‹ Elémens d'histoire naturelle médicale, Volume 1Chapitre 22 sur 131 · LES QUADRUMANES · texte numérisé non relu

LES QUADRUMANES

Ce deuxième ordre des Mammifères comprend les animaux qui, ont les quatre membres termîhés par des mains ^ c'est-àdire doAt le pouce est opposable el les autres doigts distinerts et mobiles Taussi bien aux extrémités postérieures qu'aux antérieures; à ce caractère principal s'en troutent joints un grand nombre d'autres que nous exposerons successirement. Les Quadrumanes se divisent naturellem^it en deux groupes ou familles, savoir : les singes et les makis.

Les Singes sont les animaux qui , par tous les points de leur organisation, se rapprochent le plus de l'espèce humaine, dont ils sont en quelque sorte la cartcaturo* Ainsi par leur forme générale^ par la faculté qu'ils ont de se tenir debout et de marcher à deux , par la conformation de leurs maîna!, dont ils se servent* comme l'homme, pour saisir les corps qui les environnent, ou porter 1i leur bouche les alimens dont ils se nour« rissent , par l'expression de leur physionomie , où se peignetit avec énergie les passions qui les animent , les smges , de toutr temps, ont été considérés comme les êtres qui, dans l'ordre, de l'organisation et de l'intelligence, doivent marcher immédiate* ment après l'homme. C'est ainsi que Linné , le législateur de l'histoire naturelle, plaçait les singes dans la même classe que Fhomme, et que tout récemment M. Bory de Saint- Yincent, dans son histoire naturelle de l'homme , y a réuni comme upe espèce appartenant au même genre que lui les orangs-outangs, que tous les naturalistes s'accordent à considérer comme de véritables singes. Mais, ainsi que nous l'avons déjà montré {Mrécédemment, l'homme forme à lui seul son genre et son espèce. S'il est vrai , comme il est impossible de le nier, que , par son organisation matérielle, le singe se rapproche de lui, au point de ne pouvoir en être éloigné, cependant il fàUt convenir aussi que l'intelligence et tout^ les facultés qui eu dépendent, comme la pensée, le raisonnement , le jugement , la parole^ tracent une ligne de démarcation bien tranchée entre l'homme et

IBS QlIAJDRVfllAJirtS. 8t

tous les ^autres animaux. « Je Tavoue , dit Euffon , si rbn ne devait juger que par la forme , Tespèce du singe pourrait être prise pour une variété dans l'espèce humaine : le Créateur n'a pas voulu faire pour le corps de Thomme un modèle absolument différent de celui de Tanîmal; il a compris sa forme, comme celle de tous les animaujt, dans un plan général : mais en même temps qu'il lui a départi cette forme matérielle sem* blable à celle du singe , il a pénétré ce corps animal de son souffle divin. S'il eût fait la même faveur, je ne dis pas aux singes, mais à l'espèce la plus vile, à l'animal qui nous parait le plus mal organisé, cette espèce serait bientôt devenue la rivale de rhomme 5 'vivifiée par Tesprit , elle eût primé sur les autres , elle eût pensé , elle eût parlé. Quelque ressemblance qu'il y ait donc entre le Hottentot et le singe , l'intervalle qui les sépare est immense , puisqu'à l'intérieur il est rempli par la pensée , et ail dehors par la parole. >

Passons successivement en revue les di^érens points d'organisation dans les singes, en les comparant à ceux de l'homme; après quoi nous parlerons de leurs facultés morales , de leurs mœurs et de leurs habitudes considérées d'une manière générale ; par ce moyen , il sera plus facile de faire ressortir lea analogies et les différences qui existent entre le singe et l'homme.

