QUATRIÈME ORDRE DES POISSONS OSSEUX
LES BiALàC(MPTÉRYGIH!«S APODBS.
Ils n'ont pas de nageoires ventrales » et presque tous ne rïip-
prochent plus ou poins delà forme ^e notre A9guî%^f|l^ en est en quçlcjue sorte le type. Parmi ces Ç({isson$ nous reQ^<« c(uérons 1^ F Anguille 'commune {Murœnpi^guillaL.)^ si abour • dante dans nos riTières 3 î® le Congre oii Angi^illâ de mer.(iK/^ conger L.); 3° la Murène commune {M. Heie^L.)ê^9\ai Méditerranée : ce poisson , de couleur marbrée , a des mâchoir^, bien armées j les anciens l'éleraient dans des viviers et faisaie|it g^nd cas d^ sa chaiir; 4^ le Gymnote électrique ( Gjinûiotus electrlçusL.), vulgairement Anguille électrique de Surinam : il vit dans les rivières de l'Amérique méridionale , et y acquiert quelquefois une longueur de cinq à six pieds. Son {ypparçil . électrique est placé dans l'épaisseur delà queue. Nous dirpiu^ quelques mots de cette singulière propriété que possèdent certains Poissons en parlant de la Torpile , /jui vit dans nos meqi> et sur laquelle on ^ lé xaleux étudié ces phénomènes. Foy^ , ToRPiLS, parmi les Chondroptéry^pens symphyiiobranches^
CINQUIÈME ORDRE DES POISSONS OSSEtX.
lis tOPBOBMNOaES.
Le petit nombre dé Poissons réunis dans ce cinquième ordre se distingue facilement de ceux qui entrent dans les quatre ordres précédens par Ik forme de leurs branchies. Au lieu d*étre peettnées , elles forment de petites houppes rondes disposées par paires le long des arcs branchiaux 3 leur corps est dur, cuirassé et presque dépourvu de chair. C'est dans cet ordre qu'on trouve le genre Syngnate ( Sjrngnatus L. ] , dont quelques espèces , grêles et très alongées , sont connues sous le nom vulgaire â^AiguiUes de ntér^ les Hippocampes ou chevaux marine , et «nftn les P^Mes*
Vaa^VSL OIUDRE PES POISSONS OSSEOX. '
LES PtECTOGNATES.
La di^po(iilio& 4es eus qui forment la mâchoire supérieure coi&sUtoe le caractère distinctif des Poissons rai^s dans eet ordro* L'osnaxiU^fe ^t soudé intimement avec l'inter-maxillaiM » qm à lui iw\ couititm la mâchoire supérieur» » et l'ar-
igsf potstoifê cAftTii|Miimiux>
cade pâlaitlfo, réunie au crâne , n'a aucune mobUité; la cavité dèl braùcliîes ne 8*o«fre à rextérieur que par une petite fente , les opercules étant cadiés sous une peau ëpdsse. On a dlTÎsé cet ordre en deux familles.
1'* famille. Les C^iefie#ifoseto««LesdefeiU80nt remplacées par une matière éburnée qui reyèt les màchpires, et qui a en • quelque sorte la forme d'un bec de perroquet Ces Poissons , dont le eorps est plus ou moins arrondi et garni de. piquansi en avalaht de l'air, peiirent se gonfler comme des ballons : dans cet état ils ne peuvent plus se diriger, et flottent à la surface de l'eau le Teiitre en dessus. On les a distingués, d'après le nombre dèsjpièces ébumées qui garnissent leurs mâchoires, en Diodons^ Triodons et Télraodons.
' Jl* Famille. Les i9crl^roef#ritt#« ont la peau dure et rétètue d'écaillés rudes ; leur bouche, prolongée en un mu- •eau conique , est armée de dents peu nombreuses , mais distinctes, à chaque mâchoire.
Cette petite famille se compose des deux genres Baliste et Coffre. Les Balistes {Baiistes L^) ont le corps comprimé et huit dents tranchantes à chaque mâchoire : ce sont des Poissons remarquables par l'éclat et la Tariété de leurs couleurs, et qu'on trouvai particulièrement dans les mers tropicales; les Coffres [^Ostraêon L.) ont le corps recouvert de grandes plaques soudées, qui forment une sorte de cuirasse ou d'enveloppe dure et résistante. Ils ont très peu de chair .
