‹ Elémens d'histoire naturelle médicale, Volume 1Chapitre 80 sur 131 · LES MYRIAPODES · texte numérisé non relu

LES MYRIAPODES

Long-temps réunis aux Insectes dont ils formaient le premier ordre, les Myriapodes en ont été séparés par le docteur Leach, et ensuite par Latreille {Fam. du règne anim.^ p. 322) et constiti^ent aujourd'hui une classe à part qui tient en quel« que sorte le milieu entre les Grustacées et les Insectes. Comme ces derniers, ils respirent l'air au moyen de trachées et portent deux antennes ; mais leur corps ne se compose que de deux parties, la tête et le thorax. L'abdomen, c'est-à-dire la portion qui dans les Insectes est dépourvue de pattes, manque. Le thorax est formé d'une suite d'anneaux à peu près tous semblables et égaux entre eux, dont le nombre «st au moins de six. Chacun de ces segmens porté deux paires de pattes à sa face inférieure, où il est partagé en deux demi-seginens, dont un seul offre deux stigmates. Il résulte de cette disposition que les paires de pattes sont en nombre double des segmens supérieurs du corps, tandis que les paires d'ouvertures stigmatiques sont en même nombre.

Les mandibules sont formées de deux pièces articulées. Au dessous d'elles est une sorte de lèvre divisée en quatre pièces également articulées, et qui, avec deux paires de petits pieds recourbés et rapprochés sous la bouche, représentent les pied^ mâchoires des Crustacés. Les antennes sont courtes, ordinairement de sept articles , un peu plus renÛées vers le bout , ou bien longues, subulées et formées d'un très grand nombre d'articles. Les yeux sont ou simples , et alors souvent réunis plusieurs ensemble, ou composés.

D'après les observations curieuses de M. Paolo Savi, de Pise, ces animaux éprouveraient une demi-métamorphose. En sortant de l'œuf, ils seraient apodes , et ce ne serait que plus tard que leurs pieds se développent. Selon Pe G^er et M. Gervais , l^s

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