‹ Elémens d'histoire naturelle médicale, Volume 1Chapitre 13 sur 131 · DES FONCTIONS ANIMALES OU DE RELATION · texte numérisé non relu

DES FONCTIONS ANIMALES OU DE RELATION

Le caractère qui distingue essentiellement l'animal deU plante, c'est l'existence de deux tissus qui lui sont particuliers, le tissu nerveux et le tissu musculaire, et en qui résident denx fonctions spéciales , la sensibilité ou la faculté d'être impressionné par les agens extérieurs , et la locomotiliU ou la faculté de se mouvoir à sa volonté et d'après ses désirs ou ses besoins. Hors de ces deux fonctions, il n'y a plus rien qui distingue in- .variablement l'animal du végétal : aussi outilles été plus spécialement désignées sous le nom de Jonctions animales. Nous allons les passer successivement en revue.

§ I. nu SYSTÈME NERVEUX OU ORGANE DE LA SENSIBILITÉ.

Les animaux , surtout ceux qui sont les plus rapprochés de l'homme par l'ensemble de leur organisation , ont la faculté d'être impressionnés par les corps extérieurs, dont ils peuvent apprécier toutes les qualités au moyen d'organes spéciaux ou d'appareils d'organes qu'on nomme les sens. Ainsi ils connaissent les odeurs par le sens de l'odorat, les saveurs par celui du goût, les sons par l'ouïe , les couleurs par la vue, et enûn les formes par le toucher. Toutes ces impressions , qui s'exercent sur des points déterminés du corps, sont néanmoins perçues par un centre commun qu'on a nommé sensoriuni commune. De plus, les animaux exécutent un grand nombre de mouvemens volontaires, selon leurs désirs ou pour satisfaire leurs besoins. Les organes qui président aux fonctions nutritives ou végétatives sont également doués de mouvemens indispensables à rexécution des actes qui leur sont confiés , mais qui ne sont plus soumis à l'empire de la volonté : c'est le système nerveux qui préside à tous ces mouvemens volontaires ou involontaires, à testes ces impressions qui nous font connaître les qualités des corps qui nous environnent. Le système nerveux , dans I. 3

34 GOMSlDl^AATiOlfS ùàttéHJLhnS

Vhùmme, est encore le siège dn phéttomène le fins merveittenx . <1« l'écondâiie animale, de l'hitelllgenee et de toutes^ ses fotme». D'après ce qae nous ayons dit prééédemment , on toit <jne lé système nerveux, dans l'homme et les animaux, supérieurs, est compie^fi* 9190 partie doit aeryir à l'exéoutiot das mouyemens volontaires, une autre aux mouvemens soustraits k l'influence ée la volonté y une troisième à la sensibilité proprement dite. , et tme quatrième aux fonctions intellectuelles , etc. ^Le système nerveux ,, examiné d'une manière générale dans ta série dei anînumx , se présente h nous sous trois formes ou types prioefpatx que nous allons faire connaître. 1*" Type. Dans ce premier typc^ le système nenreux se com-

r {(ose du cerveau et du cervelet, de la moelle épinière, des nerik» qui en partent , et du grand sympathique. Ainsi conformé , le système nerveux existe dans tous les animaux supérieurs munis d'un squelette osseux. Sefs parties centt'ales, c'est-^â-dire le cerveau^ )j^ cervelet et la moelle épinière, son( repferméefii dans un canal osseux formé par une série d'os superposés nommés vertébrés. De là , le nom ée Vertébrés donné aux animaux qui ont une colonne vertébrale. '

Le cerveau est la partie la plus antérieure et la plus volumi'heuse de l'axe cérébro-spinal. Dans l'homme; il forme un ovoïde déprimé, dont la petite extrémité est tournée en avant; il est renfermé dans la cavité du crâne et enveloppé par trois membranes : la dure-mère, la pie-mère et l'arachnoïde. Examiné dans sa surface extérieure , il présente un grand nombre de cireonvolutions séparées par des anfractuosités plus on moinis profondes; la face supérieure est partagée par une scissure profonde en deux parties latérales , nommées hémisphères