T Sous-classe. Poissons cartilàgimbux ou CHONDROPTÉarciENS.
Le caractjère essentiel des Poissons de cette secoade série consiste dans la nature cartilagineuse de leur squelette. La matière calcaire ne s'y dépose que sous la forme de grains épars qui n'ont plus entre eux de cj^mmunication , et quelquefois ce squelette est réduit à si peu de chose , il est tellement mince et membraneux, que ces Poissons , les Lamproies, par exemple , conduisent tout naturellement aux animaux invertébrés. Ce qui n'est pas moins caractéristique dans les Poissons cartilagineux, c'^est que leur crâne est formé d'uue seule pièce sans sutures , \ oà U est néaumoim encore possible de distinguer les di«
rotssoNS'€4iii^i.A(»REvif. tgB
terÈei régions ddiàl se compose lè>eràne def Poissi^s ossear. De plus, les mâchoires ne sont pins formées par les os hitermaxillaires etmaxillaii^es, qoi sont tout à fait à ¥é^ rudimentaire , mais par un développement considérable des palatins ou du Yomer. Les branchies , dans ces Poissons , sont 'tantôt libres par leur côté externe, comme dan^let autres Poissons, tantôt adhérentes par Ce côté avec la peau, qui présente des trous on des fentes pour le passage de l'eau. De là la division de$ Poissons cartilagineux en deux ordres.
PHEMJER ORDRE DES POISSONS CARTULAaUlBDX..
LES STURIONIENS ou ELEUTHÉRÔBRANCHES.
Ce sont , parmi les Ghondroptérygiens , ceux qui établissent le passa'^e avec les Poissons osseux : leurs branchies sontlibrei, pectinées et recouvertes à Textérleur par un opercule mobile.
Le genre Esturgeon {Accipenser L.) est le plus considérable et le plus important de cet ordre : il renferme plusieurs espèces, souvent très grandes^ dont la peau est garnie de pièces osseuses très épaisses, angulaires et disposées par séries longitudinales. Us sont très communs dans les mers du nord, mais on les trouve aussi sur nos côtes, et ils remontent même dans les grands fleuves. L'espèce la plus intéressante pour nous est le grand Esturgeon, qui nous fournit richthyocoUe ou colle de poisson.
Grâni> bsturgeon ou hausen ( Accipenser huso L. ).
Le grand esturgeon acquiert quelquefois jusqu'à douze et quinze pieds de longueur, et peut peser mille livres et au-delà* Som corps est alongé , ayant la tète assez grosse et la bouche sous le museau, petite et dégarnie de dents. Son museau est plus court et plus mousse que celui de Testurgeon ordinaire {Accipenser sturio L.). Sa peau est plus lisse, et les plaques qui le recouvrent sont aussi moins saillantes, , La chair des esturgeons est en général très bonne et très estimée; elle a une certaine analogie av8c celle du veau. Les espèces les plus recherchées comme aliment sont l'esturgeon or« dinaire {Accipenser sturio L.), et surtout le sterlet, ou petit esturgeon {4'^cipenser ruthenus L.), l'un et l'autre communs I. i3
Gopgle
4aiu^ les noiera de4'Eiirope,,et surtout deT^rôpe oceULentale. I^ais la cb^ir du grand esuirgj^ou est beaucoup moins déli^te, et par çQn#é4|«eiit m(^T^ reeUercbée ft^« e^e des deux espèces p^éc^eirtçs,^
X,{it q^Ua depoissoiifst h vessie natatoire de ces esture^m, H^l^i^pïus spéçialemeal ^H dc^ la grande espèce. Dai^sle com? I»çi*çe,.ç9 ^qvYç, diff^eutés sortes d'icTittiyo eolle, qui ytrient s^jyant 4e, p;r0fc^dé employé pour leur préparation. Les sortes principales sont : 1*" richthyocoUe en lyre; 2^ riehtkyoeolle en feuilles; 3° richthyocoUe en taUettes. La première est en cylindres roulés sur eux-mêmes, et contournés de manière à resseml^er grossièrement à une lyre antique. La seconde est en feuilles assez mtoces. Ces deux sortes sont les plus pures et les plus estimées. Enûn, richthyocoUe en tablettes est en. plaques plus ou moins épaisses et colorées; elle est beaucoup moins es* tniée que les précédentes.
