‹ Elémens d'histoire naturelle médicale, Volume 1Chapitre 23 sur 131 · LES CARNASSIERS · texte numérisé non relu

LES CARNASSIERS

'^SPouà avons rû , dans la secondé femille des Qaadnmflniet (les Makis) , l'un des doigts, aux extrémités postérieure^) erffrif une grîfte alongée, pointue , et s'éloigner ainsi de cette eonfoÉ»matiôn dé main propre à Thomme et aux singes. Les- Carnassiers vont nous présenter Cet organe encore plus altéré. Eif effet , ici les doigts ne sont plus mobiles et séparés | le pouC« libre et opposable. J^ùe membrane serrée réunit entre eux ton» les doigts , qui , chacun , sont terminés par une yéritable gritiê. n résulté de là cjue lés doigts ne peuTent plus saisir les objets poul^ tës^ porter à la bouc&e , el^ne les,«3ftréiftîté^ rie sont phi« que des organes' de SHSlension et de progression , bien que la mobilité âd$ doigts et les griffes qu'ils portent à leur extrémité Vibre en fassent des armes puissantes à l'aide desquelles ils atta- €[dêtitit9 auff^és shitfttaux dont ils font leur proie.

léii dents sont en même nombre que dans l'hounne et les sîfi^e^; nutis elles présentent des modifications qui sont en rapp6Tt aveo le genre d'^fimensdo^t ftear Carnassiers se nourrissent* Aiti^ leurs caiHiies sont plus longues , plus fortes et pintf aiguë». Léur^ molaire^ offrent des tnbef'cules^ ou des lame^ d*auianr pfM'afîffuftés, qtfilsr viveilt pilus exctcMtvement de matières ani*^ iftâfétt: Lèî^ tfrtrctfEsrtioni^ dé la mâcll^re infi^rieure'son^ serrée» é^ né pëtdàéfè^ iHïcMs mouVemens latérafux 3 les arcadet zy* iâùiàii^èi ithit très saillantes , et donnettt attache aux muscles I^tfiaA^aM qtH ^él^ent $ mouvoir le^ mâchoires qui sont eourtei ^tfpUmt iièiaiîêtoeiit daés fe së^s VertîCin et comme des branches de ciseaux. L'estomac est Siihpié , lèembrafteuic, lél'iriteitMr p ià p&ii W AMlhtàêfà éMtt», à dsusê de hi tfafuré' sèbstan-

JLtn àein\ê molaires présentent des dUTéreiices notables paraii les Carliasiiers selon qu'ils sont plus ou moins exclusÎTement carniiPtires. Ainsi les espèces dans lesque^es Tappétit carnassier est le ]flus développé présentent des molaires armées de pointes ou de lames tranchantes. Dans d'autres au contraire on i^ Yoit que des tubercules mèusses à la surface supérieure def dents. Ces espèces peuvent se nourrir d'iMectes ou même plu» rarement de substances végétales.

Leur ceryeau diffère déjà sensiblement de celui des Veux ordres préTcédens. Il ^t plus court d'ayant en arrière et ne recouvre pas le cervelet. ^

Le sens qui domine parmi les Carnassiers est celui de l'odç^ rat y qui leur fait découvrir leur proie, souvent à des distances fért copsidérables; aussi chez eux les fosses nasales sont-elles extrêmement grandes, ce qui leur 'donne ce museau alongé el^ proéminent qui est remarquable dans la plupart de leurs espèces. **

M. G. Cuvfèr divise les Carnassiers en trois groupes ou tribus, savoir :^es Chéiroptères^ ^s Iihsectivores et les jCARfrivORES^

PRXMI&RB TRIBU PKS CARNASSIERS.

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