mention des mouvemens de contraction et de dilatation que la masse de l'éponge éprouye sous l'influence de certains agens. €es mouyemens^ qui ayaient déjà été mentionnés par un grand nombre d'auteurs, même dans l'antiquité, sont tout à fait niés par M. Grant et par Lamouroux^ à qui l'on doit une excellente histoire des polypiers flexibles. Ge naturaliste habile , enleyé par une mort prématurée àThlstoire naturelle, dont ses travaux avaient éclairé plusieurs points , dit avoir examiné un très grand nombre d'Ëponges vivantes , et jamais il n'y a reconnu aucun des mouvemens de sîstole et de diastole, ou de contraction et d'expansion, que plusieurs auteurs ont cru y entrevoir. Il dit même que la structure de ces corps ne se prête pas à ces mouvemens.Ilpense que les polypiers sur lesquels les observations du Père Yio et des autres naturalistes qai ont émis la même opinion ont été faites , n'étaient pas des Eponges , mais bien des Alcyons , Zoophytes extrêmement rapprochés des Éponges ^ que l'on peut confondre avec elles , et qui jouissent en effet de là faculté de se contracter , et par conséquent de se mouvoir. On voit que c'est encore un point obscur de la zoologie qui demande de nouvelles observations , avant qu'on puisse émettre une opinion bien certaine.

L'espèce dont on fait l'usage le plus fréquent est commune dans toutes les mers, mais plus spécialement dans la Méditerranée , et surtout dans les îles de l'Archipel.

Avant, de se servir des Épofiges, elles ont été lavées et dépouillées de la matière animale qu'elles renferment, et des petites pierres qui pénètrent dans les mailles de leur tissu. On les blanchit ensuite en les plongeant dans une dissolution légère de chlore.

Les Éponges , ainsi débarrassées des corps étrangers qu'elles contenaient , sont extrêmement légères ^ et jouissent à un haut

LS5 POtTPES A POLYPIERS. 357

degré de la propriété de se laisser pénétrer par Teàu, qui n'exerce aucune altération sur leur tissu , qu'elle gonfle seule* ment d'une manière très sensible.

Propriétés et usages. Tout le monde connaît remj^loi des éponges fines dans la toilette , et c'est là leur principale utilité. Cependant on s'en sert aussi en médecine : c'est ainsi que , calcinées dans un vaisseau clos , on en forme une sorte de charbon que l'on employait autrefois, non seulement contre les scrofules , mais aussi contre le goitre. Aujourd'hui l'on peut parfaitement se rendre compte de l'action des Éponges calcinées contre ces deux affections, depuis que l'analyse chimique a danontré dans les éponges Texistenice d'une certaine quantité d'iode. Or, on sait que cette dernière substance est souvent administrée avec beaucoup d'avantage contre le goitre ou les affections scrofuleuses ; mais cependant on a rarement recours aux préparations d'Épongés calcinées , aujourd'hui que les diverses préparations d'iode sont plus souvent mises en usagé;

Pour Tusage chirurgical on fait subir aux Éponges différentes préparations, qui ont pour objet de les réduire au plus petit volume qu'elles puissent occuper, afin de s'en servir comme moyen de dilatation. On emploie deux procédés pour comprimer les Éponges : l'un consiste à les plonger *dans de la cire en fiifiîott , et à les exposer ensuite k une forte pression : la cire, en se figeant, les retient dans cet état de compression ; le secoAd procédé , plus généralement usité aujourd'hui , a pour objet de comprimer les Éponges en les serrant fortement au moyen d^une ficelle dont on les entoure. Un petit fragment d'Épongé préparée, introduit dans une plaie fistnleuse, s'y gonfle, occupe un espace beaucoup plus considérable , et est fréquemment employé pour dilater certains conduits fistuleux.