La colle ^te poisson est presque en totalité composée de gélatine extrêmement pure el*desséchée. Elle est blanche, légère^ insipide, inodore, insoluble dans l'eau froide, se dissolvant dans Feau bouiUante, et formant par le refroidissement une gelée trani^parente.
Presque toute la colle de poisson qu'on trouve dans le commerce nous est fournie par les Russes, qui la tirent des environs de la mer Caspienne, où on la prépare presque exclusivement. Autrefois >; i HoUandais s'occupaient aussi de ce genre d'industrie; lis (»ii^ ut^ leurs produits étaient moins purs, on donnait loujo. aS la préférence à ceux des Russes.
Pour préparer richthyocoUe, on lave la vessie natatoire d« grand esturgeon, afin d'en séparer la membrane extérieure qui est brune, et tout le sang qu'elle pourrait contenir^ oa la fexl suivant sa longueur, on la lave, on la place dans un linge, onlt ramollit dans les mains, et après on l'étend en lames, si Toi veut préparer l'ichthyocoUe en lames j oi^ on la roule en cylindres, si on veut obtenir l'ichthyocoUe çn lyre. Après cela o» la suspend à l'ombre pour la faire sécher graduellement.
L'ichthyocoUe en tablettes est la gélatine obtenue de l'ébul- Htion de la tète» des nageoires, et de différentes autres partiel
POISSONS GAETILAGINSl^ |^
éè resti]rg€oii que Ton rapproche , ^t dont on î^it des lc|bleU^ en Intendant sur des planches disposées à cet effet.
On a calculé que mille grands ^sitqrgeons donnaient en^on frois cents livres d'ichthyocolle, c'est-à-dire à peu prj^f cinq onces par individu, tandis que les sterlets n'en produji^fjlif qu'efiLTÛron le tiers de cette quantité. ^
Non seulement tontes les espèces d'estuf geons peuvent fooir^ nlr de la colle de poisson^ mais il est bien certain que la veééie aérienne de tous les autres poissons n'est aussi formée, en très * grande partie, que de gélatine, et qu'elle pourrait être employée à la fabrication de l'ichthyocolle. On doit s'étonner de Fipdifférenœ des autres nations de l'Europe » don^ 1|^ - c6tes abondent d'esturgeons, et qui laissent aux Russes le soin de foumi9 uniquement le commerce de cette denrée , dont la consommation est extrêmement considérable.
Propriétés et usages, L'icbthyocdne est extrêmement employée dans les arts et l'économie domestique. On s'en sert pour apprêter les étoffes légères et leur donner une certaine consistance. C'est avec cette substance que l'on clarifie le vin et les autres liqueurs ; et pour ce seul objet on en fait une odii'sommation très considérable.
(yest aussi avec l'ichthyocolle dissoute dans Feau, aromatisée et rapprochée en tablettes,.que l'on prépare la colle à bouche employée par les dessinateurs.
Cette substance est aussi alimentaire, et quelquefois les médecins prescrivent des gelées, que l'on prépare avec la colle de poisson sucrée et aromatisée. C'est aussi avec cett^ matière que l'on fait ces gelées transparentes et délicates que Ton sert sur nos tables, et dont on varie la saveur à l'infini en y mêlant du suc d'orange, de groseilles, des liqueurs, etc.
£n pharmacie, on emploie la colle de poisson pour clarifier une foule de liquides. Le taffetas gommé ou d'Angleterre se prépare avec cette substance. Pour cela on applique sur des bandes de taffetas bien tendues plusieurs couches d'une solution de deux onces d'ichthyocoUe dans huit onces d'eau et seize ' onces d'alcool faible; après cela on y ajoute une couche de
i^^ POISSOÎCS CAfttlLAGINEUX.
teinture arébolique dç baume du Pérou, pour lui donner une odeur agréable. ^ .:
^'^^lii' solution de richthydcôlle dans l'eau chaude édulcorée but fbtiaaer une tisane adoucissante, qui a une grande analelë^âVec f earf dé gomùie ou la décoction de racine de guimauve, ou de graine dé lin, et qu'on peut employer dans Us Aômes cifcoiistanceâ.
