LES INFUSOIRES HOMOGÈNES
Ce sont les plus simples de tous les animaux , puisque quelques uns , comme les Monades , se présentent sous la forme de points mobiles , sans apparence d'aucun organe extérieur j tels sont encore les Vibrions , dont le corps cylindrique ressemble en quelque sorte à un petit fragment de fil ; les Protées , dont la forme varie à chaque instant sous l'oeil de celui qui l'observe. Quelques autres de ces animaux sont pourvus d'un appendice
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en forme de queae, comnerl^ GcnnuÂres , le» Trichodes , ou la forme d'un cornet cilié daQs $on contour, comme les Urcéolaires.
Nous allons terminer Texposition des Zoophytes par l'histoire abrégée deâ Yers intestinaux de l'homme.
VERS UITESTINAUX DE L'HOMME, ou Helhinthologie.
On a donoé le nom de Vers intestinaux on d^Entossoairesy à un certain nombre d'animaax d'un ordre inlériénp, qui ont pour caractère commun de se développer et de Tiff e djps Tiniérieur des autres animaux vivans. Non reniement cet vers se rencontrent dans les intestins de l'homme et des auti^es aui* maux , mais on les observe encore dans le foie , la vé^ul^ et les conduits biliaires , les (»>ganes ufinaires , l'utérus, le eev- ▼eau, le tissu cellulaire et les muscles. Les animaux vei^tébrés sont sans contredit ceux dans lesquels les Ë^tovoaires se a^éloppent le plus communément; cependant on en a ainsi trente dans les animaux invertébrés. Mais une chose fort remarqualtle, c'est que les espèces qu'on observe dans un animal sept très souvent différentes de eelks . qu'on trouve dans un antre^ Ainsi, pour n'en citer qu'un exemple , le tœnia de l'hammcest différent de celui du chien, celui-ci de celui dn eheval, etc. Cependant un certain nombre de vers intestinaux sont communs à plusieurs animaux. Ainsi le Stron^ géant, l'Asearide lombricoïde , si fréquens chez l'homme , se retrouvent également dans le cochon, le cheval, etc.
Les Yers intestinaux forment-ils une classe à part dans le règne animal , ou bien , malgré leurs habitudes parasites et leur habitation intérieure , rentrent-ils dans une des autres classes d'animaux invertébrés, c'est ce q^i'il nous $er« plus fecilt ds résoudre quand nous aurons d'abord £sit cdnnattre d'une ouirr nière générale letur orgaiûsâ^ion. Mais nous itt nous ocoupensni (Eqpécialement ici que des Yers intestsAaii^ de l'homme , les souk qu'il nous importe de connatire.
Sms le QapfiCIrt dn la ferme gémferale du e^rps, ka ËnlMqaMe^
peoTeat étvç rappotrtés à quatre types: l"" ou hkn ilt «ont tongt et à peHpPèa cylindriques , C90ii«f te» ÂscarMes^^ k$ Oxyures^ les StroBgles, les Tridiooépbale§, les FUaires j 2^ eu bien ils soDt |>lus ou moins oair2pi^/^é^^€#lnï<ie la Douve du foie; 3" rubanaires^ Comme les T^Bniaset le Botfaryocépliale ou Te&nia large f 4"^ en tome de vénculeà on d'ampoules , telles sont les différentes espèces d'Hy<btide«|, d^Acépbalocyste», etc.
Les Entoz^ires maliquent ^'organes spéciaux de locomotion; ils sont entièrement dépourros aon seule«be»t de tt^n^rea propremeal. dits, mais d'aucune nespèce d'appendices qui en tiennent lieq, pas même de ces soîes^ qu'on obserre dans la plupart des^Annélides, comme dans les Lombrics par exemple. Au^ ces ^nmaux n'exëcuteirt-ils* que de très faibles moure- mens , et qui sont seulement dus h la contraction Àe leur peau.
