SUA LES ANIMAUX. O
ddnte de l'existence et des fonctions des muscles et da système nerveux.
Dans les animaux , la vie se compose de Texercice de quatre grandes fonctions ; savoir : la nutrition et la reproduction , qu'ils ont en commun avec les plantes , et qui constituent les Fonctions vitales ou végétatwes ; él de plus la locomotilité et la sensibilité ^ qui sont leur apanage spécial et distinctif , et qui forment les Fonctions animales proprement dites^ parce que et sont elles qui constituent le caractère spécial de l'animalité. La nutrition est, sans contredit, la plus importante comme la plus générale de ces fonctions. C'est elle qui se développe la première. Elle commence avec la vie pour ne finir qu'avec elle. Elle s'opère d'une manière continue, et en quelque sorte inappréciable pour l'animal lui-même, tandis que les autres ne sont mises en jeu que dans des conditions et à des époques déterminées. Saisir les substances alimentaires , leur faire subir une élaboration convenable, dans des organes spécialement destinés à cet usage, en verser les produits dans le torrent de la circulation, qui les répand dans les diverses parties du corps, où ils ^ sont absorbés et convertis en élémens organiques , pour servir au développement des organes et à la réparation des pertes que le mouvement de la vie occasionne dans le corps de l'animal } tels sont les actes principaux de cette fonction fondamentale.
La reproduction est la seconde des fonctions vitales ou végétatives : elle a lieu par la mise en jeu d'organes spéciaux, qu'on nomme orgnnes générateurs , et qui sont de deux sortes. Les uns constituent le mâle , les autres la femelle. Ainsi, dans le règne animal , l'espèce se compose de deux individus , de deux sexes différens , excepté dans un petit nombre d'êtres , où les organes sexuels sont réunis [chez le même individu , comme dans certains Mollusques et Annélides , et en particulier les hélices ou limaçons, les sangsues, etc. Le principe de cette fonction nous est inconnu. Nous pouvons bien suivre tous les développemens successifs de son produit ^ mais sa formatioii première, le momcQt de sa création échappe à tous nos moyens de recherche , et ne peut être pour nous qu'an sujet de doutes etd'hypothôses. Dès le moment où le produit de la génératio n
4 CONSIDÉRATIOXS GÉNÉRALES
est appréciable pour nous, il se présente constamment sous ta forme d*un petit corps organisé, adhérent, pendant un espace de temps plus ou moins long , a un individu adulte sur lequel il s'est développé , s'en détachant à une certaine époque , sous la forme d'un œuf, qui, sous des enveloppes plus ou moins résistantes, renferme un corps déjà pourvu des organes nécessaires pour vivre et s'accroître. Ainsi donc nous savons comment les corps organisés se développent j mais la nature s'est couverte d'un voile impénétrable au moment où elle crée, où elle réunit, pour en former un être, les matériaux divers de l'organisation. La génération n'est point une fonction continue ; elle ne se manifeste qu'à des époques plus ou moins éloignées , et souvent qu'une seule fois pendant la vie de l'animal. Elle offre un grand nombre de variétés que nous ferons successivement connaître, en traitant des diverses classes d'animaux.
Les végétaux, aussi bien que les animaux, se nourrissent et se reproduisent. Mais sentir, mais se mouvoir, mais apprécier les saveurs, distinguer les couleurs, percevoir les sons, être affecté par les odeurs, reconnaître toutes les qualités matérielles des corps, avoir une volonté, des désirs, des passions, sont des facultés que les animaux seuls possèdent , et qui toutes sont le résultat de l'existence du système nerveux, dont les végétaux sont totalement privés. Néanmoins, tous ces modes de sentir, d'être en rapport avec les corps qui nous environnent, ne sont l'apanage que des animaux les plus parfaits. Ainsi le cerveau, la moelle épinière, qui en est le prolongement inférieur, et les nerfs nombreux qui en naissent, sont les organes matériels de toutes ifos sensations , tant internes qu'externes. C'est au premier que toutes les sensations viennent aboutir, c'est par lui que nous en avons la perception au moyen des nerfs , qui les lui rapportent de toutes les parties du corps j c'est par lui que les volontés se manifestent, c'est sous son influence que les mou>vemens s'exécutent. Quand la communication est interrompue entre une partie du corps et le cerveau, cette partie cesse d'être sous l'empire de la volonté, le mouvement s'y arrête et la sensibilité s'y éteint. Mais de même que la génération, la sensibilité a des périodes de repos, pendant lesquelles la nutrition seule