La tète du singe approche , dans certaines espèces , de la forme de celle de l'homme , mais en général elle est plus globuleuse ; la capacité du crâne , c'est-à-dire de la cavité osseuse qui renferme le cerveau , est proportionnellement très grande. Â Textérieur, dans les individus adultes, les os présenteiit des ' crêtes rugueuses très saillantes , ce qui annonce qu'elles servent à l'insertion de muscles puissans. Le système dentaire est le même que celui de l'homme, c'est-à-dire qu'il offre le même nombre et la même conformation de dents , si ce n'est que les singes originaires d'Amérique ont , en général , deux grosses molaires de plus à chaque mâchoire. Dans] quelques espèce ^ les canines sont plus alongées , plus aiguës, ce qui annopce et plus de férocité et moins d'intelligence. Cet alongement des canines est en général lié avec la saillie en ^vant des deux siâ- I. 6

çtfoijjpff ,^qai (érigent uq fpus^i^^ plus ou fpolos ^l(m$é m t|cpf(<]|i^, ^einblablp ^ cçloi 4tt chien | 4ç 1^ \p pom de çynoçé^

Cj^içgi^ çgtte dispQsHÎQfl. :îi-(eij c§); çftnfprïo^ pQOime cçl^i dç JHÛff fiî?Si ?P*^^ ^ g^^^**^! U «5t plu? repfq^içé ^|ips s^n upr

lirtist aw w^>^ rI»s prp^a^dç ^ pi^^i^ ^^ i^ saillie ^ ra^4ç

j3piq§ ^çfonflje. L'pï^içjijp ^5]; qu^lq^çCoi» petite et de «pi^Rlç frTWPfiV^^'^ de rbQ«ii;ne, reçpuypfte 4'm?Ç pe^^ nue, i^û i^ei< ejle ^\ pli^? ?ila|ijj;^e çt yçlue. ;.e çmw eçt eu g^nér^l \p^ \(^i\^é,'^ If g igi^rJDe^, opyçrlpç ^fil^^;J^pm«pt w çu de^u», ^"^Mf P-V^>^? P4F W? Ç'^î^PP trts mince d^u^ ^)U| Içf çioge; ^ç |'^|[fflj?t* eop.^^qpnt, e% par u^ç cloison lîj^rg^ 4*"^ *W W^JAU? c^ jijjtfçs finçfis dç rAmériï|uç m^idjqnaî^.

L'an{][le £acial varie, singulièremeut, nop se^leujieQ^ ^ifi^ ^ -^\^^îfî\^ff f^î^^' ^^^ fm^corç 4ans |f$ indiTi^u? d'wpe môme .qpfipçi, i^rif à rtes $ge$ diff^rens. Ainsi, d^^pr^ç Iç)! rççhçrchçs ^ç ]^I^. C^Fiçr et Geqffroi S^îut Hil^ire , il décroît dÇPUJ4 6? -iW-^^:fW'^^ jpré^^nte daî^? Tofai^g-OHta^, Jusqu'à 30 ^e§f^ JB]?'4^ ^ fifCf^ 4^**^ C^riaif^ cypp^îépbales pajYeniia ^ leur ^t^t l^dv^^^f^p^ fofpfif df; 1^ i^te p^fatt exercer une iaflijiçnce tr^s marquée sur les habitudes, le degré d'intelligence içt |^ ipcçgrs,, Çiu5 la l^joiXçi pj?sçu§f d^ cr4ne, ainsi que le fçmarquc 1^, l^^'^^opjl), çqr^ j^riiforméçaent d^veloppéç, pl^is V^^^^^^' j^ç^Çç, s^^f^ çjpiïipl^l^ , plp^ t'iustiuot ser^ pf r^Mt. Cettç p^^ gt^pt yél^^ciç et arrondie, il pu résultera plus de pétulduçç.» Jgjuf d'^Jfl^Atjp.ç^tiçn, ^inç.i qu'eu Iç yqit d§ns les petites c^spèces. gç^n^ plusi Iq ^Jl\lsea^ çn ^'^Ipngeant annpnçp le rétrécissemeijt '^e çell^Ç|Ç^xit^, et p^ç syife yn-et diIyin^tiou dç l'organe encépJji^JJ^qjie, f}y^ Xii)siïi^ç\, bpuj^tgrpssier ^Qi^inera; et les singes ^^^n;f|^ç(jç|o^ïP.fsse reç^Qu^firo^t ^p^ ^ttrihurç massifs des ani- "m^M carjna^sierç, çt n'ajpparaîtrp^t plus avpc cette intelligencçi \|tj4î|imable brusquerie, qi^ car^cl^rise^t Jeç ^ptrçs pa^ft^l^TÇ»

;foâ\?>^/"^; : . ... •: -.