Les muscles, en effçt , forment au <kssous de la peau une couche assea nrînce, et c'est surtout par leur contraction que s'opèrent les faibles mouremens des £ntozoaire8«
Le système nerveux est gén^alement peu développé dans ces animaux. €epetadant quelques uns (l'Ascaride lombricoïde par exemple) présentent deux cordons nerveux étendus de la bOTCbc à l'aqus, et tout i fait analogues à ceux qui existent dans la plupart des animaux àrticuléi*. fls sont rétanis à la partie supérieure du canal digestif où ils forment une sorte d'ann^u, et, da^sfeûr trajet, ils donnent des rameaux qui se rendent aux dif£érens organes.
Cependant, I l'exception du toucher, les EMozoairfai sont tout à fait dépourvus d'organes des sens. Rien, en effet, chez eux n'indique inexistence des ywx , des oreilles, ou des organes du goût et de l'Olfaction. Mais on péutsaôs difficulté adtaeUre que le*r peai^ est le sîége d'un toudher pliis ou moins délicat, et lés cib qui ^eompagnerit ou eiivlr<(ptteBt la bouche dans jrt»sieurs d'entre eux me parcttssemtètre également éestipés à des usages qui ^t Vappôrt au touctier.
Les w^gane^ de la digéfsttott soifrt asteet développés daiis les animaux qtie tious examinons iéî, du moins dans ttu certain nombre d^éntre eux. Sous ce i^apjjort ces o«|gàtte^èffreftt deux iôè*ôcations prtflrtpales. I^Le e^nal îutettiiMi a dMix oiivewil-
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res distinctes , Func antérieure et buccale, et ritttre postérieure . ou anale. Ce canal est à peu près étendu directement de Tune à l'autre ouverture , sans former de circonvolutions marquées et sans qu'on puisse y distinguer bien nettement un œsophage, un estomac, et les intestins proprement dits. Néanmoins quelquefois l'estomac est marqué par une dilatation sensible, comme dans rOxyure vermîculaire par exemple. La bouche est dépourrue de lèvres ou d'oi^;anes propres à la manducation, c'est une simple ouverture extrêmement petite et toujours terminale. Cependant , dans TAscaride lombricoïde et le Strongle géant, l'ouverture buccale est environnée de trois ou de six petits mamelons obtus , qu'on pourrait conéidérer comme des lèvres. ÎI n'y a aucun indice ni de glandes salivaires , ni de foie, ni depancr'tas. L'anus n'est j amais îparfaitement terminal , il est même quelquefois presque médian. Ce premier type d'organisation est celui des Ascarides, des Oxyures, etc. Dans les Douves, ainsi qu'il résulte du beau travail de M.Nordmann {Ann.Scnat.tom.SOy p. 268), 'le canal alimentaire n'a qu'une seule ouverture qui donne dans un oesophage court, e^ auquel succèdent deux longs tubes flexueux étendus dans toute la longueur de l'animal , quelquefois un peu renflés à leur extrémité inférieure , qui se perd en quelque sorte dans la substance même de l'animal sans présenter d'ouverture. C'est ce que Ton observe dans queues genres analogues aux Distomes, et en: particulier dans le Diplostomie. 29 Le système digestif ne se compose plus d'un canal unique et bien distinct des autres organes , ayant deux ouvertures , l'une antérieure et l'autre postérieure. Il y a plusieurs suçoirs auxquels aboutissent des vaisseaux <pii forment deuïc troncs latéraux , ramifiés et souvent anastomosés , régnant dans toute la longueur du corps de l'animal et se perdlant eu quelque sorte dans son parenchyme , sans présenter d'issue extérieure. On conçoit que les animaux qui présentent une semblable disposition dans leurs organes digestiiîs ne peuvent être que parasites^ et par leurs suçoirs ils empruntent aux autres animaux, aux dépens desquels ils vivent , des substances nutritives déjà toutes formées, et qui peuvent être immédiatement employées A la nutritiop» sans avoir besoin d'être de nouveau élaborées
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par leurs organes digestifs. Tels sont les Taenias , les Bothryocéphaleâ.