* cérébraux. Ces deux hémisphères sont réunis au fond de cette grande scissure par un corps intermédiaire qu'on appelle corps ' calleux ou mésolobe. Vm par sa face inférieure^ chaque hémisphère est partagé en trois lobes , désignés sous les noms d'antérieur, moyen et postérieur. Sur la partie moyenne , en arrière de la grande scissure inter-lobaire, on voit la protubérance annulaire ou mésocéphale i^nis le bulbe rachidien^ et la moelle épinière qui sort du crâne par le grand trou occipital ; au dessous

SUR LES ANIMAIJX* 3$

des lobes postérieurs, et en arriére d»la protubérance annnUire, se trouve le cervelet. Toutes ces parties communiquent arec le cerveau proprement dit par des prolongemens particulier^. Dans l'homme , les deux hémispbôres cérébraux sont de bean* coup les parties les plus vobuninenses de Tenoépbale^ et ils rt «• couvrent toutes les autres en totalité» A Tintérieur dt cm diverses parties existent des cavités désignées sous la nom do ventricules 'y et au nombre de quatre dans le c«<veaù do l'homme 3 deux latéraux plus grands situés dans les deux hémi^ sphères ^ deux autres placés sur la ligne médiane, savoir : le troisième au dessous du corps calleux, entre les couches optiqnea, et un quatrième à la base du cervelet. Ces diverses cavités communiquent toutes les unes avec les autres.

La moelle épinière, sous la forme d'un long cordon preaquo cylindrique, s'ét^d dans toute la longuenr du canal vertébral, où elle est enveloppée par un prolongement des membraaies du cerveau. Sur le milieu de ses faees^antérieure et postérieure die présente un sillon longitudinal, qui est l'indice des deux parliee dont cet organe se compose, et que nous verrons séparées Tune de l'autre dans d'antres animaux.

Du cerveau et de la moelle ^nière il naît qnatante^trôis paires de nerù parfaitement symétriques. Ces nerCs se distinguent ; l^en crâniens ou cérébraux, qui naissent dms la pafti0 de Faxe cérébro-spinal située dans le crkie 5 on en compte «nœ paires qui se rendent particulièrement aux organes des jens et à ceux de la voix , et qui sortent de la cavité crânienne par lee différens trous qu'on observe à sa base^ 2^ en neiés spimmx^ mt nombre de trente^denx paires , naissant de la moelle épÎMère p«r des racines doubles, les unes se détachant et la partie anttérleure^ les antves de la partie postérieure de cet organe , m " réunissesit bientèt et sortent dn oanal vertébral p«r les tM«f inter-veriébranx. Ces ner£i se subdivisent encore en cervicaux, dorsaux , lombaires et sacrée, suivant la région à laqueU# ils appartiennent : ils se rendent aux men^res , et en générnl A tous les mnsdesdont les mouvemens sont sous la dépendance de la volonté.

Indépendamment de Taxe oérélMRO-fpinal , 4ie pvemîer «ff»

36 CONSIDiïRÀTIONS GÉNÉRALES

du système nerveux comprend de plus un système de nerfs désigné sous Iç nom général de grand sympathique^ et qui s'étend depuis la base du crâne jusque dans le bassin. Il forme un grftnd nombre de ganglions au cou, dans la poitrine et l'abdomen , d'où partent des (ilamens qui se rendent aux organes dont les mouyemens ne sont pas sous la dépendance de la volonté. Il communique avec les nerfs racbidiens par un grand nombre de filets de communication , et avec les nerfs cérébraux par une anastomose du nerf trijumeau.

Telles sont les diverses parties dont se compose le système nerveux de l'homme examiné dans son ensemble, et constituant le premier type de la disposition de ce système dans les animaux. Ainsi que nous l'avons déjà indiqué, ces diverses parties, toutes liées ensemble , ont cependant des fonctions diverses. Ainsi le cerveau est le centre commun où aboutissent toutes les sensations, et où elles sont perçues par le mbi. Cette perception se fait au moyen des nerfs qui s'étendent de la partie où la sensation s'opère jusqu'au cerveau. Si la communication vient à être rompue, la sensation n'est plus perçue. Le cerveau est encore le siège de la volonté, dont les nerfs ne sont que les agens. C'est en lui encore que réside cette fonction merveilleuse de l'intelligence. Il parait, d'après les observations de Gall, de Spurzheim et d'un grand nombre d'autres physiologistes, que les diverses parties dont se compose le cerveau président chacune aux différens actes de l'intelligetice, aux piassions, etc. Le cervelet, selon quelques autres, ne serait que le régulateur des mouvemens volontaires.