L9S QiKAWnioJiJMu ^

L^ fiicf d^s ^ing^ est, en général, recouterle à'xfim peaa luif ou bien moins yelue que celle du reste du corps. Dans quelques i^spèces, les joues sont peintes < le naandriil se fait remarquer dont sont enluminées ses ]puc |[itudinale$.

La bouche est généralement moins épaisses. Certains sin| boi|che des espèces de poches qu'on nomme abajoues , et dar .mens qu'ils recueillent lorsqu 4i||^ e(. les cultures , et qu'ils < Les piçiJs, ainsi quç qoiis l'^i Irisés comme les mains , ç'es

4istinQt& et u^Qbiles, et que le pouce peut facilement être opposé a^ux autres doigts pour saisir les plus petits objets. Cependant le pouce est proportionnellement plus ççturt que dans Tespèce humaine 3 du reste , t<(us les doigts sont recouverts d'un ongfe mince et plat, et à la face intérieure des mains et des pieds la J^^^ est complètement nue. La proportion desquatrç membr^ n'^st pas la même dans toutes Içs espèces. Quelquefois ils sopt \, PfM pr^ égaux , d'autres fois les antérienr^i sont plus courts , 9H bielle contraiie peut avoir. lieu , comme dans les orangs et 4Ujrt0H( les giV>bons^ q^i ont les mei^bres antérieurs tellement longs, qua, l'animal étant debout* ils descendent jusqu'à terr^. Çqs différences dans la longueur des membres exercent une in- Quence marquée sur la marcliç et 1^ station, ainsi quç nous le Tfsrrops tout à l'heure.

Prévue toutes les parties du corps sont recouvertes de poils f^H^ 9u ifipins Içings et touffus , à l'exception de la face , des i(nains ^% des pi^4$» ^t quelquefois de la partie antérieure de la poitrine çt de l'abdomen , qui , dans certaines espèces , sont plus ou moins complètement nues. Plusieurs offrent, dans la région d<;s (esses, des places plus ou moins étendues , entièrepient dénudées, nommées callosùés, et que recouvre une peau ((p^dj^f qui souvent prend une teinte violacée ou rougeâtre .pfjl^ (19 Q^QÎQ^ il|^I^^ I 8\irtout ^ux é|»pques du rut. Ces çallo-

Digiiced by

84 • ï'M QUADtttllVlAKÉS.

sites, qui sont en quelque sorte des organes de tact dont ranimai iait usage lorsqu'il est assis sur les branches des arbres y existent dat^s tous les singes de l'ancien monde , et manquent complètement dans tous ceux du nouveau contipent.

Les femelles , dans les singes , sont sujettes à l'écoulement menstruel) elles ne mettent au monde qu'un seul petit; ce n'est que dans des cas très rares et exceptionnels qi^elles en ont deux à la fois. Le temps de la gestation n'est pas encore par- ^•ftitemçnt connu. Cependant, dans les 'grandes espèces, H est '* 4'cg|Tiron sept mois. Quand le petit singe natt, il est plus dè- Teloppé que l'enfant à la même époque. ^ Ses membres sont mieux formés , ont plus de force , il peut déjà marcher. Sa mère le tient dans ses bras et Uallaîte pendant plusieurs mois.

Les organes intérieurs du corps' ont une structure presque en tous points semblable à celle de l'homme. Le ceryeau , sauf quelques légères modifications, le cœ^r, le poumon, l'estomac^ les organes générateurs, oi^t une analogie firappante avec ceux de l'espèce humaine.

La plupart des singes ont la faculté de se tenir debout sur leurs membres postérieurs; plusieurs même peuvent marcher dans cette position à la manière de l'homme , comme les orangs et les gibbons. Mais néanmoins ils ne peuvent être réellement considérés comme bipèdes. Et d'abord leurs pieds n'appuient pas sur le sol par toute leur surface inférieure. Leurs doigts et leur pouce sont toujours fléchis et recourbés en dessous , et co n'est que sur leur bord externe que les pieds sont posés sur la terre. Dans les espèces qui se tiennent plus habituellement dans cette position , ils la quittent très fréquemment pour s'aider en même temps des membres antérieurs. Mais la position qui parait vraiment naturelle polir les singes, c'est celle de se tenir sur les arbres et d'y grimper de branche en branche; leurs quatre extrémités également prenantes sont merveilleusement propres à saisir les branches et à y trouver un point d'af^ui aussi ferme ^ue ^solide. Aussi , autant un singe à terre a-t-il l'air dépaysé et embarrassé , autant il déploie de force , d'agilité et d'adresse» quand il se trouve sur un arbre. On le voit alors non ipeuIementgrimperaTecpromptitude jusqu'aufâtte des arbreslea