Enfin il y a des Vers intestinaux dans lesquels on n'observe ni oéganes digestifs , ni aucun autre organe fonctionnel , ce sont les Vers yésiculeux en général.
La respiration est nulle ou à pçu près nulle dans ces animaux, ou du moins on ne leur connaît point d'organes propres à exécuter cette fonction. On a long-temps pensé qu'ils manquaient aussi d'organes propres à la circulation. Cependant M. Jules Cloquet, dans sa Dissertation sur l'anatomie de l'Ascaride, pense que les deux lignes latérales qui régnent dans toute la longueur du corps de cetentozoaire , pourraient être considérées comme un vestige de circulation. Au reste on peut également admettre que la respiration pourrait avoir lieu par toute la surface cutanée , ainsi qu'on l'observe dans d'autres animaux analogues , M. Nordmann a également fait voir que plusieurs Vers intestinaux j les Douves et d'autres genres voisins , avaient un système circulatoire très développé. Il se compose dans le plus grand nombre des cas de trois longs vaisseaux qui s'étendent ^ans toute la longueur de l'animal , et qui communiquent ensemble et envoient des rameau:!^ dans toutes les parties du corps. Inférieurement ces vaisseaux se réunissent en une espèce d'ampoule , que M. Nordmann considère comme le réservoir du suc nutritif. Cette circulation rappelle assez celle de plusieurs animaux, de la classe des Annéiides, et confirme les rapports qui existent entre les Vers intestinaux et les animaux de cette classe.
Les organes de la génération ont un degré de développement en rapport avec ceux de la digestion. Ainsi , dans le premier degré de ces derniers , en général les sexes sont séparés , c'està-dire que chaque individu porte ou les organes du mâle , ou ceux de la femelle. Mais , une chose fort digne de remarque , c'est la grande analogie qui existe dans ces organes examinés dans les deux sexes. Ainsi les testicules , c'eSt-à-dire la partie du mâle dans laquelle se forme la matière prolifique , et les ovaires dans la femelle , ou les organes dans lesquels se développent les œuCs , sont constitués de la même manière : dans l'un et dans
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l'autre cas c'est un long vaiswau, grêle * extrêmement «invêvi^, replié et contourné sur lui-même, et embrassant les organes de la digestion } la seule différence je^^st que d^ns l'un il se termine par une petite verge pointue et rétractile, et que dan^ll^utre il Tient aboutir à une sorte de £9urreau ou de ragm. Ainsi donc daps ce cas il est nécessaire qu'il y ait accouplement pour que les œufs soient fécondés. C'est ce que Ton observe pour les Strongles, Fes Ascarides , etc. Aussi, dans ces vers, est-il facile de distinguer, même par la forme extérieure > par la grandeur relative, etc* , les individus mâle et femelle^ comme les OxTarea, les Triqhocéphales, les Ascarides , etc.
Dans les Distomes et dans les vers rubanaires , les Taaniaa, les Bothryocéphales , les deux sexes sontréunis sur le même-individu, et il y a une prédominance marquée dans le développement des organes femelles. En effet , dans le Tcenia soUuniy ou Ver solitaire proprement dit, chaque article présente deux ou plasieurs ovaires sinueux et entortillés, s'ouvrant sur les parties latérales par une ouplusieursouverturesvaginales, ainsi qu'on peut le voir en consultant la figure analytique que nous avons donnée de ce Vf r; mais on ne connaît pas encore les organes da mâle. Dans le Bothryocéphale, au contraire, on distingue sur le milieu de chaque article un petit appendice que Ton considère généralement comme le pénis , et les ovaires également placés dans chacun d'eux semblent l'environner.
Enfin , certains Entozoaires manquent tout à fait d'organes reprpductéurs. Presque tous ces animaux sont ovipares ; mais on n'a encore rien de bien précis sur la structure intérieure de leurs œufs. Il en est quelques un^ qui sont vivipares.