PREMIER ORDRE DES CÉPHALOPODES
CÉPHALOPODES SÉPIAIRES.
Corps nu , coquille rudimentaire monothalame et intérieure. Les tentacules sont tantôt au nombre de huit , tantôt au nombre de dix. De là la division de cet ordre en deux familles.
1'^ Famille : Les OeUBpoéÊeB.
Tentacules au nombre de huit.
Cette famille comprend les genres suivans :
,ft ^ ,., .. i Pas de coquille POULPB.
I® Ventouses bisériées. \ ^ ... ^^. . ^ „
i Coquille extérieure^. ARGONAUTE.
2® Ventouses unisériées .., Élédon-
1° Les PocjLPBS (Octopus Lamk.) étaient déjà connus des aueiens, qoi les désignaient sous le nom de Polypus. Ils ont huit tentacules à peu près égaux portant chacun deux rangées de ventouses. Ils n'ont pas de coquille intérieure. Ils vivent de poissons, do crabes et de coquillages. Si on leur enlève un bras, il se reproduit ^vec facilité.
2° L'Argonâote {Argonota argo L.) ressemble aux Poulpes; mais deux de ses tentacules sont élargis en membrane , et son corps est renfermé dans une belle coquille mince blanche papy racée contournée en spirale. On a prétendu que cette coquille n'appartenait pas à ce mollusque, qui ne l'occupait qu'en parasite. Pline a décHt son mode de progression à k furface de
liXScâPHALOPODBS SBPIÂIRU. MI
la mer. La coquille sert de nacelle 5 les deux tenta^les élargis sont redressés et servent de voiles, et les six autres plongés dans i'ean tieiment lieu de rames. Malheiireusem^at) cette description pèche par la vérité,
2'' Famille ; Les ^ée mM m 00 (fn
Tentacules au nombre de dix, dont deux plus longs, pédoncules et rétractîles. Bords du sac dilatés en nageoires latérales.
Les genres principaux de cette famille peuvent être distingués de la manière suivante :
1*^ Nageoires occupant toute la longueur du sac Seigbb.
i' Tête confonda^ *vec Vou^ \ «-*,,«*vcrture d^ sac \ »«"'»»»** /.Yentoases ar-) I mé^ d« cna-VOHipaev^OH»^
I Ventouses sans 1 p .
\ crochet^ . . . . , J ^^^lmah.
Tête distincte.
Les Seiches et les Calnurs soq^ Les devx gear^ principaux de cette famille.
Les Stiçaifs&{S^pià Lamk.) se distinguent des Calitars {LoHgo Lamk.) non seulement par leurs nageoires étendues tout le hmg du sac , mais par leur coquille épaisse et calcaire , tandis qu'elle est mince et cornée dans ces derniers. Ces animaux sont mangés dans beaucoup de ports de mer. La Seiche commutie (Sepiaojflcindlis Lamk.) se trouve en abondance dans nos mers.
SsiCflBi Sepia offidnalis. L.
Ssftl» xii^%^ i Vês dâ •^CKjàf» mtgairfiDient toctfi/.iic mer.
Le corps de eesurtlasqiieest ovopkle, large^ déprimé, marqué à sa face supéridur e d^ lignes onduleuses blanches, sur un fond grisâtre et plombé, et de petites taches pourprées. Les appendices qi|i naissent de la tête sont à peu près de la longueur du corps, et les deux nageoires sont réunies en arrière. La coquille est placée à la partie supérieure du dos , dans literie ur même da.maateau qui la recouvre en totalité. Elle perte le nom de sépiosudrê. Elle est grande , ettîptique , mînee sur les bords
2191 l'Es CEPHALOPODES POLYTHAI«iME5.
plus large en arrière qu'en ayant, et par^^t composée de feuillets fibreux et calcaires.
Les Seiches habitent en grande ab<mdance toutes les mers de l'Europe. Leur grandeur est d'un pied et au delà.
L'os de Seiche est presque entièrement composé de carbonate de chaux. On l'emploie en pharmacie comme absorbant, et surtout il entre dans la composition des poudres dentifrices.
Les Seiches excrètent un fluide noirâtre, d'une teinte plus ou moins intense. C'est arec ce fluide que l'on prépare la couleur connue sous le nom de sepia de Rome, qui est très recherchée dans la peinture à l'aquarelle , à cause de son ton brillant et harmonieux.
Beaucoup d'auteurs pensent aussi que l'encre dite de la Chine serait préparée ayec le principe colorant des Seiches ; mais il parait presque certain que cette encre est faite surtout avec do noir de fumée.
DEOXI&ME ORDRE DES CÉPBALOPODES.
CÉPHALOPODES POLYTHALAMES.
Leur corps est à peu près semblable pour la forme et la straeture à celui des Sépiaires j mais leur coquille, qui est intérieure ou extérieure, est partagée intérieurement en un nombre plus ou moins considérable de loges par des cloisons transversales qui offrent soit un syphon continu, soit simplement des trous pour faire communiquer tou^ les loges entre elles. De là la division decet ordre en deux familles : l^les Pofythalames Sij" phoni/ères ) 2® les Polythalanies Foramimf^res.
l*"® Famille. MHB9yihm9mÊHe& JS^pHm^ifereê.
Cette famille ne contient que deux genres que Ton trouvée l'état vivant Les autres ne sont connus que par leur coquille qui existe à l'état fossile dans diverses couches du globe. L» deux genres vivans sont : les Spirules {Spirufa Lamk.), etles NÂDTII.B8 {Nautilus L. ). Le premier a une coquille presque intérieure discoïde contournée en spirale et à tours distineU . Le Nautile (NautiUus PompiUus)à une belle coquille intérieure, roulée sur le même plan , à tours soudés. M. Richard Owen a ,
LBS PTÉROPODES. 21 3
dans cesderniers temps, mieux fait connaître l'animal qui forme et habite cette coquille. Entre autres particularités, il offre dixneuf paires de tentacules égaux, sans ventouses.
Parmi les genres dont on ne connaît que les coquilles fost tiles, nous citerons ici les Ammonites^ ou cornes d'Ammon^ les Bélemmtes, etc. , si communes dans les couches du globe.
2* Famille. MHB9y$MmimÊÊ%e9 W*armÊÊ%it%ifèreB.
Cette tribu, sur laquelle M. Alcide d'Orbigny a publié un traTail si important , se compose d'une multitude de coquilles ponîr la plupart microscopiques, que l'on trouve sur nos côtes à l'état vivant on enfouies à l'état fossile dans divers terrains.
DEUXIÈME GLÂSSB.