‹ Elémens d'histoire naturelle médicale, Volume 1Chapitre 26 sur 131 · Partie em^toyéè :^'ÀttM#tii* n&Aiméh CtHiMi · texte numérisé non relu

Partie em^toyéè :^'ÀttM#tii* n&Aiméh CtHiMi

ILa ëivèTtë est un animal des contrées les plus chaudes 4e i^Âfrîîjùe , du Congo , de la Guinée. Sa grandeur est celle du renard , mais plus alongée et moins élevée sur ses pattes. SoU pelage est cendré, jaunâtre, avec des lignes et des taches îrrégulîères et noires. Son poil est lohg, dur, hérissé, et formant une 'sorte dècrîhière sur le dos, crinière que Tanimalpeut relever à volonté, La (Jueué estlin peu moins lotigue que le corps, noire à son extrémité, annelée vers sa hase, ta tète est alongée, le naiiiseab pointti. Entre Vanus et la vulve dans la femelle , et le pré-

Îmce dans le mâle , est l'ouverture de la cavité dans laquelle se ait là sécrétion Se Phumeur ihu^quée. Cette cavité, dont la gran4èûr vaHe suivant les individus, est utie poche qui s'étepd êhtVéie reblum tet le vagin ; au fond de cette cafité s^ouvrent

4mk Mjte py il itu JteBittl^ifcyyofei i il rtrti<i l f t i

et bosselées extérieurement , et dont diaqne bpssdwe corre»fbttd à un féitîcalii, sécrétantrune inmf.r 4paifis#^ Si«8se; lAi»cmi 4ie ces i»Hre«les en conlieat n^ere^d'aiUres fhm çHm I' «en étmseur, qui Terseiit l4 pcMbltl de ieiit aé^rtf oa , la camité.oomuane. Xè^eslte bumenff 0^é|MMiC €èifm^ M e^0s«itànM d'Mie eftpdee iie fninif de. «^ "^ *' Le» ctVIittetsont des àùhnaui faroueheîi Hratisèes, erf^s^dcft habitudes nocturnes comme «m fcmhieâ et nos remif^s. ^^ei Tirent d'^^s^^x, de {^tits quadrupèdes, d'œu£$, de laissons, et ^ même quelquefois de substances végétales.]^ ^

/ Foiir se procurer plus facilement le patfujîi de la cîvellé, les liàï»itans des pays où vit' cet animal ojii Thabitude de Têlèver eii domesticité. Pendant long-temps même les Hollandais en ont ainsi conservé un grand noaibre à Amsterdam. On les place dans des cages assez étroites pour que l'animal" ne puisse se retourner; on ouvfe la cage pat derrière'; on le saisit et on le fixe par la queue ^ et avec une petite çuîTler d'argeft fai^««xprôs', ou racle l'humeur amassée dans ta poche , et on la'place daiis ui| vase,' que Ton Èouche avec grand soin. Cette opération peut se repéter toutes les semaines et même deux fois par semaine.

^ JL^i^jj^ette ç^ une-matière épaisse y grasse , onctueuse , ay^nt ly^f^iyjffl^^fff du mii4. ou de Taxong^. S^ couleur e$t bruv^ , gfULpd elle est a^petempbe ; mais à TéUt ri^fent elle est pr^si^ue ^ncbàtre. Son (Mleur est exjtrêmement forte et désagréable^ sa faveur 4cre et çbaude. D'après l'analyse qui en a été faite par îi^ Boutron-Cbarkr4 {/c^r». pharm*, t, 10, p. 538), la ciyette t{fï$op9pose4essllbstouc^ss^ivan|es : ammoniaque, élaiine,i^éaf^, ^ucisi, résine, huiW. volatile » matière colorante jaune eX quelques sels.

