LES ARACHNIDES PULMONAIRES
' Leurs organes respiratoires sont des espèces de sacs traversés par des lame )i ou des cloisons ; ils ont une veiritablè câ'ciili(tfô£ Le nombre des fentes stigmatiquës est de six k^uît, et éeltti des yeux lisses est également de six à huit. 'Leur" bouche é^t organisée com^ie celle des aiitres ^ii^au:!^ bràyèurs;'V^^st=àéite composée de mandibules et de înâètioiresi Cèt^ôrdre itké subdivisé en deux fkàtîties , 1"* les Piteuses , 2^ lés Pêdipaipeà. ^
l^'Tamille. Le»JFiieu9e9.
Cette famille comprend les véritables Araignées, celles auxqtfelles tdtit le iàonde donne ce noin. Sftcfs' àùt 'consiamihetttflmit pieds, 'deux palpes de mèm&fértàé éf quèlqtféfols j$Kiquè de ttèmehÉtandeu^^tfè 1^ plettie;^'térntiéés'' jMtr lin
a6o LES ARACHNIDSS PULMONAIRES.
petit crochet mobile; des chélicères .pu antennes pinces finissant en un crochet replié en dessous, très acéré à son sommet et présentant une petite fente par laquelle s'écoule un Tenin qui s'insinue dans les plaies faites avec le crochet mobile. De là les accidens qui résultent de la piqûre ou de la morsure de ces animaux. Un autre caractère de ces Arachnides, c'est qu'elles ont la faculté de se filer une toile qui leur sert de piège pour prendre les petits insectes dont elles font leur nourriture. A cet effet elles ont dans l'intérieur de l'abdomen un appareil propre à la sécrétion du fluide qui en se condensant forme les filamens de la soie. Il consiste en deux petits réservoirs pyriformes, desquels partent quatre longs vaisseaux flexueux et plusieurs fois repliés sur eux-mêmes se réunissant en un tube commun très délié qui se rend aux filières placées près de Tanus. Ces filières, au nombre de quatre à six, sous la forme de papilles coniqueg o« cylindriques , sout percées de deux trous excessivementfins , par lesquels sort le liquide qui à sa sortie se condense en un fil extrêmement délié. ,
Parmi les genres nombreux de cette famille , nous mentionnerons les suiyans :
^ l*»Les Araignées {Arànea Latr.), qui tendent leurs toiles dans l'intérieur de nos habitations, ou sur les plantes et les arbres des bois ou des jardins. Deux des filières qui terminent leur abdomen sont plus longues que les autres 5 leurs deux palpes sont plus courte que les pattes. L'Araignée domestique {A. domestica L.) est le type de ce genre , qui renferme un très grand nombre d'espèces.
2« Les Mygales {Mygaie Walcken.). Ce sont les plus grosses espèces de toute lafamUle : leurs palpes sont robustes, terminés par un crochet mobile. Les chélicères sont très fortes , et leurs crochets sont aigus et recourbés en dessous : on trouve deux sacs pulmonaires de chaque côté. L'espèce principale de ce genre est la Mygale aviculaire {M. micuiaria Walc), originaire de l'Amérique méridionale, qui est d'un brun foncé, velue, et couvre, quand elle est en repos , un ejq>ace de quatre à cinq pouces et même davantage. Elle est assez forte pour se saUir des très petite oiseaux, qu'elle finit par Vaer avec
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son yenin. Sarpiqûrepeut occasionner des accidens assez graves chez rhomme. Nous en avons quelques espèces en Europe : elles sont beaucoup moins grosses que les exotiques; telle est, par exemple , la Mygale maçonne {M. cœmentaria Latr. ) , ainsi nommée parce qu'elle se construit dans la terre une demeure dont elle bouche l'entrée avec une porte mobile recouverte de ciment ou de terre.
3** Les.THÉRiDiONs(7%er/£l^û>nWalck.) forment un petit genre . caractérisé par un thorax triangulaire ou cordiforme , et par quatre des yeux placés sur une partie plus élevée de la tète.
