‹ Elémens d'histoire naturelle médicale, Volume 1Chapitre 12 sur 131 · CONSIDERATIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONSIDERATIONS GÉNÉRALES

comme veloutée, est tapissée par un réseau Tasculaire extrême-, ment fin et délicat. Cet organe s'ouvre à^ l'extérieur du corps par un trou placé tantôt sur le sommet de la tête , tantôt sur quelque autre point de la surface du corps.

B. Respiration branchiale. Les animaux qui vivent habituellement dans l'eau respirjnt simplement l'air dissout dans ce liquide. Leur organe respiratoire est modifié suivant le miliçu différent dans lequel ils vivent. Sa différence la plus marquée , c'est qu'au lieu de recevoir dans des cavités intérieures le fluide destiné à revivifier le sang, ce fluide vient simplement baigner la surface extérieure de l'organe respiratoire qui porte le nom de branchies. Ces branchies consistent en lames simples, plus oi( moins profondément découpées, quelquefois sous la forme de feuilles de fougères, de houppes ou de branches i^amifiées ou de pinceaux. C'est dans la membrane qui tapisse ces organes que vient se répandre, par de nombreuses divi3ions , le sang veineux qui revient des diverses parties du corps^ et là il se trouve en contact avec la petite quantité d'air que l'eau tient en dis-> solution et qui tend à réagir sur lui. On conçoit, d'après cette organisation des branchies , combien la revivification du sang doit ^tre faible dans les animaux qui respirent de cette manière.

JLe nombre et la position des branchies sont très variables : tantôt elles sont intérieures , comme dans les Poissons, par exemple: tantôt placées à l'extérieur, comme dans les prêtées, qui appartiennent à la classe des Reptiles , et dans beaucoup de Mollusques. La respiration branchiale se rencontre dans tous les Poissons, dans un petit nombre de Reptiles, dans beaucoup de Mollusques , les Crustacés , beaucoup d'Annélides et quelques Zoophytes.

C. Respiration trachéenne» Les trachées sont la troisième des formes sous lesquelles se présente l'organe respiratoire dans la série des animaux. Elles n'existent que dans la classe des Insectes et dans quelques Arachnides. Ces trachées sont des canaux ou tubes élastiques, qui s'ouvrent à l'exlérieur du corps par des espèces de petites fentes nommées stigmates. Ces stigmates s'aperçoivent très bien à la partie inférieure de l'abdomen du hanneton , de la ç^ntbaride , et de tous les autres Insectes co*

léoptères. Il en existe un Jie chaque côté au?^ divers anneaux, dont le corps se compose. Ces trachées sont de deux sortes : les unes tubuleuses y les autres vésiculeu^ses. Les premières sont des tubes grêles et diversement ramifiées, composées de deux membranes minces et celluleuses , entre lesquelles existe une petite lame cartilagineuse roulée eq spirale^ ces tubes sont très élastiques et constamment ouverts. Les trachées celluleuses , au contraire ^ sont des espèces de poches ou de sacs simplement membraneux, sans lame cartilagineuse, communiquant toujours avec les trachées tubuleuses, dont elles ne sont qu'une sorte de dépendance : aussi sont-elles affaissées sur .elles-mêmes quand elles ne sont pas remplies d'air. C'est au , moyen de ces organes que la respiration se fait dans la classe • nombreuse des Insectes. L'air pénètre par les ouvertures extérieures nommées stigmates ; ces stigmates viennent se rendre à deux troncs principaux d'où naissent les différens vaisseaux aériens on les trachées , dont les ramifications successives et nombreuses parviennent Jusque dans les parties les plus éloignées et;, les plus ténues du corps de l'insecte. Ainsi , il n'y a pas un point dans ces animaux où on ne puisse trouver quelque ramification des vaisseaux aériens. Celte struclureet celte disposition des organes respiratoires des Insectes sont, comme on voit , merveilleusement en rapport avec leur mode de circulation. Dans les autres animaux le sang vient se rendre à un organe central et spécial où il doit être modifié , et de là il çst reporté dans toutes les parties du corps d'où il revient sans cesse. Mais, dans les Insectes, il n'y a pas d'organes de circulation qui charient ainsi le sang dans les divers organes , et qui ^ l'en ramènent au centre respiratoire. Il a donc fallu que ce dernier organe offrît une disposition en rapport avec l'absence de ces vaisseaux sanguins. Ici ce n'est pas le sang qui vient chercher l'air dans un point déterminé du corps, c'est l'air qui va chercher le sang partout où il est répandu, afin d'en changer la composition : c'est donc l'air qui circule dans des vaisseaux dont la dislribution est absolument la même que celle des vaisseaux sanguins dans les animaux supérieurs.