Propriétés et usagts. Crtte tontière «st bien peu 6<iployée en taédemne de nos jours ; les parfumeurs Seuls en font encore usage. Cependant., d'après^ses qualités, on doit^enser que la civette a 4e» propriétés analogues à ceUes du castorésm et dn ' mUse , o'estHA^ire que o^est un stimuknt et amlspasmodîiqpié ifièrgî^ae^ 0^ troui^e encore dans qbe^ues tihartnaaopéti te

' formule d'#9 tlAjUilWinle mMê'imi^e totm^mm laqnelki cm

"^ L'anîm»! 4|Mte îmmm Mdas âêcrik précédMMBéiit n'eà i^Jn seul qui Ibinrnii^e la ohifCle $ UM «nire ei^pèce^ du mAme gaup, le zîheùk {^verra ziMia , I..), qïd bibi|e lés j[iide$t>fiefttdM^ en .jurait égelemeot i)^ q[mtiU très «oiuMlérâbla. PliMfi«ii

^ antres animanx carti^eft séerète'nt éffilen^t dans une poe|i analogue à c^le de fii eÎTetie et dnrjdMh , we^patîAre fptàm

\ d'une odeur forie ef défl^grèable. ..." . < <

9r Fanide. €f4f^i^>^tr0ê mmplhlMmm.^

lônt en'rapporkaiTecrlf^iea îa^ei|t. te^sm pîeoibres -«mC (gucdeoty et lénrA-doigts réuen fbiit des espèces de rameil s et agiles ^s l'eau , se tràtramifk^nt pkit6t qu^s ne mar^ chent. • 1 ^ ^ % '' -^ '

Cette famille tiç* contient ^ue les deux genres ' suivons : "^ t^Les P^ôûOBs {Phoca L,)> recoUnaissables à leur Auiné alongééi & leur tête comme carrée, à museau tronquée ^ leurs membres sont engagés sou» la peau jui^u^à la partie qui. représente la main eï le pied , qui sont larges et comme palinér.'Ce sont des animaux généralement doux, faeHes à àpprîfoiser, tf^ Tant dans les mers et|lMsentiellement ichthyO[]Aiiaiges. Le phoque commun ou veau mjirin (PI vitulina L.) , d'un gris jaUnâtrè et inarbré, long dé 4 à 5 pieds, se trouve par grandes troupes sur nos'côtes.^ Les mers polaires ea.nbtims8ent des espèces qui aè^ quièrent quelquefois dès diniensions considérables : tels sèiif le phoque à trompe bu éléphant marin (P. proboscidea)j le Itoil marin (/^, jubatd)^ etir.

2f^ Les Morses (Trichsckus L.) , qui ont la forme des Phoques , s'en distingueht de suite par deux énormes défenses qui naissent de la mâchoire à la plaéé des canines , se dHgeam Ters le bas , et ayant quelquefois près de 2 pieds de longueur. L'espèce la p|us commune est connue sous les noms de racho niarine on cheval marin {T. rosmariu L.}. Elle acquiert parfoia

Lxs itâBSvnàirc - ^ toi '

jusqu'à 15 et 20 pieds de longveiir et vil étfà %m WÊsn polaires. 4 '

LES MJfflSUP^An^

Lei tooKfgifte^ ont j^éiim dans c

Torganisation générale tarie beiMco

ports présentent des signes apparte

Rongeurs et aux^dentés. Saisies W

caractères qui leulr. son! pn^res, et

lifltea, et. ^rticulièr^ment Cutter,

tittct« Ces caractères sont la présenc

men, formée par deux i^eplîs de la |

qui partent du pubis ; daqs leibiid . melles. Les petits naissent.à un élai

peu déTcloppés, qu>leur naissaq^

îoppement ^ fœtus de eerlafcii Ml

'f^ cmiceptioQ* Eki sortant de F «ter

'iinîaes et jr restent suspendus ji^

orgaBes aien( acquis léuj complu dé^

sdMiniînale Dût ici roffîce d'une se

JUes organes sexuds présentent qw^ues particularî^s r^

tnaïqttables dans l'ordre des Marsnpian. La matrice est partagée en deux loges par une cloison longitudinale^ dans les €»melles qui n'ont pas encore conçu. Cette eMson (^parait apf ds la conception. De la matrice partent deux longs tubes / atec lesqvels elle communique directement sans que ses ouvertures offrent de rétrécissement ou de col. Ces tubes sont deux Tsgink qui Tiennent aboutir inférîeuremei^â un canal unique, némm é par M. Geoffroy Saint-Hitaire canal uretAro^texuel y et qui est l'analogue de celui qui existe.dans la plupart des Oiseux. Aussi laTcrge, qui est placée en arrière du scrotum , est-elle bifurquée» de sorte que dans l'aoconplement cbacune de ses deux parties s'introduit dans l'un des deux vagins.