L'une des espèces de ce genre, le Théridion malmignatte {T. tredecimguttatus ) , a le corps noir avec treize petites taches rouges sur l'abdomen. On le trouve en Italie et dans l'tle de Corse. Sa piqûre est souvent suivie de symptômes assez graves. M. le docteur Cauro, de Corse, a soutenu sur ce sujet une dissertation inaugurale à la Faculté de médecine de Paris , qui est imprimée parmi les thèses de l'année 1833, n^ 128.
4^ Les Ltcoses (Lycosa Latr.). Leurs huit yeux sont disposés en un quadrilatère alongé ; les extérieurs ne sont pas portés sur une émînence particulière. Les espèces de ce genre sont très voraces } elles se tiennent communément à terre , et logent dans des trous ou terriers qu'elles tapissent de fils de soie. L'espèce de ce genre la plus connue est celle que l'on nomme vulgairement Tarentule ( L. tarentula) , ainsi appelée parce qu'on l'a d'abord observée aux environs de la ville de Tarente , en Italie. Elle est longue d'environ un pouce ; de couleur brune tachetée TlS^noir 5 le dessous de l'abdomen , rouge , est traversé dans son milieu par une bande noire. On a beaucoup exagéré les accidens produits par la piqûre de la Tarentule , et surtout on les a accompagnés de circonstances extraordinaires. On a donné le non de Tarentisme ou de TarentuUsme à l'ensemble des phénomènes qui sontla suite de la morsure de la Tarentule : ils consistent dans une douleur assez vive accompagnée de gonflement, et quelquefois de phlyctènes dans le voisinage de la piqûre 5 assez souvent il survient quelques accidens nerveux, tels qu'un malaise général, de la foiblesse, des vertiges, des syncopes, surtout chez Ies> sujets qui se laissent aller à la
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çirâilp^^ Dep.lqtîçijs c^t des cataplasmes émoUiens , r^plicatioji d^rei^iajt44ulffS,aye(p,4uTmsugr^ Tammoniaque liquide , suf- ^i^t daoM le pi^\i8^apd nombre ^es cas pour faire disparaître Çi^fj^UCC^epp. Op ,a dit^.et ^aglivi n'a pas peu contribué à ré- ]g^di*e cçttf^ op^niçn d^qs sa dissertatioia sjpéciale sur ce sujet| que ia musique et la danse étaient les meilleurs remèdes du ta^ |C3Jl}ili^e. jL^cfit^^^finisi^t ^pprochçr du malade quelques ^j|^si(^ens,.gi]^Jc;^,aient ^es airs vifs cj^gais j le palade, entraîné par i'^çt <|e j^ ]p[^|:^iqi|e , $e met^tait à da^ser^ à sauter,, à tour- W'4ft*SWj^=?® W'^^*.^"^^ ^® Ç^^g^p çt, couvert de sueur il Igjl^t ^i|is^. .Ç^tjte i^upur sali^taîre^^ta^t en effet très prp{>re ^ ip^çr l^jl^éi^op 4^ la maladie 3 mais la musique n'était pas
^^^i^frp^ypufie a^tre espèce de ce genre dans le miiiUi^le la f^^^^ • ^fL'^4 ^f flU^>^^^i Narbonensis. Elle est un peu moins grande que c<41^ d'Italie 5 le dessous de son abdomen, très noir, es^ bqrd^ ^e ro^ge.
„ |'lusie^^s autres espèces se trouvent jusqu'a^ux environs de l^^is. JL^^ur piqûrie et celle des diverses espèces dujgenre Araifgf^fl peut i^tre suivie de quelques accidens locaux j mais ces acjl^idlens n'oat,£^uaune gravitéj^et ne demandent qu'un traitement tçès ?întf>ie f ilsuffit^daps je plus g^rapd nombre deg cas, dç |p^io|ui^jra\^s, aTÇC de l'eau pure^ ou l'application <ie l'alcalï volatil pour les dissiper.
