I. Mollusques géphalés
Première classe. LES CÉPHALOPODES.
Leur forme est très variable, mais ce qui les distingue le plus des autres Mollusques, t!e sont les longs tentacules charnus en forme de bras qui, au nombre de huit à dix, environnent la tète, et d*où est tiré le nom de Céphalopodes.Leur corps est
ANIMAUX MOLLUSQUES. ^OQ
renfermé dans un sac museuleux, ourert antérieurement pour laisser sortir la tète et les tentacules, et qui recouvre les autres parties du corps.Ce sac est un yéritabla manteau. La bouche est armée de deux mâchoires superposées dures et cornées, en forme de bec de perroquet, très aiguës et recourbées, rindérieure plus grande que la supérieure. La respiration se fait au moyen de deux branchies en forme de feuilles de fougère > adhérentes par un de leurs c6tés, et renfermées dans une cayité placée au dos de l'animal. L'estomac est très museuleux, analogue au géxier des Oiseaux. L'intestin Tient se terminer à une sorte d'entonnoir ouinfundjbulumyfieieé au dessous de la tête, et auquel aboutissent également les organes de la génération. Ceuxci sont portés sur deux individus distincts, c'est-à-dire que les sexes'sont séparés. Les mâles ont deux testicules placés au fond du sac, et l'organe excréteur de la semence s'ouvre dans l'infundibulum. Les ovaires occupent la même place dans les femelles, et leurs œufls sont sous la forme de grappes, de chapelets ou de longs filets. L'accouplement se fait par l'enlacement des tentacules et l'application réciproque des infundibulum.
Dans l'intérieur de la tète , on trouve une pièce cartilagineuse percée de trous. Cette pièce, sur laquelle repose le ganglion supérieur , est en quelque sorte le représentant de la base du crâne des animaux vertébrés, et ses trous livrent passage aux nerfs qui naissent de ce ganglion, et qui se rendent pour la plupart aux organes des sens. Les yeux sont fort grands, leur structure compliquée les rapproche singulièrement de ceux des Poissons. L'oreille est formée d'un labyrinthe membraneux sans osselets, contenant une sorte de pulpe que M. de Blainville appelle vitré-auditif. Le toucher, qui a son siège dans toutes les parties extérieures du corps^ est très délicat dans ces animaux ) leurs tentacules sont aussi des organes de tact» de préhension et de mouvement. Ils présentent sur un de leurs côtés des ouvertures ou ventouses qui servent à les fixer, et qui{sont disposées, tantôt sur une seule tantôt sur deux ou plusieurs rangées.
Les Céphalopodes sont tous des animaux marins, qui néan* moins peuvent quelquefois sortir de l'eau , et même quelques I. i4
210 LES CÉPHALOPODES SiPIAIEES.
uns vmTcher ayec une grande rapidité aur le sablew Ils aoiit esseoiieillement nocturnes et carnassiers. Les uns sont nus, c'eslà-dir« san$ coquille -, les autres rivent dans une coquille, UimXbt à une, tantèt à plusieurs loges. Quelques uos contiennent daai r^isseur -de leur m^mteau une coquille rudimentaire, d'au* très une coquille à plusieurs loges ou poly thalames.
La classe des Céphalopodes se divise en deux ordres : 1^ les SÉPuiRfiS, qui sont nus H contiennent dans l'épaisseur de leur manteau une coquille rudimentaire cornée ou caloaure ; 2^ les poi.YfHALAifES, dont la coquille extérieure ou'.intérieure est par« tagée intérieurement en un grand nombre de loges.