. .s nEUXlÈM^ ORDRE DES POISSONS CARTILAGINEUX.
, . . LES SYMSYSOBR ANCHES.
Lesifcï'anclîïes sont recouverled par la peau avec laquelle elles sont adhérentes extérieurement. Ce second ordre a été Subdivisé. en deux familles fort naturelles. 1"* Les Sélaciens j ^** les Cyclostomes.
1" famille.Les>Sfefael^ft# ont une forme atongée ou aplatie, <le» pectorales et des ven#ales5 les mâchoires garnies de dents souvent très fortes et tranchantes. Ils renferment deux grandi genres^ les Squales et les Raies; quelques uns de CQS poissons ont des évents analogues à ceux des Cétacés souffleurs.
4^ Les Squales {Sgualus.L.) sont des poissons qui atteignent quelquefois d'énOrmes dimensions. Leur corps est alongé 5 L^iu ^eue forte et épaisse 5 leurs pectorales peu développées; leurs puvertures branchiales placées sur les côtés^ du cou 5 et leurs mâchoires sont armées de dents fortes et tranchantes. C'est ^ ce geirire qu'appartiennent : 1" Le Requin {S. carcharias L.), je plus grand et le plus carnassier des poissons , également redoutable pour l'homme et tous les animaux marins. Il acquiert quelquefois jusqu'à vingt pu vingt-cinq pieds de longueur. 2^ Le Marteau {S. Zygcena L.), remarquable par une tète déprimée et tellement élargie sur ses côtés, qu'elle ressemble presque à un marteau j 3° la Scie {S, pristLs L.), dont le museau déprimé s'alonge en un long appendice armé de chaque côté de fortes épines osseuses et pointues. La peau de la plupart des Squales est rude et garnie d'un très grand nombre de petits tubercules. Ou l'emploie dans les arts pour polir les bois ou faire dés boites ou des gaines de eoutea)cix. Elle eyit désignée sous les noms de 'jjeau de chagrin ou peau de chien marin.
POnsSOfiS GÂETILAGINBK^t. ' IQJ
2^ Les Raie9(/iâkz L.). £a r<^me déprimée et discoïde de ces poissons les fait facilement distinguer* Leur tète, emtièreme^t confondue ayec le reste du corps , porte supérieurement les yeux et les évents; tandis que la bouche, les narines et le§ ou- ▼erlures branchiales sont plaoéesèt la face inférieure 5 le^nageoires pectoralel sont très^iprandes, charaues, et lM>ydant le contour du corps j la- queue est sourent très longue et très étroite. , 5
Parmi les espèces nombreuses de ce genre, nous citeroifBles suivantes : !<> La Raie bouclée {R. clavata L.), dont la peau, plus ou moins âpre, porte des tubercules garnis chacun d'un aiguillon recourbé; 2^U Torpille oeellée {Torpédo narke Risso] ; 3» la Torpille de GaWani {T. Galvanii Ai'ss.). Ces deux espèces sont communes dans nos mers, et présentent, ainsi que toutes celles de ce genre (Torpédo Dum.), auquel elles appartiennent, le phénomène que nous avons déjà signalé dans le Mélaptérure et le Gymnote, c'est-à-dire la faculté de produire de très fortes déchaînes d'électricité. L'uppareil dans lequel cette électricité se produit et s'accumule est placé dans la partie supérieure de la tète et du coi^s. Il se compose d'une multitude de petits tubes très serrés les uns contre les autres , et partagés en petites cellules pleines de mucosité par des cloisons transversales. C'est une arme redoutable dont la Torpille se sert pour l'attaque et pour la défense. Elle peut étourdir et tuer même quelquefois les Poissons, les Mollusques et autres animaux marins sur les* quels elle dirige le courant de ses batteries électriques.