A. mesure que nous descendons dans la longue série desanî-

coNsié]iftAiti(m$ àtitikAUEs

làttût, , ûàM tdyoïii» Torgânkation se siittpTîfier, éf plusieurs â^ ôi^aaes et des fonctions indispensûbles à la yîe dans les êtres compliqués se dégrader successivement et finir même par disparaître che^ les animaux plus simples. Ainsi , léis organes respiratoires è6 cMfondent avec tés oi'ganes digestifs ou ont avec eu3i^une connexion intime dans ceux des animaux rayonnes | ou Zoôpbytes,oùiI est encore possible de les distinguer. Vivant ati milieu des eau:^^, ces animaux y trouvent les matières dont ils se nourrissent et le fluide qui doit entretenir le stimulus dans, leurs divers organes. Ainsi, dans Tes hôlotburies', les oursins , la respiration se fait par des tubes ou des vaisseaux dan^ lesquels Teau pénétre, et qui ont toujours des rapports avec les organes de la digestion. JBnfin , il y a un certain nombre de <5es aAimaust chez lesquels la peau fait l'ofTicé d'organe respiratoire. Le sang, en se rendant par les ramifications les plus déliées des vaisseaux dans l'enveloppe cutanée, s^y trouve en contact médiat avec le fluide qui doit en opérer la revivifîcation.

IL DB LA IlEPROiylIGTICm^

Les fonctions nutritives proprement dites, c'est-à-dire la di- . gestion, la circulation et la respiration , ont pour objet spécial , l'entretien de la vie dans les divers individus , en leur fournissant sans cesse de nouveaux matériaux propres à réparer le» pertes continuelles que le mouvement de la vie leur fait éprouver. Mais il est dans la nature des êtres organisés de n'avoir qu'une existence limitée. Les organes finissent par perdre la faculté qu'ils avaient d'entretenir la vie, et la cessation de leurs fonctioiis amène la mort. Tous les êtres organisés existant à la surface du f^lobe, finiraient donc par en disparaître, et leurs races s'éteindraient pour jamais^ si la nature ne leur avait donné les moyens de se reproduire et de se multiplier. Ces moyens résident dans une série d'organes auxquels est confiée la fonction connue sous les noms de reproduction ou génération.

CW en général au moyen de germes, c'est-à-dire de corps organisés , se développant dans un organe intérieur et spécial, que l'on appelle V ovaire^ que se fait la reproduction dans tous les êtres organisés. Ces germes^ parvenus à leur maturité et

sont les orgtttes ■ iimhn femelles ; la^^tgànê^ dans lesifaels i^ fyrtm ia malièrff qui doit lenif imprime^ le kidnremeut ^Htal , em «D iDot le» lécaacku'^ sont les or^we^ m^^. Dià^ la plapaïf desaBiiiuRixdè&argaiMsmàiies etfe^âMK^sont'pek^t^fMirdeiii* iodrrîdiBr liistmcis , e'cê^èiréàm qv'Us Mal unàHfàcués, Cepei^-' àuàt ils sont ipi^ui^ki^, qsoîqtie ^lils raremefit, réunis dam^ iBn même iadividtu Dans ce dei^iâ^ir oàs , tantôt cet iinSvida sei safit à kn-rmémepoiirl6§<R>tiier s«»gimâes, c^€fst-à-dire que^ei^ ott^^mts mâUs 6« iemétkê ceMmuniqaiBnf ôa aii point où lë9 camh sortis des ovaires se trcNitvai iéeondés par le sperîotie s^ carité par les testieoleS' : Il est aloiis T^lfaMtoâieiit nermapkrû*^ dUe^ e<»ime la^lM^éSy k^'mduUsi^, etkèanicottp d*autres ani^ jmxm ÉmaîïùffHÊtk TanM:, ao^ éoirft*aire';Kén que ckactitt port^ les àffa% sortas d'organes s«kh^ il âftitla réunion de deu:^ ïÈÊëmtm qirî jomût récî]pra^|a6dieiit 1er r6te de mâle et ^ k^ melfo, c'eslt-à«dire qne , tandia qno l'on lécavide les germes dcf l-aHtre, tes slenasont en tÊièmetémpé frondés par le premier. C'est 4ie qa^aa obserro dans H Hmai^n , tes tiiAaeesr , les sangsues , etc. : on dit alors que ces ammaak sont imdrogyns^.