Nous avons dit que les nerfs spinaux naissaient de la moelle par deux ordres de racines, les unes antérieures, les autres postérieures. D'après les recherches de Charles Bell et de M. Magendie , les nerfs qui partent des parties antérieure et latérales de la moelle concourent essentiellement aux mouvemens, tandis que ceux qui tirent leur origine de la partie postérieure servent à la sensibilité dans les mêmes parties.

Ces deux portions du système nerveux, c'est-à-dire le cerveau et la mpelle épinière et tous les nerfs qui en naissent , servant principalement à nous mettre en rapport avec les objets

SUR liXS AKIMAUX. 3^

extérieurs , <mt reçu le nom de nerfs de la Tie animale ou de la TÎe de relation. Le grand sympathique, au contraire, c[ui Ta par ses ramifications nombreuses présider aux fonctions nutritives, soustraites à l'empire de la volonté, s'appell« «ystëme nerveux de la vie organique.

Le système nerveux, tel que nous venons de le décrire succinctement, existe essentiellement conformé de la même manière dans tous les animaux vertébrés. Mais cependant il éprouve dans chacune des divisions de cette grande classe dés modifi- % cations plus ou moms importantes. Ainsi, par exemple, le cerveau, toutes choses égales d'ailleurs, est d'autant moins volumineux que les animaux s'éloignent davantage de l'homme. Ce sont principalement les hémisphères qui diminuent d'épaisseur et de grandeur. Le nombre et la profondeur des circonvolutions ne sont pas. aussi considérables dans les autres Mammifères que chez l'homme, et dans les Kongeurs, par exemple, tels que les lapins- et les castors, les hémisphères cérébraux sont presque lisses, et diminuent aussi d'étendue, de manière que postérieurement ils ne recouvrent plus le cervelet, les lobes postérieurs manquant complètement.

Le cerveau des Oiseaux diffère de celui des Mammifères en ce qu'il est sans aucunes circonvolutions et qu'il se compose de six masses , toutes apparentes à l'extérieur 5 savoir : les deux hémisphères, les deux couches optiques, le cervelet et la moelle alongée. Il a en commun avec les autres classes des Vertébrés ovipares , c'est-à-dire avec les Reptiles et les Poissons, certains caractères qui le* distinguent du cerveau des Mammifères,: 1** l'absence du corps calleux j 2° la séparation des couches optiques des hémisphères 3 3^ la présence de deux ventricules nouveaux dans les couches optiques , ce qui porte à six le nombre des cavités intérieures ou ventricules.

Dans les Reptiles, le cerveau ne présente aucune circonvolution , et les couches optiques sont placées en arrière des hémi» sphères , qui ne les recouvrent en aucune manière. Le peu de développement des hémisphères et le volume proportionneHement plus grand des couches optiques forment le passage éintre

GolQle

38 GOHffwiRÂnoirf GftifiRÀLss

les diserts et les Poistoiisj le cervelet est limt et i^aeé en arrière des couches optiques»

]Le eerveaii, dans les Poissons, se eomilose de lobes on tubercules pltcés en ««'rière les uns des autres , et formant comme deux cordons noueux. Les couches optiques et le eerrelet, comme dans les Oiseaux, sont placés en arrière des hémisphères. Les nerfs olfactifs forment à leur base desnœuds ou renflemens en nombre variable , mais quelquefois assez volumineux pour que quelques auteurs les aient considérés comme le véritable cerveau. ^

La moelle épihiére ne diffère, dans les autres animau^x, que par le nombre des paires de nerfs qui en partent, nombre toujours en rapport avec celui des vertèbres.