Si quelques naturalistes anciens avaient eu le tort de rapporter au règne végétal tous ces polypiers flexibles et pierreux que leur forme dendroïde rapproche des végétaux , peut-être peut-on également reprocher aux zoologistes modernes d'avoir considéré toutes ces productions sans exception comme faisant partie du règne animal. Les observations de Schweigger, et surtout celles de M. Link (voy. Mém. Acad. de Berlin^

3S8' uisk vohyns a i^iwi^mus..

aniiée 1831, ?t Jnn. des se, nat, , 1834) ^ soiil tenues jëtet de trè$ grands 4oittes çur l'aaimaUté de plusieurs polders , ^û appartiennent bien plus sûremekit au règne végétal.

Deux eptnioBS ontiété émises et sMit jmeore aujeurd^uièn quelque sorte en présence, sor la natuté, le mode de fôrmation et Faoeroîsseinent de la lige commone des véritables poly^ piers« Quelques naturalistes, en efiPèt, regardent oette t^ Corinne le résultat d'une sécrétion caleaire inorganique, analogue à eëlie qui donne lieu à la (brmSaition de la coquille dâtns les Mollusques. D'autres , au contraire , éomme CavoKni et M. Schweîg^er, considérait cette tige comme un axe ùrgamgé, vài&ctnlaife , s'encroûtant prompterocnt de matière calcaire, qui ûdit par masquer cette origine organique. M. lisk partage cette dernière opinion , en * s'appuyan^ surtout d'observations nottveHes'qu'il a feites sur plusieurs polypiers , et entre autres le Pktmuk&ria fhlcata et le Sertularia cupressiaa. Les tiges de ces fi^x espèces ont offert au célèbre profèsseiûr de Berlin des vniaeaux èolorés se distribuant dans le tronc et dans les brancb^f et ifn accroissement par coucbes concentriques. La ipattône osdoaire est déposée dans 4e véritables cellules.

fi^M. Scbweigger , dans un travail spécial ; IrVait distingoé avec exactitude plusieurs Algues qui avaieïit été confondais a;reâ des. Zfoopby^s. Ces produètiôns, eh ^fet, n'ont jamate dttert de Polypes , et au contraire ont pt^s^nté des grains qui, par leur grosseur, le«r forme Régulière, lerur position et teur isolement cotoipiet dn tissu «nvirotinant, offtopt tous tes catdotèreB des coneeptacl^ de spornles dans l^s aiitfès Algues , t\ par «lOtfséqueiit doivent leur être assimilées.

¥6È» TOUS borner îcî seulement à ceux de ce* ètfés ajfû peuvent nous intéresser, «ôus dirons que, iulvàift le ^ifôfeiSsétti' Link, ks Éponges et la CQràlline sourdes p?d*iièti^O«* V^tâfes que l*on doit rapporter à la fomilte des Alg\ie», et ntin 4^s p\^'^ lypiersflexiMeiJ.

Si l'on plofige dans de l'eau aiguisée d'dcîdë ftf drôèbïèti^ là Gôralhinn bfjicmaïi^^ toute la parlée <«iîôaîl»Ô àê dftfeètlt, eti* (>)ralMn«,c<Hiservant sa fournie, offireiineeoiAffetafieégélàKnet^. Pat le moyen du microscope on aperçoit qif elle éè ëottfpàSfe il*

LES INPtTSOIRSS. ' SSp

petits tubes longitadinanx et transversaux remplis de granules rougeâtres ou rides j ces granules sont les séminbles . et comme la CoralUne n'a jamais offert de Polypes, on doit la regarde^ comme une Algue encroûtée de matière calcsdre.

M. Link a trouvé des sporanges très distincts dans l'Éponge ôuviatile, Si Commune au fond des rivières [Spongia lacustns L., SpongiUa lacustris de Lamarck). dette espèce est donc véritable- Hwnt un« Algue. L'Épotige officinale {Spongia q^cinaHs L.), telle qiv'on la retire de la nier, a nric stru(Âiire tellement identique avec la précédente^ qu'il est impossible d'admettre que l'imesoit une production végétale, tandis que l'autre serait une production animale. Cependant il est vrai de dire que Ton n\i point encore jusqu'à présent signalé la présence des sporanges ou réceptacles des organes reproducteurs dans les Éjponges làarities. Néanmoins M. Lhik est tout porté à les ranger parmi les pkifites de la iàmilfe des Algues.

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