2* Famille, htn^ JÊ^Mpéa^peê.
^.Pp. lesxçcpnnatt ^ Ipurs palpes très longs*, ordinairement \&^ p^ipy^ jpair uoe pjmçe ^naloj^ ^ c^lle ^çs Crustacés , ou ps^i; une gi^iffe ippbile^ Içu^ ^dçmeii.e$t so,uv,ent composa de segiiiep^ ^Jl;içiui^« ft U^mi^nque de ces ti^bes saillai^ ou ûlières qui If tei^94pei^|; dijpms les Arachnides fileuses. I^Cette famille a pour
^«Sfîftftf^oi^ (Sçor^ç^ L,)..ie corps est alon^; le çép^flotboj;^ f»tjCWrtibi'»WQJ»en for?; long^ presque cop^i^dli avec \^ ,çéitelotfeStCW^» et jte^^jfl^>fU8q^çmept^lar uq^ jî^çjie rétréçiie, BluMWff|c,«jt %Mrtipç.s^p^çi#qM>#lap'm#pmmg^^^^ rwnent la queue. Elle se compose de sixsegmens, dont l'infé-
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rieur y plus renflé et relevé, se termine par une pointe recourbée très forte, sous l'extrémité de laquelle sont deux petits trous par où s'écoule un venin contenii dans uh réservoir intérieur : c'est là le dard du scorpion. Aiosj , c'est par l'extr^n^ité de sa queue que le scorpion pique , tandis que c'est par les mandibules ou cbelicères que les autres Arachnides peuvent produire le mèàie effet. Les palpes , dons ce genre , sont trè^ développés et terminés par unefHnce; le nombre des sacs pulmonaires et des stigmates est de huit. A la base du thorax, au dessous de la naissance de la dernière paire de pattes, on trouve deux organes singuliers qui ont la forme de peignes : on en ignore l'usage } le nombre des dents de ces organes varie dans les diverses espèces, et peut servir assez souvent pour les caractériser.
Jbgs scorpions vivent surtout dans les pays chauds. Quelques espèces j acquièrent même des proportions assez considérables. Ils rampent à terre dans les lieux bas et frais, se cachent sous 1^ pierres dans les maisons inhabitées. Quand ils marchent, ils relèvent leur queue d'une manière singulière.
Le Scorpion d'Europe {S. Europœus L.) long d'environ deux pouces , de couleur brune 3 les pieds jaunâtres ainsi que le dernier article de I9 queue. Les pinces sont anguleuses et presque cordiformes. Les organes en forme de peigne, composés de neuf dents. On le trouve dans le midi de la France.
Le Scorpion roussàtre {S, Occitanus Latreille], un peu plus grand que le précédent 3 d'une couleur rousse ^ les serres plus alongées et les peignes composés de viDgt*huit dents et audelà. Il vit en Espagne, en Italie, dans les provinces méridionales de la France et en Barbarie.
La piqûre de ces deux espèces est suivie de quelques accidens locaux 7 tels que l'inflammation de la partie, la formation de phlyctènes , quelquefois avec réaction fébrile 3 mais en général ces accidens ne présentent aucun danger , surtout ceux que produit le Scorpion d^Europe. Il n'en est pas de même de la piqûre des grandes espèces , et en particulier du Scorpion d'Afrique , qui a quelquefois cinq à six poaces de longueur 5 leur piqûre peut donner lieu aux symptômes les plus graves. Quant à l'espèce européenne , on remédie aux effets de sa piqûre par
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l'emploi de Talcali volatil appliqué sur la plaie et administré à rintérieur.
DE17XIÈME ORDRE.
LES ARACHNIDES TRACHÉENNES.
Ici les organes respiratoires sont des tubes ou trachées partant en rayonnant de deux ouvertures stigmatiques 5 les organes de la circulation ont disparn , et les yeux lisses ne sont plus qu^au nombre de deux ou de quatre au plus.