2* Type. Lt système nerveux consiste en deux longs cordons placés au dessous des organes de la digestion, offrant de distance en distance des renflemens ganglionnaires d'où naissent les filets nerveux. Cette disposition du système nerveux s'observe dans les Arachnides , les Insectes, les Crpstacés et certains vers articulés, comme les sangsues et les lombrics, par exemple. Ces deux cordons sont ordinairement soudés ensemble dans une étendue plus ou moins grande, et surtout par leurs renflemens ganglioliaires. L^un de ces ganglions, placé à la partie supérieure , représmite eh quelque sorte le cerveau .* il embrasse par une anse < nerveuse la partie supérieure de Tœsophage , et concourt souvent à former deux petits ganglions latéraux j il donne naissance atix deux nerfs optiques, ainsi qu'aux autres nerfs qui se rendent à la tète. Tous les nerfs qui votit aux membres ainsi qu'aux organes intérieui s partent des côtés des ganglions ; le nombre de ces ganglions varie beaucoup, selon les diverses espèces d'animaux. Quelquefois les deux cordons netreux sont si intimement soudés , qu'ils semblent n'en former qu'un seul : c'est ce qu'on remarque dans la sangsue, par exemple. D'autres fbis tes gangUoni sont tellement rapprochés , concentrés, que leurs filets 4e communicatioB n'existent pas, et qu'ils finissait par se Boiidter en «ne masse commune, Irrégnlièrement lobée : les viàbm et AQtns Gmitacés braehiures offrent cette dispositiw.

VType* Dana ee troisième ^ype le système nerreiui se ^

pù9e d'iw nombro variable de ganglions épsas , commiuau^p^ai tous les uns arec les autres par un gi:and nombre de filets ^ cette modification appariientà toute la classe 4^ Mollusques* Dans les seicbeS) les calmars et autres. Céphalopodes, i'un de ces gan<gUpns, placé à la tète, 7 représente le cerfeau. En effot , U est placé sur vue lame cartilafinettsey et les nerfii qui en i^rteot sortant par des trous dont cette lame est percée. liCS autres ganglions sont en général situés devant les organes princîr paux : lunsi il 7 en a un pour l'estomac, un autre pour les organes génitaux , un autre pour lea organes de la respira^ tion y etc. Dans les autres StoUusques , le ganglion supérieur se trouve placé au devant de l'oesopliage , qu'il embrasse dans une sorte d'anneau nerveux. Dans les huttres ^ les moules, et autres J^oUusques Aoéphales,on ne trouve que deux ganglions: l'un placé près de. la boucbe^ Vautre dans le point opposé jxes deux ganglions «fommuniquènt entre eux par deux longs 4S0rdonB.

£nfini selon les observations de Cuvier et de Carus, les asci^ cUes , qui appartiennent aussi au grand embranchement des JHoUusques , n'offrent souvent qu'un seul ganglion placé entre les deux ouvertures et 7 envoyant des rameaux qui forment uo anneau autour de duKsune d'elles.

Dans ces deux derniers types , le système nerveux est beau<^ coup plus simple : il représente en quelque sorte^ par sa disp<^ cation générale y le système du grand S7mpathique des animaux ▼arlébrés.

Tels sont les trois t||»es principaux auxquels on peut rapporter les modifications du système necteux étudié dans la série des animaux. Cependant quelques animaux de^rdres inférieum paraissent aussi avoir des traces de système nerveUx^ mais irrégulières. Une remarque importante à faire , c'est que dès que le i^sléme nerveux commence à se man^steri il se moptre toujours sous la m^me lorme et dans la m^n^e position ; c'est d'abord une espèce de cordon ou de collier nerveux qui.^toui^e Porâgine des ofganes digestiisj c'est ce qi^ l'on voit^ par exempte» danit l'ascaride lombrîpçïde, o^ y. le proteffiieur Jp)^ Qoquet a trouvé la partie «upérie^i^ de Vop^çjfbWi ^fojb^mi^