On pe«t4o*fe distingiter les organes de la génération en mâles: et femelies» L^ pi^mi^ers se divisent en orgia^es préparateurs et eonserràtottrs de la semence et en organes de raccouplementi Les seconds sont destinés soit au développement et à la conser^ Tl^oft d<ra germefÉ, soit ft raeeo<q4enient.

t* OfgaHesf s^uds^tn^eé. Ije^^organes riiàlef» de la preflCnèré série, c'est-à-dire ceux qui servent à la pr^ration et k ht con-^ servation àa^ la semeïie^, soitt' : t* le» testicules^ glandes paires C&Oiffmée» d'une htiioin6l>âMe quantité de vaisseaux délies^ sécfi^tant la laatîem fécdndante ou le sperme , enveloppés ordiimiremettt ésms une mei^brâtne fibreuse très forte qui détermine^ la forme derorgane «t^v^^Mf appelle membrane atèuginée-, p«idans oMtoairabent au'dêfi^ers^ et contenus/ ^bms un repli de la pecr» en fbrflMrdkrpoelite nommée scrotum. Tous ces vaisseanxf spermatopltoi^ se r^mAissent en un gros eanal sinueux nommé éjtUOiPffi^^ qui' AiBSfiidt ettMdte , et fome le canal défèrent/

2$- CONSIOÉmATlONS GÉsihlAIiES

2? les vésicules séminales:, petits iréservoirs ^dans lesquels la semence s'amasse et se conseire , et qui- œnmiumquent avjec \& canal de l'urètre par un petit conduit noéaméuéjaculateur.

Les testicules, dont la forme et la grosseur varient singulier rement) ne sont pas.pendans au dehors dans tous les Maamû^ féres. Ainsi dans l'éléphant, les phoques, les Cétacés, ils resr* tent ^constamment dans l'abdomen, au. voisinage des reins. U en est de même dans les Oiseaux et les. Reptiles. Dans ta preipiers, ils prennent quelquefois, surtout à l'époque des. amours, un accroisspm^t extraordinaire 3 mais de même que^ ceux des Mammifères, itesont formés d'un lacis inextricable de vaisseaux fins et déliés* Ceux des grenouilles ne paraissent être qu'une agglo.pératifp ^dç petites granulations blanchâtres ,. mêlées à des vaisse^iux sanguins. Cette siruclure se retrouve, également dan§ les.Pojssons coi^ussou^ le nom de poissons cartHâgin^uJç f comt^e les raies^ , le» squales. Dans, les autres* Poissons, ils se /nontrent soiiflJa forme de deux sacs, occiipâlsit: une grande partie d^l'abdomen, aUongés, membraneux et glan* . duleux, remplis d'une matière l>lancbÉàtre, opaque, demi-eon-, sistante. Ce sont ces organes qu'on désigne vulgairement sous le nom de laites ou laitances.

. Les testicules, souvent réduits h l'unit^, existent^ dans la plupart des animaux désignés sous le nom commun d^Invertébrés. Tantôt ilsont çncore l'apparence de glandes de formes variées composées de vaisseaux , comme dans un grand nombre de Mollusques^ tantôt ils se présentent sous l'aspect de vaisseaux allongés, flexueux, non réunis ensemble , comme dans beaucoup d'Insectes et de Vers.

Le pénis, ou verge, est l'organe qui, d^ns les animaux mâles, sert à l'accouplement 3 il . est en général percé dans toute sa longueur d'un canal avec lequel communiquent les conduits de la semence^, et qui est en même temps la terminaison des organes urinaires, quand ils existent. Sa forme et sa longueur sont fort variables 3 ^ntôt elle est libre et pendante , tantôt elle est contenue dans un foureau qui la retient; appliquée contre les parois de l'abdomen 3 d'autres fois, auccuitraire, elle est portée en arrière vers l'anus, comme da^ les M^aj^sup^x 5 ou bien ,

^ SUR TES ANIMAtJX. 29

elle est plaeée en arriére dn scrotum, par exemple dans les rat$^ les loirs, les liôrres, et plusieurs autres Rongeurs. Dans un grand nombre de Mammifères, on trouve à l'ii^térieur de la verge un os particulier d'une forme et d'une grandeur variables, destiné à donner plus de solidité à cet organe au moment dé Taccouplement. Cet os est très visible dans les chiens et beaucoup d'autres Carnassiers.

La verge n'existe que dans un petit nombre d'Oiseaux , qui n'ont à sa place qu'une sorte de papille vasculaire. Quand il y a une verge, comme' dans l'autruche , le canard, etc. , ellcn'est pas toujours percée d'un canal central. Cellef de l'autruche est dans ce cas; tandis que dans le canard et plusieurs autres palmipèdes, c'est une sorte de cylindre creux.