2® Famille. Les Ctfefo«foiti^«. Ainsi que leur nom l'indique, ces poissons se distinguent de ceux qui forment la famille précédente par la disposition de leur bouche. Leurs mâchoires, au lieu d'être superposées , sont réunies de manière à former ime ouverture dont l'intérieur est garni de dents plus ou moins fortes et résistantes. Aussi ces poissons sont- ils essentiellement suceurs et non broyeurs, comme les Sélaciens. Leur forme est alongée, cylindrique, et semblable à celle de l'Anguille -, ils n'ont ni nageoires pectorales, ni ventrales; leur squelette est presque membraneux, et réduit en quelque sorte à la colonne vertébrale, tes Lamproies {Petromyzon L.)? qui forment le type de cette
laiùillé, réilsembleiit t0Bl h fafil ]^ur leur ptme h Mi» atiguilles, ààtii on 1ers distingne de snite par lètir Bouche ch^culaire et Tabsencè des nageoires. La grande hmproie (P. marinus Ilr.)y qtîi est longue.de âB\tx 2\ ffois pieds, ja^tiàlte et nlarbf^e dé bran, est commutie snr nos eôftès et remonte dans lès grande fleuves: t'a làmqjroie de ritiôre (P. fluv'vûU^ h,)^ moitié mokii grande que la pirécédente, est d'un vert noiràtre en des^snsr^ blanche ef argentée en-dessous. Elle jrit dans les lacs et les rîtièrb. Ç^ deux poissdns ont k e^air très délicate.
DEUXIÈME EÉBRANGHEMENT.
ANIMAUX' Mollusques.
Lei^ animaux que nous arons étudiés jusqu'à présent noué ont offert une série de pièces osàetiseii et solides, articulées les uncfi ayéc les auti^s , et constituant tin squelette intérieur, cfest-k-
i*e une sorte dé Charpente servant d'appui , de soutien et d'atàche à toutes les autres parties du0brps de l'animal. Cet organe è^ractéristique disparaît dans la série d'animaux qui nous resteat k étudier, et qui constituent la grande divisioji des animaux invertébrés de Lamarc^.
Lei^ Mollusques, qui comprennent les animaux connus sous les nom^ de Coquillages, sont, comme les autres invertélM^s,ié- ]pourvus de squelette; Leur corps est recouvert d'une peau ocmtractilé, à la face interne de laquelle sont attachés les muscles destinés aux mouvemens partiels de. l'animal , ou à ceux par lesquelftil meut son corps en toti^ité. Le plus souvent elle fomie à la partie supérieure du corps Un repji particulier, qui le recouvre en totalité -ou en partie i^eulement et qu'on désigne sous lè nom de fnanteau. Leur peau est quelquefois nue 3 d'autres foiâ elle présente des incrustations calcaires, un test ou cotfit^ de forme très variée^ et qui devient un abri dans lequel l'anintal peut souvent rentrer la totalité de son corps. Cest toujMrs dans l'épaisseur môme du manteau que la coquille se ferme, par imite d'uhe exsudation de matière calcaire qui est propre au plus grand ndtâbi^ dé^ces atiimaut. Cette coquille présente nn ntm- Itfft iliftfi dé variàttoiis dans sa forme ^ dans sa couleur, (BtèkSon
ÂMmUVX BI0I.L98QVBS. 1^
ét)i|diif#tfitte vne bitnefaê piirticui'rèlre de -la ^OlOgie^ h hrqtfetlé eB a donaé le nom de Conc^fiicdogie. Nous pré«efitiftr6rtm tôq);' à l'heure qœl^ucs considérations sur la «rtmctttf^ de la ciM|tiUl(r. £nfîn , comme nous ravons déjk dit , il y a titi a^^eîijfrtlb&^ttôtohre de Mollusques dépourvas de coquilles on ntiS. » ' '>
Bien que les Mollusques si>letit de tons les animant cénK doBt I09 formes offrit le pins de v^rriÀtions<, Cependant on pécrt aire qu'efi générai leur corps peut éti« r^présenté-tv^r une sorte de sac charnu dirersementmodlBé. C'est ce qu'il r.'His sera plus &cile de reconnaître en exposant bientôt les caractères des différens ordres decetie classe.* /
Xe système nerveux n'offre plus une ^organisation aussi cottt-
pUquée que dans la grande division des Vertébrés^ It consisté
en des masseï ganglionnaires distinctes^ éparsés et sans symétrie
plus ou moiniVolumineuses^iriiinies entre elles p^it'deé'cotdéntié
de communication , dont la supérieutë , qui souvèttt n'est pas
plus grosse que les autres^ représente le cer^au*. C'en dé <!iës
mftfis^ ou ganglions que partent les Alets nerVenx qui Së distri^
buemtdans les différentes parties duï corps. Le nottbrë^^s^tl^
glioBs nerveux des Mollusques estisn ^nérâlpeu considtrèihle.
