Becâtour {DecatomàFAt.y. > v
PeDdant long -temps la CantharBfô ('ÊiinéteWfV vèèièaiSria
Geoff .) ^ été considérée comme possédant seule à vrtr haué degré la propriété épispastique , et dé nos jourfr c'est encore à j^eu près le seul insecte que Ton emploie en Europe pour déterminer UDe inflammation locale de la peau , capable de donner liÀ à la formation d*ampoules plus on moins yolumineuses. Cependant cette propriété existe à un très haut degré dans un assez grand nombre d'autres insectes , qui , chose remarquable » appartiennent tous à la sous-tribu des Cahtharidies ouTésicans. Le premier trayail important qu'on ait eu sur ce sujet est celui que M. le docteur Bretonneau de Tours a présenté à TAcadémie des sciences en l'année i827. Il j fit Toir que d'autres espèces appartenant à des genres faisant partie du groupe des Gantharidies, et particulièrement des genres Gérocome, MyfaJbre et Méloé, jouissaient des mêmes propriétés que la Cantharide commune. II appela sfurtout ^attention sur une espèce du genre Mylabre, le Mylabris variabiUs de M. Dejêan, très QOOftfiittne sar les bardai la Xioîre , et de l'ep^loi de laqaeUe il retira les mêmes effets que de la canthaiôde d^ boutiques.
En 1^29 M». Farines, pharmacien ii Perpignan, a fait coimaUre à la Soeiété de Pharmacie (séance du 16 mars) quelques iv»^\^ Tésîeans. Selo» œt habile entomologiste, le Jkfylabris qy^Mitr oms dliliger, eommun dans les Pyrénées, est, apnèa la emitlia-^. ride , rînsecte le plus éminemment Tésieapti Sons ce peiiit de ▼ue il doit même être préféré au Sfylabris ¥mriobiMs expérimenté par M. Bretonnieau.
Enfin H. le docteur Leclert a présenté le 23 mai 1836 fue
dissertation inaugurale à la Faculté de médecine de Paris^ dam
, laqu^le il relate les tra^anx de M. le docteur Bretonneau sur
ce sujet et le résultat Ass leoberches auxquelles il s'est livi^
lui-aîéme)^
Sans entrer dans des détails que ne comporte pas la nature
!Àg6 LBS COLBOPTÈRB8.
de ce livre , nous nous contenterons de présenter ici rénumération des espèces que l'^xjpérience à ][>tt)uvé étrc'vésicaiAes. Ce sont les suivantes :
1« Cerocoma Schœffknî {OVivîeT).
2® Dfces Bielbergii (Schoenher)'.
:, : 4® t>ecatoma iunata (Fabricîus) . ^
iff*" Jl^abris ciçhorU:{lai\r,).
6* — — iHznabiUs {De^eàn).
8«» — — octopunctata (Encyclop.).
: 9® Cydus flavipennis (Dejean'j,
10« — :• aigiricus (Fabr.).
11** ^nas segetum (Latr.).
^ 12o Syriacus (Dupont).
. 13* Meloe proscarabœus (Latr.).
.140 Gallica (Dejean),
, 45' MajaUs (Olivier). '
, 16» Teiraonyx tigridipennis (Dejean).
.^17* ^ quadrilineata (Dejean).
, 18<'-*25'' Huit espèces du genre Caatharide, les seules qu'on ait essayées.
'iL'énnmération précédente prouve que sur les treize genres dont se compose la ^ous-tribu des Cantfiaridtes , neuf contienmmt des espèces vésicantes. Trois au contraire ne possèdent pàM<;ette propriété; ce sont les suivans : Zonitisy N^mognata^ Siêùrh. Des neuf genres qui contiennent des espèces vésicantes, il ^n est trois qui en contiennent également chez lesquelles celtéppspriiété man^e. Ainsi dans le genre Mylabre , les Mylàbrii flexuwia Olivier, M, hifas data ^fAherg , M, Maroccana Dejean , ne sont pas ép*spastique8; U en est de même de V'JEnas fhstmm Dupont et du Tetraonyx sexguttata Dejean. Toutes' les espèces des six autres genres qui ont été essayées jusqu'à plient ont joui de la propriété vésicante. Depuis qne la beHe analyse que M. Rohiquelalaite de la Caniharide a isolé le principe éminemment vésicant, qu41 a nommé Canthan^
LBS COLEOPTBRES. ^97
dir^, il tÉ\ I présumer ^ne ce principe, dont la^fésence a aussi été cdinstàt^e dans le Mi^labris variabilis bcjean , existe également dans tous les autres îidsectes vésicans.