La structure de Tutérus et surtout son manque de rétrécissement ou de co| expliquent la parturition prématurée des

l^rfUfiiiiu|b' W|M|m Tœuf est desdbndtt dans Tut^rmi, rien n^ s'opponjl^à ce qu'il *e» sorte , -îî^descendUpar les vagins et 8# trouve porté au dehors. La femé'lè alors peut fa^if^menV^.Jsoit par^a position ^u^eHe f^Feni a«p(k cette circômtaiice (on a ré-

(II^&ent sur le dos à cette •e entrer -ce fœtuç à peine lù il ép4>uvele déyelop- Lut acquièrept dans Vutér

leûre^.les àpimau^ réunif es dif^r^nces lorsqu'on intôt^ en font des CarDia^* in des Édentés, Il résulte e les Man$upiauY forpuent i marche parallèleoicnt è plusieurs des ordres d# itîm^; Aussi Cuvier a-^Til I où familles , savoir ; -j ont de loQgues' eanines fft* ', des arrière-'idolaireaJhMir tèmâ dentaire desCâym^iv famille appartienneiiilbd^

museau très pointai ^/ las «reiHes grandis ^U|ues j 1a^oiM/h« trè» fenduil , la langue^jbi^ râi9ée% la qi^ei^e knigue, ea partie nue et prei^ante^ le poupe de^ piedside dewèipe li^ug et opposable et, sans ongle. Ce soQt detf animaux noctumetf fétide»*, i dé^prcke lente; vivant 4qp les arbres , où ils s6~mai|Hientient facilement à cause de Utvi^ qiieu% prenante. Ils 4ie;i|fiU]:risseiiVd'6iseauK%et dfinsec^es^ ^ même de fruits. Toutes le^ esptcvs slont d'Anb^qpeu

2p Le% J^AiYVKEs {DOiiyurus y Gfofr.)i ' Leur musean est.plas court, leurs oreilles velues, lenr bouche moins fendue j lenlr queue velue et non prenafite, et le^pouQ^ 4es pieds de derviènè pul ou à peine marqué. Toutes les espèces sont originaires de k liPonvelle-HoUande, et vivent d'insectes^ de petits animaux, '4t M grimpent; jamais enr |eS arbree, ? ^ ' '

cjsives larges et petites4|a ^npi^r inférieures exce Oîlgïe, etlcsdçîi nière phalangç.

•4es, vivant 4^08 sont surpris , ils lopij-tçmps op Pi

.originaires des JW uns ont la pe|iu c

^ sqpérieurs, on le 3^ Famille: tfi qu^llsi^n'ôi]^ pas de canines kiférieures ni de pouces postérieurs. Un seulgenr^cofnposeeettéfoniill#^ LesPoTORoosonka^^rosrats {Hrpsiprjrmnus Cuv.)fl|Qnt de petits Marsupiaux de la taille d*nn petit lapin , d*un gris de souris ^ qui vivent à la Nouvelle- Hollande. Les oçembres postërielirs sontfeeaweonp plus grands que les ant'érieurs, Ieuri{tieue est frèiYorte et ils s'enserrent ponr sdiiter j èù un mot, tt sont iëé Kanguros nains qui ont

. mie canine à tà'niàctoire supérieure.

• 4* "Famille, Les tLat%^w*aa9 offrent les caractères des , prë<^dens , mais sont dépourvus de léanines. Le genre Kan- GUROO {Macropus Shauw.) renferme des espèces d'un caractère doux , exclusivement herbivores, remarquables par !e développement extraordinaire de leur train de àevrière et de leur longue et vigoureuse queue. Ils se tiennent ordinairement redressés sur les jambes de derrière , dobt le pied très alongé porte à terre dans toute son étendue. Dans (^ette position , la queue leur offre un troisième point d'appui. Ils peuvent faire dans i^tte position des bonds très étendus. Tontes les espèces sont" originaii^s de la ï>ïoùvelle-Hollandè ou des îles environnantes.

