‹ Elémens d'histoire naturelle médicale, Volume 1Chapitre 51 sur 131 · LES MALACOPTÉRYGIENS ABDOMINAUX · texte numérisé non relu

LES MALACOPTÉRYGIENS ABDOMINAUX

Les rayons qui soutiennent les nageoires sont mous et cartilagineux, et de plus- ^e nageoires ventrales sont placées à la partie postérieure de l'abdomen. Cet ordre très nombreux en genres et en espèces comprend presque tous las poissons d*eaa douce. Cuvier l'a divisé en cinq familles.

1'^ Famille. Les V^ prê nmtae: La bouche est peu fendue^ les mÂcboirés faibles, ordinairement sans dents^ celles-ci exisleq^ sur les pharyngiens. Leur corps est écailleux; la dorsale n'est pas adipeuse. Le genre Cyprin est le type de cette famille; il renferme la Carpç vulgaire (Cyprinus carpio L.) 5 la Dorade de la Chine (C aureus L.). C'est û jolie espèce que nous élevens dans nos bassins sous le nom vulgaire de poisson rouge ) h Barbeau commun (C. barbus) ; le Goujon (C. gobio L.) ; la Tanche (C. tinca L.);la Brème commune {C. brama L.)^ le Meunier (C. dabula L.) ^ 2^ famille^ Les MSmmmmm. N'a pas non^i^uf de nageoirf dor-

salèa clipeii8e^r<08iiilermaxillaire porte sevl des dents et forme presque totalement la màehoire sepérkare. Le genre Brocàet (Ewx L.), et les dhrisions qu'on lui a fait snbir^ forme cette famille. Le Brochet commun [Esox luciui L.) est une des granaes espèces de nos rîyières. Il est très Torace et détruit un grand nombre d'autres poissons plus faibles. Le genre Exocet (Exocetus L.) est remarquable aussi par la grandeur e:(cessiye de ses nageoires pectorales ; ce qui lui donne la facilité de se SMtenir quelque temps dans Tair. Il renferme des espèces connues sou% l^s noms de poissons voUmts.

- 3^Famille.'Les JMiMroVit^*. L'ni à^ caractères les plus propres iî'dîstinguer les poissons de cette famille^ c'est cnie leur peiRi est une et dépourvue d'écaillés , ,et porte seulement de grandes plaques osseuses; très souvent ils ont à la partie postérieure de Hur dos une mageoire adipeuse. Parmi les poisson» de cette fâmille, lio«is ferions reauirqoer le Silupe éleetrique {tSUurus electricus L.), qu'on ^outo dans le Nil et an Sé- B^l, et qui fiit éprouver, qa.aiul cm le tottcbe, une commotion électi:i<pie, comme la Gymnote et la TofffMlle*

4* FamîHe. Les MMlm wm nU Ê ^mé Le corps est écaàleax et porte une première dorsale à rayons mont, et une seconde qui est adipeuse, e'est*à-dire formée par nn repli de la peau rempli de grûsse. Cette famille se compose du grand genre Saumon (SaimoYi.)^ qui comprend les espèces suivantes : Le Saujion omûiiui {Salmo salar L«)> qnt vit par grandes troupes dans tMOes les mers polaires, et qui entre et remonte dans les grands fieuves^ la Truite saumonée (S. trutia L.), dont la chair est rougeàtre; la Truite commune («ï.^rioL.) ; l'Eperlan {S, eper^ lanush.), etc.

.6? Famille. Les €fiupm%ét09. Leur corps est écailleux, mais sans dorsale adipeuse ; la mâdioire supérieure est formée à la fois par rintermaxillaire et les maxillaires. Le genre Ctupe ou Hareng (Càipeà) en est le type. Les espèces les plus remarquables sont : le Hareng commun {C. harengus L.), qui vit dans les mers polaires, où il passe l'hiver^ et arrive au printemps dans nos contrées par essaims innombrables qui forment des espèces de bancs quelquefois de plusieurs lieues d'étendue

f^O P0lfl8O9S

et d'uDé'épaksettr eonfôUmUe; la SariUiie (<?. uu^dmaL»)^ YAÏose {C a(o^âL.)vqui reisonte dans les graiidbflei|Tes;rAii<chois {C ^êcrasicolut L.), eto« La plupart de ce» Poissons sont les* types d'autant de sous-genres établis parmi lee Oupes à$ Linnté.

TROSIÉME ORDRE DES 1>0ISS0NS OSSEUX.

XES MALACOPTljRYGIENS SUBBRACHIÈNS.

. Les dorsales, sont ai rayons mous , et les abdoininales sont suspendues sous les pectorales. ^ *

V^ Famille. Les étaéÊ^iamm ont le corps alongé et r^lîôrement comprimé; leurs ventrales sont aiguisées el^^pointes. Cette CaiciiUe se compose du grand genre Gadus de Linné, qui comprend les espèces suivantes j 1° la Morue [G. morrhiiaL,)^ si commune danis toutesles mers duKord, od ells" est l'objet d'une pèche exeessiyement importante ; fraîche , elle porte en France le nom de càbeLiau s on la aale en aboidance , et dans cet étal on la transporte dans presque toutes les ccmtrées du glob^e ; 2» le Merlan (G^ merldngus L.) 5 3<> k Morue longue {G. molua L.)^ presque aussi afoondànte^^que bblfwwe ordinaire; 4* la Lotte de rivière (G. lotAh.).

2"" Famille. Les JPImis*oseeeto9, ou Poissons plate , sent bienfaeilesàrecortnaltfeàleur défaut de symétrie, qui s^observé surtout dans la t^, portant les deux yeux ôxl même c6té«Leor corps est très déprimé^ coloré sur sa face supérieure , presque blâoc inférieuremeftt. Linïié réunissait tous ces Poissons dans son grand genre Piauronectes. Nous mentionnerons parmi lés espèces : 1* le Carrelet (P. plàtessa L«), reoonnaissable aux ta-^ ches aurores qu'il porte sur ses côtés ; 2^ la l^iie (P. flevus L.), qui remonté jusque dans les rivières ; d? la Limande (P . Umanda L.) ; 4<» le Turbot ( P. maximus L.)',^9 la Barbue (P. rhom* bus L.); ^ la Sole (P. soleah.). Tous ces Poissons ont la qhair blanche, délicate', et sont très recherchés sur nos tables.

Page 1