4o CONSIDÉRATIONS GENERALES

par une anse nenreose , Vie laquelle naissent deux petits filets qui se perdent dans les tégumens. C'est aussi ce que le professeur Tiedemann a montré dans une étoile de mer (asterias aurantiacd)^ où il a fait Toir un anneau netreux d'un i>lanc grisâtre, disposé autour de TouTerture buccale; de cet anneau partent quinze filets qui se rendent trois par trois dans chacune des cinq branches dont se compose le corps de cette astérie. Plusieurs autres animaux des derniers ordres présentent encore des traces évidentes de système nerveux. CependaRt il ^ est un nombre encore très considérable de ces animaux à organisation simple , dans lesquels le système nerveux semble disparaître complètement , ou du moins dans lesquels nos moyens d'investigation ne peuvent le faire discerner. Faut-il admettre que ces animaux, qui néanmoins vivent et semblent sentir, en sont totalement privés ! Ou bien doit-on, à l'exemple d'Ocken et de Carus , considérer la substance qui compose ces animaux si simples comme étant elle-même de nature nerveuse, dire quo Vanimal tire sort origine du nerf^ et tous les systèmes anatomi<ques ne font que iie dégager ou se séparer de'la masse nerveuse? Cette distinction importe peu à la science, car c'est une explication , une hypothèse , et non un fait , qui ne peut en rien avancer nos connaissances positives. Seulement nous ferons remarquer que , jusqu'à présent , nous avons vu successivement s'affaiblir et disparaître les organes des principales fonctions à mesure que nous sommes descendus aux individualités les plus simples. Ainsi, les organes de la circulation , de la respiration, de la génération même, cessent de se montrer dans les animaux des derniers ordres ; ne peut- il pas en être de même du système nerveux?

§ II. LOCOMOTILITÉ.

Les organes qui concourent à cette fonction sont distingués en actifs et en passifs. Les organes actifs , ou ceux qui exécutent les mouvemens , sont les muscles 5 les organes passifs sont toutes les parties dures , résistantes qui servent de points d'appui aux muscles , tels sont les os , les coquilles , les parties cornées et calcaires, les membranes, etc.

SUR liBS ANIMAUX, 4^

Ïi6s muselés, ainsi que nous FaTons déjà dît précédemment, sont composés de faisceaux de fibres musculaires unis par du tissu cellulaire. Ces fibres musculaires , les seules qui puissent . se contracter , c'est-à-dire s'alanger et se raccourcir sous Vinfluence de la volonté ou de certains agens , sont assez souvent entremêlées de tissu fibreux, tantôt sous la forme de membranes aponévrotiques , tantôt sous celle de cordons plus ou moins épais nommés tendons, qui leur servent de points d'appui et de moyens d^union avec les os. On jm^; (tistinguer les muscles en ceux qui sont sous la dépendano^B^ volonté , et qui reçoivent leurs nerfs du système nerveunina vie animale, c'est-à-dire du cerveau ou de la moelle épinière ; ce sont tous «eux qui servent à exécuter les mouvemens destinés à mettre ranimai çn rapport avec «les corps extérieui^; et en ceux qui recevant leurs nerfs du grand sympathique , se contractent sans que la volonté y ait aucune part -, tels sont le cœur , les organes digestifs et uriaaires, etc. La présence des ner6 et leur .^mlbunication 9vec le centre commun sont indispensables aux mouvemens des muscles. En effet, «i Ton coupe le filet nerveux qui se rend à un de ces organes , la contraction y est anéantie en même temps que la sensibilité. Le même phénomène se présente dans tous les cas de paralysie.

Le nombre des muscles est très considérable , mais variable suivant les différons animaux. Il est en rapport avec le nombre des mouvemens simples que Tanimal peut exécuter. Il y a toujours dans la mécanique animale, opposé à un muscle exécutant un certain mouvement, un autre muacle qui en opère un tout-à*fait contraire j ce dernier muscle est l'antagoniste du premier.

La couleur des muscles n'est pas la même dans tous les animaux. Elle est en général rouge dans les animaux à sang chaud, et plus ou mpins.pàie et incolore dans les animaux à sang froid, même ceux diez qui ce liquide est rouge, comme les Poissons et les Reptiles.

Les os sont les prini^ux organes passifs de la locomotion. Ils existent dans tous les animaux supérieurs, et en «'articulant les. uns avec lea^utitta ib forment un ensemUe qu'on nomme

42 CONSIAlfaUViOirS GÉNiAAIiES

squektée. Le^ombrd et la forma de eei cmi sent très Tanables. Les uns sont miûcies et plats, lés autres Idngs et oylindraoét; quelques-uns sont ^paîs et spongieux-. Un iréseau oellulftire composé de gélatine , dans les mailles duquel se sont déposés différons sels calcaires, et prînoipalem^it du pliosphttte de chaux, compose tous les os. Parmi les articulations, les unes sont imm(^iles , ne permettant aucune sorte dé mouvement ^ telles sont celles des os du crÀne | les autres sont plus ou nioms mobiles et se uj^nt à des mouyemeils plus ou moine vaiiéa, plus ou moin^^kdus j telles sont celles des os des membres.