^^FamiUe. ,Les jp[oaf «iPt (Phc^olarctos Bl.) présepiçnt deux looguf» incisives tçns canines ^ la màcboire inféiienre ^ d<^w. longues incisives, <|u«k[ue« petites sur les cètés, et deux petites canines à la mftehoire supérieure. Ce sont des animaux à ;^mbes

^•ia

io4 tluf lo^Gkcktr

courtes été eôrps trapa, îlépôunrus de queue ^^ offnu&t lei; doigt» 4e deTadt |Mrrtagéi en deux groupes pour saisir 5 le pouces |;rand. La seule espèce de' ce genre #) est'd'une couleur cendr<^e.'EU|p vit ur tés Arlnres' 6tt dans des espèces de^

9bfoitt«# {Phascoiomys Geoffr .) ont piii dé canines à chaque mâchoire 5 en >les RôngeursXeu^ tête est plate , leur as qiieuiè> ils ont quatre ongles acix à ceux de devant. Leur démarche est Sont^herbÎTores.Xa seule espèce de irement fVpmbat^ Vît h W Nouvelle- / r extrêmement délicat^. ; ,

s RCftSTGEURS.' \.. / *

* Les Rongeurs constituen| un ordi'ê.fort 4istmct dans la* grande dfsse des Mamlnifères. Leur système dentaire les c^rac^ térise très nettement. ,Deiui longues incisives à chaque mâchoire (1), un espace vide de chaque côté^à la p1aee'4^s canines^, d^t molaires <« à couronne plane , marquée de lignes transv^r sales, ou de tubercules mousses, annoncent dans ces animaux, l'usage de se nourrir de substances végétales, et surtout la faculté de les couper, de les ronger avec leurs ft>rtes incisives. L'extrémité libre de ces dents est taillée en biseau d'avant en arrière^ et elles ne présentent d'émail qu'à leur face antérieure, de manière que leur bord postérieur s'usant plus facilement, elles sont toujours fauchantes. Les intestins sont longs, Testomac simple ou chambré, et le cœcum très développé. ^^

Le cerveau, dans les Rongeurs, est proportionnellement peu développé. Les circon^volQtions et les anfraçtuosités ont dis-

(1) Les deux long/ues dents qa'ayec la plupart des zoologistes nous. DOtnmoDS ici dents incisives .sont considérées par M. le profetseor' Geoffroy Saint-llilaire comme 4e véritables cai^nes. Cette opinion 4^:-' célèbre zQOtomiste est appuyée sur des faits noni)>reirx et des déductions , philosophiques qui lui donnent une grande probabilité

LBS RONGEURS. loS

parQ, et sa surf^tce eat presque lisse. kuAi ces anîmanx ont-ils

^u d'ijplelligenoe.

En géuèral, dans les Kongears, les extrémités postérieures

soQt plus longues cygte les antérieures, ce qui donne à ces ani-,

maux une démarche particulière , et.qui fait que leur course se

compose d'une suite^ sauts très rapprochés. Quelques^ uns se

creusent de^ demeurés soçterilMnes , d'autres habitent inr les

arbr^ , où ils grimpent av^c une gran4e facilité , comme ks

écureuils. «

Ce sont , pour la plupart , des animaux doux et timides, qui

multiplient .«rec une grjuide facilité et se nourrissent de substances végétales , cbmme de (euilles , de racines ou d'écorces qu'ils rongent ou liment arec une gratHie faeilité , à l'aide de leurs fortes dents 5 cependant quelques -unes des espèces dont \ea mâchelières sont tuberculeuses sont omnivores, et même attaquent quelquefois les autres petits 'animaux : lels.sont les rats, par exemple^

/Cuvier a partagé les genres nombreux de cet orJre en deux groupes , sirîyant qu^ls sont pourvus de clavicule , ou suivant qne éet os est '^ Pétat rudimentair'e, ou manquecomplètement.

1 ^T"* Division. Rongeurs CLAVICULES.

^I^armi les genres de cette première division nous citerons ici les suivans :

' 1» Écureuil {Sciurus)» Ce sont de petits animaux gracieux et pétnlans , que l'on recoiraait à leur queue longue , dressée et touffue, à leurs incisives inférieures longues et très comprimées, i leur tête courte , large , et à leurs yeux saillans. Leurs quatre membres sont à peu près de la même longueur, les antérieurs ont quatre doigts, les postérieurs en ont cinq. Us se dressent facilement sur leurs membres {|Ostérieurs , et se servent des anté* rieurs pour saisir et portera leur bouche les fruits et les graines dont ils se nourrissent. Ils grimpetit et sautent sur les arbres avec une étonnante agilité , et sont communs dans les forêts des deux continens. * On â distingué des écureuils lesPéflatouches {Pteromys Cuv.),