iiS5 <2VAmmuwBi. 85

j^Qiélevéi, mais s'élaocer en franchissant souTentdetrèignuides ^ distances, et se dérober ainsi à la recherche du chasseur. Plusieurs des espèces américaines sont pourvaes d'une queue très longue, dont ils se serrent comme d'un doigt ou d*un membre aupplémentaîre pour grimper et se soutenir. Cette queue jouit de la propriété de pouvoir s'enrouler autour des corps Toisins et avec une force assez grande pour soutenir tout le poids du oorps. U n'est pas tare de les yoir quelquefois se pendfe accr^ ebés par la queue , et sembler prendre une sorte de plaisir à se balancer dans cette position. Mais la queue des singes ne jouit pas toujours de cette propriété d'être prenante. Ce n'est , ainsi que nous l'ayons dit , que dans les espèces américaines qu'existe cette propriété , qui ne leur est pas commune à toutes. Au con« traire , aucune espèce de Tancieû monde ne la possède , et cet prgane , quelquefois très court , ûi^jt par disparaître dans les orangs et leè^ gibbons , qui en sont tout à ïait dépourrus.

Les singes sont , après l'homme , les^animaux dont le cèrTeau est le ^lus Tolumîq^ux. Ce sont aussi ceux auxquels on attribue ffénéplemen^ l'intelligence la plus grande; Mais on s'est plu à feur. reconnaître, peut-être gratuitement^ un instinct supérieur à c^ui des autres animaux. Le chien , l'éléphant nous paraissent lui être de beaucoup supérieurs par le d^ré de leur intelligince, que l'éducation développe et accroît, tandis qu'elle n'exerce aucune influence sur les singes. Tout chez eux n'e^t qu'imitation: non pas cette imitation raisonnée, qui prouve toujours une intelligence plus ou moins développée , mais cet instinct machinal et automatique , qui est un simple résultat d'une dbposition des parties en rapport avec certains actes qu'ils sont aptes à reproduire. « A l'égard de l'imitation , dit Buffon, qui paraît être le caractè!ae le plus marqué, l'attribut le plus frappant de l'espèce du singe, et que le vulgaire. lui accorde comme un talent unique, il faut, avant de décider, examiner si cette imitation est libre ou forcée. Le singe nous imite-t-il parce qu'il le veut, ou bien parce que, sans le vouloir, il le peut? J'en appelle volontiers sur cela à tous ceux qui ont observé cet animal sans prévention, et je suis convaincu qu'ils diront avec moi qu'il n'y a rien de libre , rien de volontûre

M M» tvâMiinMiiLifaê.

dan» oemi«iitatioii/le sfoge^ ayant des bMii et dea mlM^'t^kf 86it comme «oui; maia dans ionger à noua^ la sîadilîtiside Aeè >rgaDe8 ^rodait nécessairement des monTetnéiif les suites de . mouremens quîressemblent i^stX nformé eonime Thomme ^ le siiig^ ne peut qu# ama lui ; méis se mouToir de tnéme , n'est pièir. Qa'eiî dMine à dens corps bruts \SL mèuÈê n construise ^deiix pefiduldl ^ detix nlàoUnaa o mottyront de mèfae , et l'on auraîf tort dé [>§ sont brutd ou que ces maehitied ne $e méuyëni ainsi que pour s'imiter. Il en est de même du $inge relatite^ aMât au co?ps de l'homme; ce sont deux machines constmites, organisées de méme« qui par nécessité de nature se me^Tentà très peu près dé la mémap'fadbn : néanmoins parité n'est pai îmitatio») Miine ^t dans la matière^ et l'autre n'existe qdê paf l'esprit ; l'imitation suppoie te dessem d'imiter ; le linge est incapable de former ce ctessein , qui demande une suite de pens:ées . et par cette raison l'hoipme peut , yil le Teet> Witëf le si^ge , et le singe ne pent pas mémo Vi|uleir ioûiritef l'homme. ► ^ ^ .-. , «^

