LES DÉCAPODES
Les Décapodes ont, ainsi que l'indique leur nom, cinq paires de véritables pattes, dont la première, et quelquefois même les suivantes, terminées en pinces. De plus, ils ont encore en avant de ces pattes deux ou trois paires de pieds mâchoires appliqués à la bouche. Leurs deux yeux sont pédoncules et mobiles; leurs antennes, au nombre de quatre, sont ordiiiairement setacées, et les deux intermédiaires sont souvent partagées ep deux ou trois filets articulés. La bouche se compose d'une lèvre supérieure ou labre; de deux mandibules ou mâchoires supérieures , d'une languette , et de deux paires de mâcJiQirPS multifidès. L'estomap est garni intérieurement de pièces calcaires. La partie inférieure et moyenne du thorax présente j/^ plastron composé de pièces articulées les unes k h ^ui|e 4l^ autres, et dont le nombre est le même que celui des paires d^ pattes. A sa partie supérieure » le thorax forme uqc cara^
d'une $eale piôee , sous les parles latérales de laquelle sont placées des branchies en forme de filamens très ramifiés. L'abdomen ,que l'on distingue Tulgairement sous le nom de^««ue, est plus ou moins alongé; quelquefois il est court et brusquement recourbé sous le thorax contre lequel il est appliqué. De là la division des Décapodes en deux familles : les Macroure»^ où l'abdomen est long ^ visible à l'extérieur, elles Brachyouresy qui ont l'abdomen court et recourbé en dessous du thorax. Les Décapodes sont essentiellement carnassiers.
V Famille. Les MBéeapoi^e9 6ra^Àirofsrf #•
Les différentes espèces de crabes, si communes sur nos côtes, constituent cette famille, qui a été partagée en un nombre très considérable de genres, dont la forme générale est la même, et qui ne diffèrent les uns des autres que par quelques particularités dans les organes du mouvement, la forme de la carapace, etc. La nature de cet ouvrage ne nous permet pas d'entrer dans aucun détail sur ces genres si nombreux. On ipange un très grand nombre de ces animaux, et en particulier spr nos côtes:
1^ Le Crabe commun ou Ménade {Cancer mœnas L.).
2® L'Étrille commune (C. puberL). Ces deux espèces appartiennent au genre Fortune (Portunus) de Fabricius.
3° Le Tourteau (C pagurus L. ) , qui acquiert presque un
{^îed de largeur et pèse jusqu'à quatre ou ciuq livres, qui forme e type du genre Crabe {Cancer Fab.) proprement dit.
2* Famille. MBéeapoiaem wnaeraure9.
ils se reconnaissent â leur forme générale plus alongée^à leur abdomen ou queue non recourbée sôus le thorax. Tous ces Crustacés forment un seul grand genre, dont l'Écrevisse de nos rivières e$t le type , mais qu'on a subdivisé en un grand nombre de coupes ou de sous-genres. Parmi ces Crustacés^ nous distinguerons les suivans :
1® La Langouste {PaUnuruè quadricornis Fabr. ou Astacus elephas L.) est l'un des Crustacés les plus grands dans cette fa-
aSa . LES DÈCA.PODB8.
mille, puisqu'il atteint quelquefois une longueur de dix-huit à ▼ingt pouces. Sa caparace est épineuse , la queue est tachetée. Les pattes antérieures ne sont pas sous la forme de pinces.
2» Les Palémons, dont on distingue deux espèces : l"" le P. à dents de scie {Paiemon serratus Leach), long de trois à quatre peuces, d*un rouge pâle. On le désigne et on le mange à Paris sous le nom de crei^tte, 2® le Palémohi squille ( P. squilla Leach) , de moitié plus petit que le précédent, ayant la corne frontale plus courte. On l'appelle Tulgairement Salicoque.
3° Le Homard {Astacus marinus Fabr. ou- Cancer gammarùs L.), à peu près de la grosseur de la Langouste, mais en différant par sa carapace lisse, et par ses membres antérieurs développés en pinces très volumineuses.
4° LÉcrevisse de nos rivières. Astacus Jluviatilis h.
Ce crustacé est extrêmement commun dans les rivières dont Feau est limpide et courante. Il se cache dans les trous et entre les racines des arbres qui ombragent le bord des ruisseaux. Sa couleur est d'un vert sale. JDans l'estomac , on trouye vers l'époque de la mue deux concrétions pierreuses, connues sous le nom impropre à^yeux d'écrevissè.
Les concrétions d'écrevisse sont arrondies, convexec» d'un c6té, planes ou légèrement concaves de l'autre, plus minces sur leurs bords 5 elles sont dures , blanches, formées de couches superposées , et composées de carbonate de chaux et d'une certaine quantité de mucus qui sert de lien à ces parties.
On les emploie bien rarement aujourd'hui , parce qu'il est très facile de les remplacer par des substances que l'on se procure plus facilement. Autrefois, on prescrivait leur poudre comme absorbante dans les aigreurs d'estomac; mais aujourd'hui on lui substitue généralement la magnésie. Elle entrait aussi dans la confection des poudres dentifrices.
Les pierres d'écrevisse les plus estimées venaient d'Astracan.
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DBUXlÉaiE ORDRE.