Les tortues ont une seule verge assez développée, marquéed'un sillon profond à sa face supérieure. Dans les lézards et les serpens , il y a en général deux verges , is ou vent hérissées de pointes raides et épineuses semblables à celles dont la peau du hérisson est armée*. Enfin, dans le»i^enoui]les et les Poissons, U n'y a pas de verge , c'est encore une simple papille à peine saillante. Cet organe reparaît dans beaucoup d'animaux Invertébrés , parmi les Mollusques , beaucoup de vers à sang rouge et à sang blanc, les sangsues, certains Entozoaires, dans les écrevisses et les Insectes.

2° Organes sexuels femelles. Maintenant, si nous passons à Vexamen des organes sexuels femelles , nous verrons qu'ils se composent 1^ des ovaires^ corps ccllulo-vascufaires dans lesquels les germes commencent à se développer. Dans les Mammifères, c'est un assemblage de vésicules réunies par un tissu cellulaire dense et très abondant , dont le nombre et la grandeur sont fort vanables. Il y a un ovaire de chaque côté .de la matrice ou utérus. Les Oiseaux n'ont qu'un seul ovaire placé entre les reins, au devant de la colonne vertébrale ; ou mieux , l'un des deux ovaires se dévdoppe si peu, qn'il semble qu'il n'en existe qu'un seuL C'est une sorte de grappe formée d'œufs de toutes grosseurs; les plus gros sont jaunes, les plus petits sont blancs. '

Dans les. Reptiles, on retrouve deux ovaires très développés , et dont les œufimoi^ tantôt agglomérés . comme dans les grenouilles

3o CONSU>]illi.TXON» ÇEVilULLES

et les cratMiads; tantôt placés à la.filQ l^s ims d9# autres, eraïaia }es grains d'un çbiapel^, amsi qu'on IqtoU dans les tortues.

Les Poissons nous montrent d^ux oyaires entièrement seia-*> l)lables , pour la forine et la position » au» testieulis dans les mâles. Ils sont sous forme de deux saes oeoupant une grands partie de l'abdomei^ et remplis d'une quantité innoml>rabl9 d'œufs , tbus dans le même état de développement et par con<* Séquqnt de la |n^e grosseur- h^ nombre de ces joeufe est quelquefois prodigieux. Ainsi on en a compté 48 à 50,000 dans un hareng 9 environ 383,000 dans une tanche , 1,000,000 dans nn turbot, et daps un gros ei^turg^on qui fut pAché dans la Sein# auprès. de Nqpilly, on évalua le nombre des œufs à environ 1,467,856, l'ovaire pesant en totalité 18 liyres 4 onees. Las ovaires existent également dans les autres classes d'aHinaux, et de même que le testicule, ils finissent par n'être plus qu'une réunion de tubes .ou de vaisseaux simples ou ramifiés, offrant souvent des appendices en forme de cul de sac, ou bien enfiii ils ne consistent qu'en un iifiiil vaisseau flexueux, ainsi qu'en Is remarque dans beaucoup de vers.

Les germes, pour passer dans l'utérus, traversent nn canal nommé trompe de Faliope. Il y en a une de chaque côté dani la femme et les autres Mammifères, qui, par leur extrémité in-* férieure, s'abouchent dans le fond de la matrice, tandis que par leur extrémité supérieure , qui est évasée , libre et flottante , elles peuvent, au moment tle la conception, s'appliquer sur iti ovaires. Cette extrémité dilatée se nomme le pavillon.

Dans tous les animaux autres que les Mammifères, ces conduits de l'ovaire se nomment oviductes , parce qu'en effet ces animaux sont tous ovipares. Les Oiseaux ayant un ovaire uni* que, n'ont aussi qu'un seul oviducte, ouvert et évasé supériea>r rement en forme de pavillon, venant se tera^ner inférieure* ment dans le cloaque.

Il y en a deux, au contraire, dans les Kepiiles et les Poissena, on souvent ils n'existent pas, les sacs ovariens cemmuniquant immédiatement avec le cloaque.

Cet organe se rencontre également dans la plupart des animaux qui manquent de squelette arlionlé iutériéiir •

SUR, LES ANIMAUX, Jj

^ Dansiez actinies, parmi les Radiaircs, les oviducles sont nom. breux et viennent s'ouvrir dans restomac. Autour de ce dermer organe on voit plusieurs corps en forme de grappe de raisins, que Spix considère comme des ovaires. A ces corps succèdent des canaux ou oviductes qui se réunissent plusieurs ensemble, et finissent par s'ouvrir dans la cavité stomacale par plusieurs ouvertures distinctes. Il résulte de là que ces ani^ maux rendent leurs œufs ou même, selon Rapp, leurs petits vivans par la bouche.