Le squelettl^omme on l'a' dit , est la dbarpente qui sert à soutenir toutes les auti-es parties dii corps de l'animali II eal ie point d'attache de tous les musdes de la Tie animale, et se trouve ainsi revêtu de toutes parts yar les parties molles* Il ûe compose essentiellement d'un axe centaral formé d'un nombre variable d'os nommés vertèbres^ empilés ies uns sur les autres, solidement unis, mais mobiles, servant de point d'attadieà tous les autres os , et qu'on appelle colonne vertéôntie* Mt ase présente intérieurement une cavité sous forme de canal danr laquelle se trouve logée la partie centeale*du système nerveun , c'est-à-dire le cerveau, le cervelet et la moelle ^pànièffe^ Dms les différens points de son étendue, ce canal vertébral |M*ésen|e des trous réguliëremetit disposés par lesquels sortent les branches primaires des nerfs qui du c^Atre nerveux vontee rend^ aux divers oignes du corps.

La colonne vertébrsde , dont la tète n'est que la partie antérieure plus dévelof^ée, est la portion essentielle du squelette. Sa fonction est non-seulement de sernr d'organe de protection pour l'axe cérébro-spinal, mais aussi, comme nous venons de le dire, c'est sur elle que s'appuient lés autres os q«t fomient le squelette, et qui n'en sont que des appendices latéraux. lUnsi les côtes, les os du bassin, de l'épaule et dee membres ont tous leur point d'appui siu* la colonne vertébrale^ Il en est de même des os de .la face, que l'on peut considérer comme n'étant que des appendiees des vertèbres dont ^ réunion constitue la cavité crânienne. v

Toute la série^ animale se partage netUrdObaÉieBfe en deK

SCm LES ANIMAUX. 43

grandes divisions : celle des animaux munis d'un squelette, et par conséquent d'une colonne vertébrale, ce sont les animaux Vertébrés^ et celle des animaux dépourvus d'os et de colonne vertébrale, ce sont les animaux Invertébrés.

Examiné dans son ensemble, le squelette des animaux Yer* tébrés se compose de trois portions : l"" le tronc 5 2"* la tête 5 3<*les membres* Ces derniers ne sont jamais qu'au nombre de deux paires au plus dans tous les animaux Vertébrés ^ c'est un cariietére constant et dislinctif . Mais ces membres peuvent avorter en partie ou en totalité, ainsi qu'on le voit dans la classe des Keptiles et des Poissons, dont quelques espèces né portent quelquefois que deux montres, tandis que d'autres, comme les. serpens et les cyclostomes parmi les Poissons, eu sont tout à fait dépourvus. La forme des membres, la disposition et l'arrangement des os qui les composent , sont extrêmement variables dans les diverses classes d'animaux Vertébrés. Les os dont ils sont composés sont, pour les membres antérieurs, !<" le scapulam ou omdplate, sur lequel vient s'articuler l'humérus ou os du braft; 2^ la clavicule, sorte d'arc-boutant destiné à maintenir l'écartement des deux membres antérieurs. Ces deux os constituât Tépaule proprement dite ; S*" l'humérus, ou os du btas ^ 4^ le cubitus et le radius, formant l'avant-bras ; ô° une double rangée de petits os placés entre l'avant-bras et 1^ main proprement dite, et nommés os du métacarpe ou du poignet, au nombre de huit dans l'homme et les animaux qui lui ressemblent le plus; enfin la main^ composée des os du métacarpe et des phalanges* Les membres postérieurs offrent les mêmes os disposés de la même même -manière, mais portant seulement des noms difGérens. Le bassin représente l'épaule, et se compose de trois os soudés intimement, et qu'on nomme ischion, os iliaque et pidns; la cuisse est formée par un os unique, le fémur ) puis Vient la jambe, composée de deux os, le tibia et le péroné ; enfin le tarse, qui représente le carpe, formé comme lui de huit oi, et enfin le métatarse et les phalanges.

Dans les animaux chez lesquels les mismbres servent non seulement à la sustentation et à la marche, mais à la préhension des alimens, ces os, tous articulés tes uns avec ks autrss^ con-

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