Les recherches curieusésijle M. le docteur Bretonneau et de Ml Léelerc ont prouvé encore qu'en dehors de cette tribu des Cantharidies nul autre insecte ne possède la propriété Tési- Càûte, bien que Ton ait à tort accordé cette propriété à un grand nombre d'autres insectes. Ainsi le premier de ces méde* cins a expémnenté un grand nombre de Coléoptèreaapparte* nant à différentes autres tribus , et dans aucun de ceux qu'il a soumis à ses essais il n'a pu découvrir la moindre trace de l'action épispastique. On peut donc considérer comme un fait k peu près certain que fa propriété vésicante que l'on observe dans la majorité des genres (je la sous-tribu des Cantharidies ne se teneontre dans aucunautré insecte en dehors de ce groupe.
Ifous allons décrire ici les espèces d'insectes vésicans qu'on trouve en Europe» et en indiquer quelques unes parmi les exotiquiSi. ~
Ordrr COLÉOlTÈRESi
2* Tribu ! HÉTÉROMÈRES5
A" Familte : TnteHéiMeB $
Sous-famille : Les CAifTHARiniES on Yésicans. Genre : CéROCOMB, Ceroco/»^ Geoffr.
Ajntennesde neuf articles irréguliers, surtoutdans les mâles, à peine de la longueur du corselet 3 le dernier article formant une masse solide , recourbée ou oblique , ou rarement en une lame cornée^ lèvres courtes, entières ou bifides 3 mandibules membraneuses bilobées, crochues.^ mâchoires linéaires velues , beaucoup plus longues que les mandihufes \ palpes de trois articles.
Cérogomb ub Sghobffbr, Cerocoma Schœffèrii , Geoffr.,t. l,p. 6,fîg. 9.
n est d'un vert doré , pubescent , long de quatre à six lignes ,
AQg LES COLEÔPTÈ&ES.
large d'uoe ligqe et ^emie k deut Ugpà%^ les antti^nes et le& pattes sont jaunes; la tète est petite, noire , ainsi qjue 1^ cor-, sdel; les éiyîressontflexiblps,dç1aJoiigpcur deT^om^^^
Cet insecte ^it sur les gramiôées^ Jesom^bellifères et IpSii^ynaor thérées ; on le trouye aux environs de P^ri?; , , ■ ' ■ . i : .
Il existe plusieurs autres espèces de. ce |^^r^. en PraiiC(}>ea Espagne, en Grèce; mais elUs n'qnt point encoreifé esi|aj[éçs.
Gettre : Hycléb , By^Us Itierfâ*. ; niées Diej: ;
Antennes de neut ou dix articles ^ dont les deux ou trois derniers se réunissent, au moins daps"tes femelles^ pour former brusquement' une masse épaisse et oV6tle,,ou une sorte de bouton ne dépassant pas le corselet. ., . , ^
Hyclée de BitttÈHO , Hynlms Bmm^lMt^., ÉffMfitf Bit' iergi^ SehfmÊhk
Il est long d'environ quatre lignes! la tête et re*corseicl velus Yont noirs , ainsi que les antennes } les élytres de côûteiir jaune fauve sont marquéefi chacune de ^«f petites taches noires, deux à la partie sppérieure, deux à |a partie .^moyenne , et une seule vers la base externe.
On trouve cet insecte sur I%s fffenrs dans \^ régions méridionales de TEurope , etpariiculiôrrement en Eapagneu*
UHycleus argus Dup., un peu plus grand que le précédent, également velu , à élytres d'un p^ fèncé , aTiec huit taches jaunes entourées d'un petit cercle noir, est originaire du^ Sénégal. Ces deux espèces sont également vésicantes.
Genre : Mylabre, Mylahris Fabr. Làtr.
Antennes de orne articles ,, renflées insensiblement ea i sue, plus tonguesqiifek corselet, le denoier article plw^aini que les autres.
Mylabrb Variable, MylabruvariakUh Dtfeiiiv.
Sa longueur totale est d'environ six à huit lignes. Il est velu particulièrement sur la tète et le thorax qui sont aoirç. I#es élytres sont également noires , mais avec deux larges bandes
LBS COLÉOPTÈRES. 2Q^
transversales et inégales de couleur jaune légèrement brunâtre, avec une tache presque ronde de même couleur immédiatement à leur base. Il résulté de cette disposition des couleurs que les élytres offrent trois bandes noires et inégales qui les traversent dans toute leur largeur , 1^ une à environ une ligne au dessous de leur base , qui remonte sur le bord interne de chaque élytre ; 2"* une vers leur milieu , 3^ et la dernière occupant leur extrémité libre ou leur pointe.