U utérus ou matrice çst l'organe oiiles germes doivent, awrèf avoir été fécondés, se développer et s'apcroltre, jusqu'au 914»^ ment où ils pourront vivrç par e^x^mémes et se séparer de 1 mdmdu dans lequel ils se ^ont fprmés. Cet orgape ne doij donc exister que dans^lfs animaux dont les petits ne subissent aucune métamorphose, et qui sortent constamment vivans d^ sein de leur mère^ c'est-k^ire dans le? Mammifères, qui sont les seuls animaux essentiellement vivipares. Il est tantôt simple et indivis, comme dan^ la femme, le/s singes et plusieurs autres animaux, tantôt son fond est partagé en deux longues cornes ainsi qu'on le voit d^ps beaucoup (Je Carnassier», de Ruminans' la vache, la chèvre, la brebis, la jument, leç phoques, etc.

Dans les Rongeur?, tels que les lapins, les souris, les rats, etc., la matrice est complètement double. Chacune d'elles, en effet' sous la forme d'une sorte d'intestin, vient se rendre par une ouverture particulière dans la partie supérieure du vagin.

Enfin certains animaux anomaux, tels que leskanguroos, les phalangers , les sarigues, la matrice «st quelquefois triple ou même quadruple.

Dans les animaux supérieurs, la matrice s'ouvre par un col dans un canal destiné soit à l'accouplement, soit à conduire les fcEtus au dehoi*s, qu'on nomme vagin, et dont l'ouverture extérieure, quand elle est distincte de celle des organes de la digestion , ^ reçu |c qopi de vuhe. %

Les orgs^nes sexuels, ainsi que nous l'avons vu dans l'énumération rapide que nous venons d'en faire, existent dans l'immense majorité des animaux connus. Cependant il en est un Certain nombre, panai ceu^^'dont l'orgafiisatioa est la plut

3a CONSIDK RATIONS GENERALES

sitnple, où ils paraissent manquer complètement. IVéanmoins ces animaux se reproduisent également, mais à la manière de beaucoup de plantes, c'est-à-dire par des espèces de bourgeons qui se déveîoppent^'sur différens points de leur corps, et qui donnent naissance à de nouveaux individus. C'est ce qu'on observe dans beaucoup des animaux connus sous le nom de polypes : ce mode de reproduction se nomme génération gemmipare. Certains vers se partagent en un grand nombre de fragmens, qui chacun se changent en un nouvel individu. C'est à ce mode particulier de reproduction qu'on a donné le nom de généf^ation tomipare , ou par parties , ou par boutures.

Les petits, au moment où ils sortent du corps de leur mère, sont tantôt nns et déjà tout formés , comme dans les Mammifères, tantôt renfermés dans un loeuf f de là la distinction des animaux en vivipares et ovipares. Dans les animaux ovipares, tantôt les œufs ont été fécondés lorsqu'ils étaient encore dans l'intérieur de la femelle , comme dans les Oiseaux , parmi les vertébrés et tous les animaux invertébrés ; tantôt la fécondation n'a lieu qu'au moment où ils sont pondus, comme dans les grenouilles et les crapauds, dont les mâles se placent sur le dos de leurs femelles et fécondent les (Bufs au moment où ils sortent du cloaque : tantôt enfin ces œufs ne sont fécondés que plus ou moins long'-temps après avoir été pondus, ainsi que cela a lieu dans tous les Poissons ovipares.

Parmi les animaux ovipares, il n'y a que les (Nseaux qui aient besoin de couver leurs œufs, pour que le germe qu'ils contiennent se développe. i

Les petits des animaux ovipares, au moment où ils se débarrassent des enveloppes qui les recouvraient , ont tantôt la forme qu'ils doivent conserver toute leur vie 5 tantôt, au conrâire, ils se présentent sous une forme différente , et subiront plus tard des changemens ou métamorphoses pour arriver h leur état déûnitif. Ces métamorphoses ne s'observent que dans certains Reptiles, parmi les Vertébrés et dans presque tous les Insectes. Ainsi les grenouilles, en sortant de leur œuf , sont organisés à peu près comme des poissqns ^ on les nomme têtards. Elles respirent au moyen de branchies, ont une longue queue,

SUR LES JkMIUkVX. 33

des nageoires au lieu de pattes. Le papillon en sortant de son œuf passe successivement par les états de chenille et de chrysalide , avant d'arriver à son développement parfait et à son état déûnitif .

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