Partie usitée : la graisse ou axonge. Nom phi Graisse y Saindouo
Le sanglier qui vit sauvage dans i la souche de tous les cochons domei breuses variétés se sont répandues ( contrées du globe. Son corps est trapu, raides, brunâtres et hérissés 3 sa tète es gnes et redressées, son museau proémi
bordé dans son contour, et offrant les deux narines à son extrémité. Ses pieds sont fourchus, comme ceux d'un grand nombre de Ruminans. Le nombre de ses incisives est de six à chaque mâchoire ; ses canines sont longues, recourbées, sortant de la bouche, et formant deux défenses prismatiques et aiguës.
Le sanglier est un animal très sauvage et immonde, qui vit dans les grandes forêts au voisinage des mares et des étangs. Il se plattà se ruer dans la fange, fouille la terre avec son boutoir, qui est d'une force excessive, pour y chercher les racines, qui sont sa nourriture principale.
Le cochon domestique s'éloigne assez du sanglier par sa forme générale, par ses poils moins nombreux. Il varie singu-
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lièr«iD«iit qvant à sa couleur et à ses proporfiopi. Eleré dans Bos basses-cours, il s'y nourrit de fu])Stances animales et végétales j il s'engraisse arec la plus grande facilité. C'est un aninal extrêmement utile par sa fécondité, puisque les femelles donnent quelquefois jusqu'à douze et quatorze petits d'une même portée, et cela deux fois par année.
La t^air du cochon est fîne et délicate. Toutes les parties de cet animal sont également bonnes à manger, et l'on sait la facilité ayec laquelle «n les conserve en les salant et les fumant. , .^'est avec sa graisse fondue et purifiée qu'on prépare l'axonge, employée en phanna<^ à la confection fies onguens et des pommades. ' .r
Pou^ jpréparer l'axonge, on prend les masses de graisse qui environnent les reins, les côtes et les intestins. On les coupe par petits morceaux, et après les avoir lavées pour les débarrasser du sang qu'elles contiennent, on les fait fondre à une do.Heei (;]|ialeur; puis l'on ps^çse sans expression.
D'après les belles recherches d9 M. Chevreul, la graisse se nt de deux corps simples : l'un , qu'il ble h 8 degrés, et peu soltîble dans l'ali'autrç, nomme stéarine, se fond à 33 deins soluble dans l'alcool. Traitées par la ;ances se changent en deux acides partiparatt surtout formé par l'élaïne, et le provenir en grande partie de la stéarine*
B. Un sabot à chaque pied. Solipêdes.
Cel\^ çUvision 4e$, pachydermes ne $e comppse <|uq du 9m\ genrç qvi^ rf i»fern?.e le cheval {Equust.) proprement dit, VA«f , \fi ^i^\>T^ et 1^& loutres espèces analogues. Ce genre est bien cara^çl^rUé p^ &^ iorim g^nérale^ pâur son sabot unique, et parce qme ^ pifèç^ ont les trq«s sortes de dept^ des autres MaBdmî-
Sous le pX)int de vue médical, I'anb seul {Eq. asinus L.) méritUPf i^ d'être cité ici k cause du lait que fournit sa femelle, et ^ taisi fréqueaiment usité en médeeiae. Maianous en parle-
LBS RUMINANS. ng
rons en traient des différentes sortes de lait, i rartîcle qui a pour objet le lait de vache.
HUITIÈME ORbRE DES MAMMIFERES.
lES RUMINANS. '
Les ruminans tirent lepr nom de la faculté singulière qu^ils po^^dent de mâcher une seconde fois leurs alimens , de les ruminer, faculté qui tient à la disposition de leurs estomacs, qui sont au nombre de quatre. Le. premier et le plus grand est \di panse j dans laquelle les herbes arrivent après avoir été grossièrement divisées par une première mastication. Le second est le bonnet qui est petit , de forme globuleuse et garni intérieu* remcBt de lames réticulaires analogues aux alvéoles des abeilles, Le tro'^sième ou feuillet est grand , partagé intérieurement par un grand nombre de lames verticales. Enfin on appelle caillette le dernier estomac, qui est petit, à parois éparses, et dans lequel les alimens sont vraiment digérés.
On doit à M. le professeur Flourens des recherches et des •xpériences curieuses sur le mécanisme de la rumination. Nous allons en présenter ici les principaux résultats :
Déglutis une première fois, les alimens font un certain aé'^ur dans l«t deux premiers estomacs ; ils s'y ramollissent et y macérer t : ainsi ramollis et macérés, ils sont ramenés à la bouches, soumis à une seconde mastication ; déglutis une seconde fois, ils i^ont alors comme disséminés dans les trois premiers estomacs, d'où ils arrivent enfin dans la caillette où se fait la chiinification.