Parmi les genres assez nombreux de cet ordre se trouvent : 1^ Les Faucheurs {Phcuangium L.), reconnaissables à leurs pattes extrêmement longues, et qui vivent dans des trous le long des murailles.
2® Les Mites {Àcàrus), animaux presque tous microsQcgpiques, qui vivent soit sur les substances végétales ou animales, soit même dans Tintériear des tissus des aniknaux, et peuvent y occasioner des maladies. Telle est Tespèce que l'on connaît plus particulièrement sous le nom de Sarcopte de la gale, et qu'on trouve dans le voisinage des [pustules des personnes affectées de cette maladie.
Sarcopte de la gale {Sarcoptes scàbiei Latr.). Il y a déjà plusieurs siècles que quelques médecins avaient annoncé que la gale était produite par un animal microscopique qui laboure en quelque sorte l'épiderme, et s'y creuse des galeries. Cette opinion, admise et combattue tour à tour à diverses époques, était tombée dans un discrédit presque complet, quand M. Gales annonça; il' y a une vingtaine d'années, avoir retrouvé le ciron dans le liquide des pustules des galeux, et en avoir observé plus de trois cents individus. Ce médecin en donna la description et la figure. Mais malheureusement on reconnut de* puis que l'animal figuré par M. Gales n'était autre chose que la mite du fromage. Aussi le nombre des incrédules alla-t*il en augmentant.
Tel était l'état des choses quand, en 1834, M. le docteur Renucci, de Corse, démontra de la manière la plus péremptoire l'existence réelle du sarcope, non pas dans les pustules même
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delà gale, mais à leur voisinage. Depuis cette époque, tous les médecins, tous les naturalbtes, ont pu Toir cet animal, et les nombreux travaux dont il a été l'objet ne laissent plus aucune sorte de doute sur son existence. Aussi, quoiqu'il ait été vu il y a plusieurs siècles, pensons-nous que Thonneur de la découverte doit être attribué à M. Renucci, qui a su tirer ce point important de Tobscurité et du doute dans lesquels il avait été plongé jusqu'à lui.
Quand on examine les mains ou quelque autre partie du corps chez un individu affecté de la gale , et qui n'a pas encore été soumis à un traitement, on voit dans le voisinage des pustules des espèces de lignes ou sillons irrégaliers longs d'une à quatre lignes, et dont la direction est très variable relativement à la pustule. A l'extrémité de ce sillon la plus éloignée de la pustule, tcn aperçoit un petit point blanc dû au soulèvement de l'épiderme. C'est là que le sarcopte se trouve caché. On Fen extrait facilement en fendant soigneusement l'épiderme avec la pointe d'une épingle ou d'une aiguille. Il offre alors les caractères suivans :
Sa grosseur est à peine celle de la tète du plus fin camion. Sa forme générale est presque globuleuse ; il est semi-transparent^ la tête et les pattes un peu brunes. Les antérieures , au notabre de quatre, sont terminées par une sorte de tube au sommet duquel est un syphon évasé, tronqué à sa partie supérieure et mobile. Les quatre pattes postérieures sont chacune terminées par une longue soie. A l'extrémité postérieure de Fabdomen sont quatre soies courtes et raides. La tête, qui est fort petite, porte également quatre soies courtes, qui ont été à tort, selon nous, considérées comme des antennes. Ces organes manquent dans toutes les Arachnides.
Selon M. le docteur Aube, le sarcopte est un animal nocturne, qui pendant le jour se tient en quelque sorte blotti au fond du terrier qu'il s'est creusé, tandis qu'il en sort pendant la nuit et se livre à des excursions et à de nouveaux travaux. Aussi est'Ce à ce moment que les galeux éprouvent ces atroces démangeaisons auxquelles il est si difficile de résister.
D'autres animaux sont également sujets à la gale. Ce qui est