9^\ out la peau des flancs très développée , étendue en mem-

X06 liES ROUGEURS.

brane entre les membires supérieurs et }es inférietirs. pe là )ç nom d'écureuils Yolans qu'on leur connaît. ' "^^ ^

2" Les Marmottes { Arctomys Gm.). Leurs incisli^ inférieures sont poiutuesj leurs molaires sont tiib^culeuse|, dix e^ haut, huit en bas. Leurs membres^ sont coàrts, à quatre doigts en avant j à cinq en arrière; la queue est courte^ la têtglargf^ et aplatie , et le corps trapu. Elles habitent les hautes moQt|t-* gnes , où elles s^ creusent des terriers dans lesquels elles^j^'engourdissent pendant l%iyer. Les racines^ les feuillet ^{lé^

re habituelle^ Ce sont <)ès animaux ûr est bonne à mapg^r.

n'ont que huH molaires à cbaquç r des tubercules , présentent deii n^9 sont pointues, Lesloirs^ pour ;nt assez aux écureuils. Its m>P( fruits , et font souverit^'de grao^ ravages dans nos vergers. On en trouve trois espèce,^ en j^rançi^ le Loir {M. gUs L.), qui a U taille d'un rat, la queuc^ touffue, . lé poil gris- brun. en des^s^ blanc en dessous^ Jle Lérot (4^. rfip tela Gm. ) , moins gros que le précédant : sa queue o'e^ \nef^^ garnie qu'à son extrémité qui est blanche; il a une bande noire autour de l'œil qui s'étend sur l'épaule; le Muscandin (}&F. /zt/e/lanarius) : il est gros comme une souris, roux cannelle eud^sus , blanc en dessous. Il niche sur les arbres.

4^ Les Rats {Mus) se reconnaissent à leur queue longue, ^lée , 'Uue et écailleuse , à leurs molaires au nombre de six $^ chaque mâchoire. Ce sont des animaux voraces et destructeurs, qui pullulent avec une effrayante rapidité , et recherchent surtout les lieux habités par l'homme , dans lesquels ils exercent souvent de grands dégâts. Ils sont essentiellement polyphages. Les espèces en sont très nombreuses ; tout le iponde connaît ; 1* le Rat (3/. rautts L.) à pelage gris noirâtre; 2* le Surmulot {M. decumanus Pall.), à pelage grit roussàtre; il e$t plus grami que le rat, et est plus cqmmun à Pétris; 3^ la Souris {^j[. musculus ) .

ô"^ Les Hamsters ( Circetif^ Cuv.") , qui différent des rats par leur queue courte et velue et par des abamies. Lé hapi$t^

concmiiin ^V^ marmotta d'AUemaijnç , 4^ \at, ^posseur dlup B^tif: Upîn,,.^s^d'uii gris rous^tre en dessus, voir en dessoqs et sur Ifsc^tés, arec trois ^chesJblancbe$. ,11 est trè$ commun dans le nord) St sa peau sert h Uire^àes.fovki^rares^

5** Les Cambagnojls (-<^rwco/tf ) qn^ es de^t^ des rjats , mais la queue courte et v^lpe j ils n'ont q^s d'abajouçs. Le rat d'eayi {M* Timphikius L. ) appartient à ce genre ^ ainsi que le caq^j^- ^elou ra( des chamjps^(4/. i^valis\^ gui ^st dfi. la çrosiieu^ (l'^Ile souris.

.V Les Gerboi^s ( Dipu^ Qm.) se reconnaitront facilepient à rextrème déveIo{i|>^meiit de leurs membres postérieurs, $ur les^u^s ces aiûmaux sq dressent ayec une graijd^ facilité 3 leur ^euç esMongue et touffue au ^out. Elles se creusent des terrier» et fiYejçit dans le nord de l'Afrique et de l'Asie. • S^ Le(| Casi;qr«, dont l'espèce cpmmune est, de tous les Kon-' geuss^ tu seule qui i^ous intéresse sous le point de vue médjcal, pavca que c-'^ 4a »eule ^ui npus donne un produit usît^ , le catiq^i^m* Nov^ aliéna, ^7^^ ^^ jjlanxadppl^é.jusqu'ici; dâ-^ iQpri|>e, nfvec qjV^uès d^^ils cet atumal.