La mobilité de leurs sensations eêt excessive. Tous les objets Les frappent et attirent leur attention, que bientèt d'autreè ob* jexB détournent pour ne jamais les fixer long -temps. Ils n'ont fit la mémoire du cœur^ comme le chien et l'éléphant qui aarenl i'ait-aehér à leurs bienfaiteurs; ni même celle de l'esprk, cAt rl4 oublient tout> si ce n'est les mauvais traitemens dont ila si^ vent conserver rancune pendant fort long-temps. Ce n'ès^que pal* l'emploi de la forée, et surtout des coups rudement appU' qués, qu'on peut les dressera certains exercices, dans lesqitelaf ils finissent par développer une adresse extraordinaire. Qni né t'est arrêté dans les villes devant ces singes qu'eli a habitaés i danser en mesure s^r la corde , à marcher àv pas on à Mtê l'exercice ! Mais oe n'est jamais que le fouet k la main et paf la dl'ainté toujours présente du châtiinent que leiir inétîtsrfev^l^ obtient d'eux la manifestation de ces talene toMlieef * les singëi^ dans l'état de domestieité , 9om en général crktfés , ÉiêcYtém^ indoeéU», nélprepres. Ui ettt m maUti pleiair à«iss#^, i IMÊèë,

u» QiritmtrJÉÀNEs. Sf

aVee Hiië sotte et voracité u$ut te qii'<^ leur préië<ltir%ëpëit^ dam qi3M!ll|è«i petites espèees se (but rçotiartjtt^r pdh Jefti^gMtaiësse^fcni* pétUldDce, leur ao«nlérie,> et là gtitch fftIff'Biétf ^e là târlété de lesrs tiioUtetiieM. * -

' Dé^ Tétât iidt^ge, Ité ringas irit«frt dVite fè» mi§; d^wé ilourriaiièiit 4é fririu ou de graitMft. trêi $<Mt«ni ik ^^JW dient llirtM»l6bt ë«s talnMioDè àU dm iàtdim;^^^ ékèttélAi d» tréfr gt^itéB dégOt». ils ^ réiriiiéséftil t<yii}«^tl^ M imàêtêi êôf^teàî titt ttMiliMaseâ^ et paribsent éif quelque so^e rééSÊ^ ftaltrè l'autorité des phis âgés^ qilr se font dbéil* dès fMii^ jàftïii;^, Mxq«els on les «it quelqcielbis iiifliger des piïnitioAl fUitpé^^ relies. ^Qttâtid ils Tont à la maraude , ils plÉéeàt tbtijdùrs «ëàf aettinelles eu obserration ; à la fiioitidre a|q>arenee de dari^; te eri qu'ils fdnt eateadre les w averiit . et où les toH fUiF ivee tiAU rapidité extraordiilaire^ Dém ces txitfmen^ dé dan^^ les femelles se ébattent de leurs petits, qu'elles poifcnt sUr Jéuf iés ou qu'elles tiennent embrassés. Jamais' eMes dèle^abad* ioniMNit ) mMie lorsqu'elles sont blessées ^ et t^t ^éil Mi*' mte iiseï de force pour les soustraire au dstnger. L^'^fiàélié^ meut malMBel est en quelque sorie le settl bbd âeHfUèrit ^ existe ébm les si^le^^ mais auM ti<âi autre iuiâiât tié lé possède e tu plus haut d^fré.

il l'emporie diei eut sur le sentiment, d'silleih^ si puisdMf ^ êè la eonsertation persoeneHe. U n'est pas de daugje^ <|ué là ftjeaelle d'un sii^e b'affrottte poor sauter son peât. iltussi eeè âttadheinent maternel est-il payé dm» tcr^dre reiosi#. IM%* ^on tne une m^e portant son petit et .qu'elle tombe, eehii-ci te l'Aaftdonne juuiais. H pousse des cris,d^ gémissemens, qui sootent ont produit une impression bien pénible sur <^x^ dlaiettt cause et spectateurs de cette scène. C'est uéine pnf êè iboyen eMël, e'est-à-dire en tumft le$ mères, que Ms.9«u«igël le prsieufêut dé jeunet sfaiges pour les éle?er ed ddmestie^. Hbus empruntera» à M. Alfred Ddtaucet le r^lt- d^Ufi tMft MieheÉt d'imUtt' maicMel dab« l'eqièee du iu^.