Il y< en a un qui correspond à chacun des systèWes^ d'ôrgah^'qM-
a^pi^rtiennent aux grandes fonctions* Ainsi on en trouve un pon^
les orgpanes digestif ^ un autre pour ceux de 4a géné^iftio^ , uir
troiûème pour les organes de la respiration , etc. Le plti^idu^
vent leur nombre ne déjgasse guère cinq ou six. QtfelqnefMi
même il est réduit à deux , comme dans les huîtres et tëè autres
l^Unsques analogues que l'on désigne sou^ le nom i'AoéphàPék,
Selon la remarque de Cuvier et de iCarus , le système inervelkt
des IMlnsqnes est d'une . coloration plus ou moins forcée ,
t^mtèt d'un rouge vif, d'un rouge noirâtre on d'unjatitfèfer^
tease.
La circulation dans 1^ Mollusques est double. Il y a trois cœurs distincts dans un grand nombre de ces animanx , composés diacun d'un ventricule seulement , savoir, deux placés & la terminaison des deux veines caves, dont ils reçoivent le sang pour se porter à l'organe respiratoire, et un ordinairelaent plusduumn, de forme ovoïde, qui titansmet le sang qui
aOO AJUMÂBX MOI«I.VSQUB$.
a rëspird à Faorte qui le porte dans les dÎTerses parties du corps. Il existe fréquemment une connexioti intime entre ce. cœur aortique des MpUusques et les organes de la digestion. Très souvent iFest placé vers la fin du canal alimentaire.
Les Mollusques sont pour la plupart destinas | vivre dansl'eau; aussi, comme les Poissons , respirent-ils généralement au moyen de branchies. Les branchies présentent des variations extrêmes dans ces animaux quant à leur forme et surtout quant h leur position. Dans un grand nombre elles ont la forme d'un organe ramifié irrégulièrement que l'on a comparé tantôt à un jeune arbre, tantôt à une feuille de fougère. O^iutres fois ce sont des lames minces, simples, ou frangées, ou découpées comme les dents d'un peigne , ou enfin des espèces de houppes ou de pinceaux. Leur nombre varie et le même animal peut en porter une^ deux ou quatre. Dans certains Mollusques, les branchies sont placées intérieuremeiit, dans une cavité spéciale, située soit sur le doj, soit sur les'côtés de l'animal ; 4aus d'autres, elles sont k nu et saillantes sur l'une des parties du corps, dépendant, dans ceux qui vivent et respirent dans l'air, les organes respiratoires consistent en une cavité plus ou moins spacieuse, tapissée d'une membrane dans laquelle vieniient se rendre d'innombrables vaisseaux , et où l'air arrive par une ouverture spéciale ou une simple échancrure. Cette cavité est un véritable poumon sacciforroe^ c'est ce que l'on remarque par exemple dans les Limaces, les Limaçons , etc.
, Les organes de la digestion se composent d'une ouverture buccale , le plus souvent sans mâchoires ou organes masticateurs , et qui s'ouvre immédiatement dans l'estomac , ou bien en est séparé par le moyen d'un œsophage. Le foie, qui est^très volumineux , environne et recouvre l'estomac de toutes parts , et y verse la bile par des pores de communication , mais sans canaux biliaires. Les intestins viennent , après plusieurs circonvolutions , s'ouvrir par un anus placé à la partie inférieure du corps , ou quelquefois dans un autre point, ou sur la tête ou sur les côtés. L'estomac des Mollusques se compose quelquefois de plusieurs cavités distinctes ou même entièrement séparées, et qui ont quelque analogie avec les mêmes organes i chez les