XIV. INT&ODCQnOlf
déjà compo9é(^^ qm chacnae concourent à une certaiqe fonction , et 4]ue pour cette raison cm nomme atyanee^ Cet arrajagement dea divers élémens liquides ou solides qoi entrent dans la formation des corps or*^ ganis^ constitue Vorganisaêian. Les parties qui con* courent à c^tte organisation sont dans un mcNivemeiit continuel de décomposition et de recomposition. Ce mouvement est la vie, qui se prolonge tant que la force qui préside à soa entretien , et qu'on nomme irriiabi^ Uté^ existe dans le corps organisé, mais qui cesse quand celle-ci vient à être détraite.
Au contraire, les corps anorganiques sont plus simples dans leur composition. Ce sont en générsd des molécules de même nature qui les composent. Le corps une fois&)rmé| ses molécules restent fixeset invariables. Ici plus de mouvement , plus de vie. Aussi les corps anorganiques ne possèdent-ils que les propriétés générales de la matière; tandis que dans les êtres organisés, à ces propriétés , qu'ils ont en commun avec les premiers , se joint Tirritabilité, source du mouvement et de la vie.
A cause de cette simplicité de composition y un corps anorganique peut être réduit en ses élémens par le moyen de Fapalyse , et recomposé par la synthèse. Il n^en est pas de même dW corps organisé. L^analyse peut nous faire connaître sa composition , nous pouvons isoler les élémens qui le forment ; mais ici se borne notre puissance : nous pouvons détruire un être organisé , mais le reformer , jamais.
Ainsi donc dé grandes différences se présentent à nous pour distinguer les corps anorganiques et
IlITftODUCmOIC. XT
les Corps ^gaiûés. Résiunons eo peu 4e mois ces différences.
4 ° Les corps organisés sont nés par suite 'de la gé- . aération; les cei'ps anorganiqoes sont p^rmiê par suite de Tattraetion*
2° Dans les premiers y la durée est limitée; elle est au contraire illimitée dans les seconds.
S"" Les fermes sont arrondies^ irrégulières dans les unsf elles sont régulières ^ anguleujses, cristallines dans les autres.
4"* V accroissement^ circonscrit entre c^taines limites dans les corps organisés^ se fait par intussuscep-^ tion ; illimité dans les corps anorganiques, il a lieu par juxtaposition.
ô"" La stntchere est variée dans chaque partie d^un être organisé ^ tandis que dans les corps anorga-^ niques chaque partie conserve les caractères de la masse.
6"" La cempeeUion est compliquée , mobile, variable dans les uns, simple et fixe dans les autres.
T Enfin les corps organisés , indépendamment des propriétés gâiérales des corps, en possèdent une autre cp^on nomme irritabilité , dont sont privés les corps anorganiques.
Considérés d^une manière générale, les corps dont s'*oc(»ipe rhistoire naturelle sont d(mc de deux sortes: les corps anorguniptes ou bruts , et les corps orgarnsés et vivans» Toutes les substances minérales, comme les terres, les métaux, les sels, les marbres , etc., appartiennent aux corps bruts. Les corps organisés comprennent les végétaux et les animaux.
ILVl INTRODUCTION.
Au premier abord , rien de plus facile cpie de dis-* tioguer uo animal d^une plante, un homme dW chêne ou dW chou. L^on en cfiët est un être d^une organisation plus compliquée , doué de la faculté de se mouvoir, de se transporter à sa volonté d^un lieu à un autre (lodomotion), ayant une volonté, des désirs, des organes pariiculiers pour percevoir les sons, les odeurs , les saveurs , pour se mettre en rapport avec les corps extérieurs ^ ou les toucher, introduisant ses ali-^ mens dans son intérieur, ayant un canal spécial où ils sont convenablement élaborés avant d^ètre employés à la nutrition et à Taccroissement des parties. Remarquez au oontTsdre le végétal : immobile à la place qui Fa vtt naître , il n^a ni la faculté de se mouvoir, ni celle de pouvoir manifester ses désirs ou ses douleurs. La hache pénètre dans son tissu , et Tabat , sans qu^aucun signe extérieur vous avertisse de ses souffrances. Cependant il vit , il s^accroit comme Fanimal. Mais ce sont ses ra«cines plongées dans le sein de la terre , ou ses branches et ses feuilles étendues au milieu de Fatmo^phère, qui absorbent les substances qui doivent lui servir d^aliment. Id point de canal alimentaire dans lequel ces substances soient élaborées ; à mesure qu^elles pénètrent dans le tissu végétal , elles sont immédiatement employées à la nutrition.