k M wÊâsêiWê, dÊX-ïï {Joum: Asiàt.^ «ars êi Éff^tÊt^lî à

88 LSS QUAOaUMAN£6«

«liereher deis hommeii, moi pour trouver, des bètes » eé ^i eH gétiéraleipent plus facile. J'ai tu des arbres couverts de boullmann à longue queue {simia entellus) , qui se sont niis à fuir en poussant des cris affreux. Les Indous, en voyant mon fusil, ont deviné, aussi bien gue les singes, le sujet de ma visite, et douze d'entre eux sont venus au devant de moi , pour m'apprendre le danger que je courrais en tirant sur des animaux qui n'étaient rien moins que des princes métamorphosés. J'a-< vais bien envie de ne pas écouter les avocats de, ces macaques^ cepeadaUt, à moitié convaincu , j'allais passer outre, lorsque je rencontrai sur ma route une priacesse si séduisante, que je ne pus résister au désir de la considérer de<f»lus près ; je loi lâchai un coup de fusil , et je fus alors témoin d'un trait vraiment touchaut : la pauvre béte, qui portait un jeune singe sur son dos , fut atteinte près du cœur ^ elle sentit qu'elle était mortellement blessée, et réunissant toutes ses forces, e)le saisii son petit , l'accrocha à une branche , et tomba morte à mes pieds. Uu trait si maternel m'a fait plus d'impression que tous les discours des Brames ; et le plaisir d'avoir un bel animal n'a pu l'emporter cette fois sur le regret d'avoir tué un être qui semblait tenir à la vie par ce qui rend le plus respectable. »

Les singes ne se rencontrent guère que dans les contrée)» les plus chaudes du globe, et particulièrement dan$ les régicms iutertropicales du nouveau et de l'ancien monde. A l'exceptioii d'une seule espèce (le magot) qui vit encore sur le rocher de Gibraltar^ tous les autres singes habitent des contrées plus ovt moins éloignées. Néanmoins , dans l'hémisphère austral , ils s'éloignent encore plus des tropiques que dans l'hémisphère boréal, puisqu'on trouve des singes au cap de Bonne-Espérance et au Paraguay, c'est-à-dire par environ 35 à 38 degrés de latitude sud, tandis que dans l'hémisphère boréal ils n'atte^nent, et encore par une sorte d'exception , que le 27* degré, nord. ' C'est, surtout dans les pays où la chaleur est très intense, et qu^ sont couverts de vastes et épaisses forêts , qu'on volt les singes se multiplier^ £n général, ils ne peuveyaVyivre dans les pays très ékvés^ dont la température e«t sujette à. de trop f çandei et ^4e trop bn^sqoies vi«riatîen$. Une ol^erviftiio^ 4^^^

IJKS QtFAOmUJIAaKXS. 89

é*Mte mMe ^ e'ett que plusieurs p^rs très Tastes, tt qpî lé&r Hissent toutes les condilicws uéeessûres pour U propaçatioM des singes , en sont totalement d^KHirrus. Ainsi on n'en rencontre aucune espèce ni à Madagascar, ni à la ^onrelle-Hollande , ni à la I^ouYeUe-Guiaée , tii enfin dans aucune des tks de la mer du sud.

, , Le nombre des espèaes de singes qu'on connaît aujoùrdliui est très considérable j ils forment plusieurs genres <&tiBet$, qui se groupent naturellement en deux tribus , ravoir :

V* Tribu, IjCS SmcES de l'ancien cortimsiit y qui ont les narines ouyertes en dessous et séparées par un cloison minée j cinq molaires de chaque côté à chaque mâchoire; les yeux dirigés en ayant, et des callosités aux fesses. Ils comprennent : 1** 'Les OaÂMGs {Pithecus Guy.) , qui se rapprochent le plus do rhomme par l'ensemble de leur organisation. Leur station est souvent bipède, leurs bras très longs, ils n'ont ni queue, ni abajoues , ni callosités aux fesses. On en connaît deux espèces : rOraug-outang ( slmia satyrus L. ), originaire des grandes lies de la Sondet, et le Chimpansé (Troglodytes ni^er Geof.), qui vit au Congo.

