‹ Elémens d'histoire naturelle médicale, Volume 1Chapitre 6 sur 131 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALCS SUR LES ANIMAUX · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALCS SUR LES ANIMAUX

Si l'on jette un coup d'œil sur l'immense quantité d'animaux qui viyent à la surface du globe , on est d'abord frappé des formes variées sous lesquelles ils se présentent, de leurs couleurs si diverses et quelquefois si brillantes, des proportions colossales des uns comparées à l'exiguité des autres. Mais lorsqu'à cet examen superficiel on fait succéder une étude approfondie, quand on recherche avec soin la structure de chaque être , que l'on voit la perfection qui existe dans tous leurs organes , la régularité de leurs fonctions; quand on remarque que, depuis la baleine et ces autres énormes Cétacés, qui sont les masses animées les plus volumineuses, jusqu'au ciron et à l'animalcule infusoire que leur petitesse dérobe à nos regards, tous ces êtres ont une organisation constamment la même pour chaque individu de la même espèce 3 que cette organisation se modifie « suivant le genre de vie, les habitudes de l'animal , suivant qu'il I. 1

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s'appuiera sur la terre , vivra au milieu des eaux, ou s'élèvera dans le sein de Tatmosphère : on se seift alors entraîné irrésistaJÎemeot ters Félude d'upe science si propre à piquer notre curiosité et si digiie de toutes les méditations de l'esprit le plus étendu.

Il serait difficile de pouvoir donner une définition exacte et rigoureuse qui pût s'appliquer à la fois à tous les animaux. Mais ici chacun peut suppléer à cette définition, et le mot animal s^ra toujours bien compris de tout le monde. Déjà, dans l'introduction qui précède , nous avons indiqué les différences les plus marquées qui existent entre les apimaux et les plantes j nous avons fait observer quç ce n'est pas dans les végétaux les plus parfaits qu^il faut chercher les analogies les plus frappantes entre le règne animal et le règne végétal ; que c'est dans les Algues, dernier échelon de l'organisation végétale, qu'on trouve ces rapports si intimes avec les animaux les plus simplement oraanisés, et qui , à cause de leurs caractères ambigus » tiennent à la fois et de l'animal et de la plante, et ont été désignés sous le nom de Zoophytes, c'est-à-dire animaux-phintes. Quelles que soient les analogies qui existent entre ces deux grands embranchemens des êtres organisés , cependant on distinguera toujours un animal d'un végétal, enreinarquant que le prem^r a des muscles, des nerfs et un estomac , et qu'en conséquence il se meut, il «ent et digère. Cependant ces trois caractères principaux pourront ne pas toujours exister simultanément dans un même animal; rn^is du moins l'un d'eux s'y rencontrera, pour y conserver le type , le cachet de Tanimalité. Ainsi , certains animaux ^urront ne pas avoir de canal pour la digestion des alimens , comme quelques Infusoires; être privés de nerfs distincts, comme la plupart ^s Polypes; mais leui^ faculté de se mouvoir, de changer de place , suffira encore pour que nous les reconl[iai3sions comme animaux. Quant aux mouvemens qu'exécutent H^ertâins végétaux, il ne faut pas les confondre avec ceux des ^aB^îmaux. Dans ceux-ci ils sont le résultat de la volonté, ils sont iBxéeulés par des fibres contractiles; dans^ ceux-là les mouvemetis ne sont dus qu'à une propriété commune à tous les tissus des êtres organisés, qu'à l'excitabilité tout à fait indépen-

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