L^une des différences les plus frappantes qui existent entre les animaux et les végétaux, c^est Fexistence d^un système nerveux dans les premiers , qui manque totalement dans les seconds. La présence des nerfs se réimissant à un centre commun dans les am'maux , donne à ces derniers une fonction particulière , la
sMdbiliié^ (]foi n'6xîste nuHémefit parmi les végiéhiux. G^^ ce^e sen^ibîSté qtii présidé à phisiéWs foùctki'iiis ; c^est eHè qui fait que le» adim^ax deblenty qu^Hji oilt dés T^loiltés, des désirs, A&s seiri pôut lfe# méCt]^' en ra^ port avec le$ corps exléi*îeurs. Le système i*ervett5c présente de très grandes difllërences dans \t$' diverses classes d^anlmaux. Cest en général un axe plus ou moHis renflé dansdifferens points de son étendue, d'où pirlént une foule de rami&caiions cjur se répandent dans les diverses parties dé PaiiimalV et qui iait que èës pwtiésne peuvent être influencées d^une manière quelconque sans que la réaction s'étende «hi centre C6m~ mun , qui en donne la consbience à ranimiiàl;
Les Végétaux, jm cbotraire, n^om pa» d» nevfil, Oè^ pendant Mv Bu*rociiet a ci^jiiôurotr assimiler âU'^y^ tème nerveux les granules colorée 4na^od' dbieri^ dans le' tissu végétal. JNbiHP t^ons^ riéfiitë atlleors^cette ojiinion. ( Voj^« Nomr. Eténenè dé iotant^êi i» physidL péff^aleyé* édiÉ.yiV neifaiitrpas confondre ^^rseo lasensibitité, fooctioil inséparable du ^stèoie nerveux qui en est Forgane, Texoitabilîté,' qui n'est qu^une propriéké de tissu, eotnmttne à tous les' êtres' orgafnisés. Si certains végétaux ^écatenC quelques mouveteens , cW envertu de cette propriétés
La structure des animaux est piuB compliquée que cette des végétaux^ o^est-à^dîM quele nombre dies'^lémens* organique^ qui> les* forment est< bea^ïéotip pftiis cônsidérai>le. En effet, dans les plafotes , Tatialyse ne nous montre que deux tissas élémentaires^ le ceUdlaireet'le vaseulaipe* Mais dans les animant nous tMu^ vons des os , des muscles , des nerfs , des vâvsseaui^ de
XVill INTRODUCTION.
pI^sieiH'S ordr6Sy4^$ menibnines de nature variée^ etc.
Le^ végétaux 9 de même que les animaux , exécutent dôp mquv^mws purtîels ; mais il n^ a que ces derniers qi^i jcHiissi/ei^t de la faculté de se déplacer en totalité pour se transporter d^un lieu dans un autre : en un mot i la locomotion volontaire n^existe que dans les animaux.
Nous avons déjà' indiqué les différences que présentent les animaux et les végétaux , quant à leur mode de nutrition. Les substances qui servent à cette fonction ne sont pas. non plus les mêmes dans ces deux classes d'êtres. Ainsi , tandis que les animaux se nourrissent de substances appartenant au règne organique , les végéta^ v^i^ contraire « n^absorbent et n^emploient à leur nujtrilion que dessubstancesanorganiques, comme de i^eau , des gaz et des sels , etc.
Enfin Y Tanalyse chimique nous; fournit encore un moyen de distinction entre les deux grandes classes de CQrps organisés , ea nous montrant dans les animaux la prédopEitDAaœ d^un principe (Fazote), qui n^existe pas , ou du moins que bien rarement , dans les plantes.
Certes, il est difficile de confondre des corps dont les différences sont aussi tranchées. Cependant cette distinction n^est plus aussi facile, quand on descei^ des aniiïiaux et des végétaux les plus compliqués , pour comparer entre eux ceux dont Torganisation est la plus simple. On trouve alors que les caractères les. plus impprtans 9 comme la faculté de se mouvoir , la seniibilité et rexistence d^un canal pour les alimens , disparaissent chez plusieurs animaux; tandis que cer-^' to^içs plantes^ comme la sensitive^ les conferves, par