C'est dans le demi-canal, étendu de l'œsophage au feuillet , que se forment les pelottes. Les deux premiers estomacs i^ . contractant poussent les alimens entre les bords du demi-canal; celui-ci se contractant à son tour rapproche les deux ouvertures du feuillet et de l'œsophage ; ces deux ouvertures fermées par suite de leur contraction saisissent une portion des alimens et en forment unepelotte.
Les alimens non ruminés vont immédiatement dans les devx
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premiers estomacs. Les i^Kmens rummét passent seuls dans le deux derniers. 11 y a deux yoîçs distinctes de déglutition, celle de Vœaofhage^ qui conduit au:fc deux premiers estomacs, <^lle du demi-canal, qui conduit aux deux derniers. Lesalimenf non ruminés , grossiers ou d^un certain volume , prennent la premier^ ▼oie, parce que dUatant à cause de leur Yolumecrouyertnre inférieure de l'œsophagô îïs sont directement portée par aopi Qurerture dans les deux premiers estomacs; tandis que les alimens ruminés atténués ou fluides, (a-ennent la seconde voie, parce que trouvant Foutèrture inférieure de l'œsophage fermée, ils n'ont d'autre issue que celle du demi-canal qui les conduit dans les deux derniers estomacs.
LesRupuinans manquent d'incisives à la mâchoire supérieure; plusieurs sont aussi privés do canines ; les molaires sont plates et odGrent deux doubles croissans. Des pieds se terminent par deux sabots y qui se touchent par leur face interne qui est plate, de telle ^cte que le sabot semble unique et simpjement fendii; de là le nom de pieds-fourchus^àonné aux animaux de cet ordre. Les detix os du métacarpe et du métatarse sont soudés et for-», ment un seul os très alongé qu'on nomme l'os du cam>n.
Les Rumipans sont des animaux paisibles, qui vivent exclusivement d^herbes. Ce sont de tous les Mammifères ceux dont l'homme tire le plus de services. Plusieurs sont employés comme bétes de somme; leur chair est celle dont il se nourrit habituellement, et leurs dépouilles servent à préparer les étoffes dont il forme ses vétemens.
Parmi les Ruminans un petit nombre n'ont pas de cornes; les autres en portent deux qui naissent des os frontaux. Ces cornes peuvent être pleines et caduques , ou creuses et persistantes. Ces différences servent à établir trois subdivisions dans cet ordre. . -
§. I. Ruminans sans cornes, ♦
- Cette première division ne comprend que deux genres , celui des Chameaux et celui des Chevrotains.C'est h ce dernier genrç q^'iippartient l'animal qui fournit le musc.
LES AUMINANS. tSX
!<> Le gelure des CiuifBiiiix ( Camelus L.) a des incisives aux deux mâchcHres; le museau alongé obtus; le cou long et arqué^ les jambes également longues et les doigts au nombre de. deux réunis presque jusqu'à Textrémité en une semelle commune} une ou deux loupes graisseuses sur le dos. On en distingue sur« tout deux espèces : le Chameau proprement ^it [Ç , bactrianu$) doni; le poil est brun foncé et qui porte deux bosses. Il est originaire d'Asie , et le Dromadaire ( Ç. dromedarms L.) qui n'a qu'une bosse, est plus éleyé sur ses pieds, d'une ' couleur plus claire , il est répandu dans l'An i de l'Afrique.
Ces deux animaux, d'un caractère ci le, sont d'une
immense utilité pour les peuples d l'Afrique. Ce
sont des bétes de somme précieuses p leur patience
et leur excessive sobriété , en mém leur chair et
leur lait peuvent fournir une nourriture très saine et très abondante.
2* On a séparé des Chameaux le genre Lâmâ {JucheniaAlllg. qui ne porte pas de bosse sur le dos , et dont les deux doigts sont sépares , ce sont les chameaux du nouveau continent. Ce gef^e comprend plusieurs espèces, entre autres le Lama proprement dit {Auçhenia g lama Illig.) et la Vigogne (-^. vicugna Desm. )
3** Les Chevrotains (Moschus L.) ont les formes gracieuses et syeltes du chevreuil; pas de larmiers et une énorme dent canine de chaque côté de la mâchoire supérieure qui sort de la bouche et dépasse de beaucoup la lèvre inférieure. Parmi les espèces de ce genre, qui toutes sont originaires d'Asie, nous décrirons ici la suivante :
Chevrotain porte-musc. Moschus moschiferus L.