/ - Castor. Castor fiber, L.

- ; P«ttie usitée : U Cmstoréum,

' Il 4Êi peu d'animaux dont l'histoire soit plus intéressante et mieux connue que celle du castpr. Soi| industrie pour construire sa demeure, le soin qu'il prend d'en bien choisir l'emplacement, l'art qu'il déploie dans la distribution et l'arrangement de son habita|ion, pnt été durits et admirés par tous le^ ^GrÎYains anciens et, modernes qui ont eu à parler de cet^imal, Au^i eroyons-nonsr mutile de les reproduire ici. C'est dans Buffon ^V)apeut lire tous les détails de cette industrie du cas* t€#jH^ présentée ayeo le charme de style que cet immortel écrivain a su mettre dans les passages de- son histoire naturelle qui se prêtaient h quelques d#teloppemens.

' L^ oastor f st originaire du Canada et des contrées septentrio- Ulto d# l'A;^^« On te tronve a^ssi, quoique pl(»s rarement, en finrape, k iMg des grjai^ls flwTe^, copjime le Danube^ le Wq-

108 i^^ aoN<ïBtiM. '

Bèé et même lê'KfaàM. Sbis éepeitdbmt fl' parait a^^ ét^ dé-^ truît en France; où il était connu tou#t0 nom de bîéifft* 'B n'y a que dans les solitudes les plus rebutées de l'Amérique du nctrd que le castor déploie ioii industrie pour cà>nstruire son habitation. Aussi n'est*îl pas bien certain que Tespèce 'eurfp^ne sèitidentiquement la méineijae celle du Canada. *^V

Le castor est nil animal amphibie ^f approjpbè de la taille dn Uaifeau^Sa tète est «iorondie, dbtsle^ tei oreilles 0prt^, ^s doigts séparés et unis par une mraoibrane palmée ) sa queue est large, plate, comprimée, épaisM, iPecouTerte d'écaillés. L'ammal s'en sert, non seuleméht comme d'une soute de rame, lors* qv'il nage, mais, dans ses conâtruetioiN^.H l'eqqiloie à liattre la ferre ei à Tutiir, comme fkit le Àaeon ared sa truelle. Le poil dui 4)a8tor est assez rude; mab em deMont il offre mie fourrure fine et serfée, impernrWble à l'eau^ jelfirémement reiolierchée pour lé'^rabricatioa des eha{Màajc. Skm p#ljig<t ÉfSt,oiilûÉibettent roui. Quelquefois oh toit des iàdiTidus qui loèt itt^, d'amgres. bldkids,etmémetonià fiilUanes^li^eÉsjtor^ n^^eit i64|élé, surtout peçitet l'hifer. Us se^ noifNrrisKent d'éci»*ce d'ai^bres et^ de poisson , qu'il/i a^nt pi^ndre .en. plongent Qubi^ trêik. ftrouciies, on parvient cependant h les apprîT^^I)^ ai^^c^îlité. Il n'est pas rare d'en wr en France à l'état de d^§stioilé. L'été dernier, il en existait un couple au'Jardin-du*Koi.

L'anus et To/ifice des organes génito^rinâires vftnneift abontir dans une .catité commune, nommée cloaque. De chà-' que côté de cette ouverture son^ deux paires de poches glanduleuses, çt c'est la poche supérieure qui contient le castoréum. Les glandes placées en dehors detes poches y versent l'humeuf qu'elles sécrètent, et qui s'y amasse de manière à les i^mplir presque complètement. A leur face intertie , les poches glanduleuses sont garnies d'un grand nombre de pKs ou lames saillantes ; elles iriennent aboutir atf prépuce par un conduit plus ou moins alongé.

Ce sont ces pocbes séparées de l'animal » et remjplies de l'hvmeur qu'elles contienneflt, qae- l'on trouve dans le commerce de la droguerieieous le nom de c^25/or^{<m.4Pendant long-tempt on a cru que cette matière était les deuic testicutes du castor»

ign^ ffllJBUl s^anachait ln-»ême lorsq^H le chisseur^ et q«e c'était mprix de eettei laissait la Tfe.^]P{ovs B'avms pas faeioâi /le 4oAtoaaremuiu i'absordlîté dqiw si I

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