, T Les Gibbons (Uylobates III.) ont les bras fort longs , des callpsités aux fesses , mais ni queue ni abajoues.

^3^ Les Guenons ( Cerco/n7/tecu^ L. ) forment un genre très iW>mbreux en espèces remarquables par leur longue queue , leurs fesses calleuses et leurs abajoues. Le callitriche ( simia sabœalj^y€^\ est de grandeur moyenne et de couleur verdÀtre. est une des espèces qu'on voit le plus souvent en domesticité.

4® Les Semnopithèqces (Semnopithecus Cuv.) tiennent le milieu entre les Guenons et les Gibbons. Ils ont les longs bras de ces derniers, paraissent manquer d'abajoues , mais ont des callosités et une queue fort longue.

5*" Les Macàqdes {Macacus Làcéf. ) ont des callosité^ et des abajoues, les membres courts et trapus , un museau saillant et u^e queue pendante.

^'* Les Magots {Magus) ne diffèrent des Macaques que par l'absence de queue.

7^ Les CYN0CÉPBAI.E6 ( Cy/ijpcepi^/z^) sont surtout remarqua-

bkfs par Talongement Vie lettt iAMseàa. Ce Éroitt des silïgeâ tééft dérapages et très féroces , que rien âe petit doiiiptér.

2« Tribu. Les Singes dit nouveao continent , qui otit féi hàt-^ rmés làtér^es séparées l'utie de Taatre par une cloison épéts ié ) àix dents molaires de chac{ué côté à chaque mâchoire ; ks fëthL dirigés obliquement j point de callosités aux fesses, ils compreit^ llen^ trois grands genres que l'otl peut éiicore subd^tiëer^èt^ui sorit : *. / /

1» Les &AVA30V& ( Chè^i), dont là q^eûe ei»t Idngdéf et pi>é^ nadte. ^ *

2» Les Saéis (Pithecia), dont là queue ù'est pas ptméhîëi "

S« LesODTSTiTis (Jatchus) n'ont pas laf queue p^ètiaMé^, rféWt que Tingt dents ùiacheliérés comme les sihges de l'ànréleli tùktînent; ils n'ont ni abajoues ta callosités. Leurs éti^^ sont èomprimés et pointus, excepté cetix des pouces de derrière, éé sont de jolis petits animaux , gracieux et îbrt doux.

Lés Makis, qui foraient la secofnde farmille des QuÂdrùraâH^^^ S'éloignent davantage , par TenSemble dé letir organjisdtîoij ; Aà tyt>e dé l'homme, pOtir Se rapprocher dayâritage de" c^và d^ Carnassiers, et surtout^es Carnassiers insectivores. Le fëkté éA encore opposable aux ettrémit^s pôstéHeures comme àûi antérieures j maisaiix mahis postérieures léfrremier ddigt éit^^é d'trn ongle pointa et relevé, taudis que tous les autres ongjas sont planes. Le nombre des incisivei^ n'est plus constamment dé Quatre, comme dans l'homme et les singes; on éh compté fi^ quemment six. Les molaires offrent à leur face istqpérienrè' dcè tubercules proéminens et aigus, leur qùetie est en générât plnà è^ moins longue. Leur poil est laineux et touffn.

Les Makis sont tous origiriaiires dés contrées chaniidéS' de' l'ié^ cîën continent. Ils comprennent :

1* Les Makis ( Lemur) proprement dits, qui totii vivent daté là grande tie de Maddgs^scàr,^ où ils remf)1à<?èiif lé^ singea ;

2* Les Indrts [Indris)^ égâlemeM de Madâ^Scar ; >

3^ Les Loris ( Loris) ou singes paresse^*]! des Indéi 4PrteÉftafes^,-

4" Les Galagos {Galago) d'Afrique;

f6^mikiliAÈiisàë{tëfêiixè)i^llL6ix^

llildicfâé lé* àôîrtiàtK qui aif^péMîemicwt ft î'oMm één Qdidi^tdâ^é^ lié lioti^ offrent rien d'mtéressant sons to rtpfibfti niëâicàtj ikoûs ayons tm cej^êndant def oir entrer à^hs queîqAatf » dStà\U âtir leur or^nisatidD, à cause de ses itipports a^ cA]kt' dé Vhôanhe.

nmsiàmî okôrk bb» ummBÈuBS*

Page 1