On trouTe abondamment cette espèce dans les régions méri dionales. de la France , à Montpellier , etc. , et dans la vallée de la Loire. Elfe vit sur les fleurs dés plantes de la famille des Syiianthérées.
Elle a beaucoup de ressemblance avec le MylaBris Cichorii de Bilberg , et beaucoup d*auteurs Font confondue à tort avec cette espèce. Mais le vrai Mylabre de la Chicorée est originaire de Chine , et jusqu'à présent , je crois , il n'a pas été trouvé ailleurs. Yoici du reste les caractères qui distinguent ces deux espèces. Le Mylabris Cichorii est plus grand dans toutes ses parties^et ses couleurs, qui sont les mêmes que celles du M, i'uriabilis^ ne sont pas disposées tout à fait de la même manière. Ainsi les bandes jaunes transversales sont comparativement plus larges. La tâche jaune est placée un peu au dessous de la base des élytres et non à la base même, et ces deux taches se prolongent jusque sur le bord interne de chaque élytre, de manière qu'elles se confondent et ne sont pas séparées Tune de l'autre comme dans le M, variabilis. Du reste, nous le répétons, ces deux espèces ont entre elles une grande ressemblance.
La plupart des auteurs disent que le Mylabre variable est la Cantharide des Grecs. Nous remarquerons d'abord que Dioscorides connaissait plusieurs insectc^s auxquels il donnait le nom de Cantharides, Ainsi il parle de Cantharides qui vivaient sur le rosier blanc , d'autres sur le frêne , d'autres dans l'intérieur des galles du rosier sauvage. Ces divers Insectes n'appartiennent très probablement pas au genre Cantharide des modernes, surtout celui qui vivait dans les excroissances du rosier sauvage, qui probablement était un Hyménoptère du genre Cynips. Il est très probable que notre Cantharide commune
300 LES COLiOPTÈKXS.
était celle qu'on tronrait alors abondanunenl sur les Mues comme anjonrd^hni. D es% rrai qa'il ajoute que celles qui étaient d'une seule couleur étaient presque inefficaces, ce qui ne s^ait pas applicable à notre Çantharide officinale. D a égalemâit connu sous le nom de Çantharide une espèce qui selon lui était la plus Tésicante et qui se distinguait des autres par les baudet jaunes et transversales de ses ailes. Ces caractères sembleat bien s'appliquer à une espèce de Mylabrej mais est-ce au M. variabilis Dej. ou au M, .Cichoriide la plupart des entomologistes, comme on l'a dit généralement jusqu'à ce jour? C'est ce qu'il n'est pas facile de décider. Car plusieurs espèces de ce genre présentent le même caractère de bandes jaunes et transversales sur des élytres noires , et de plus dans les riches collections que nous avons examinées et en particulier dans celle de M. Dupont , nous n'avons pas vu le MyUi6ris variabilis ni le vrai M* Cichorii parmi les espèces trouvées eu Grèce. Noos avons au contraire rencontré une grande et belle espèce très rapprochée du Myiahris sidœ Fabr., originaire de la Chine, mais qui en diffère seulement parce que la tache jaune occupe immédiatement la base de l'élytre et se prolonge jusqu'à son bord externe , tandis que dans le M, sidœ la tache jaune est placée un }>eu au dessus de la base de Télytre qui est noire , et qu'il eu eiiste une seconde séparée de la première sur l'angle citerne et inférieur de la même élytre. Il est très probable que c'est celte espèce, qu'on pourrait appeler Mjrlabris Dioscoridis^^\ a été mt'ntionnée par les anciens. On trouve également en Grèce le Mylabris spartii Germ. , très voisin du M* variabiÙs; mais il offre une tache jaune au milieu de la bande noire qui occupe le sommet de chaque élytre. Peut-être aussi a-t-il été connu des anciens.
Quoi qu'il en soit, c'est sur le My labre variable que M. le docteur Bretonneau de Tours a fait , comme nous l'avons déjà dit précédemment , ses intéressantes recherches.
Il est vésicant à peu près au même degré que la Çantharide des boutiques , et comme il est fort commun dans plusieurs provinces de la France , on peut sans inconvénient le substituer à cette dernière. L'action énergiquement vésicante
LS8 ÈOLiopriuEiBS. 3ox
de cette espèce aTait fait soupçonner à M. Bretonneau qu'elle devait contenir de la cantharidine. L'analyse de M. Robiquet a confirmé ce soupçon. En effet, cet habile chimiste a également trouvé la cantharidine dans le mylabrç Tariable.
Mylàbrb blecatre , Milabris cyanéscens Illîg. A peu près de la même grandeur et de la même forme que le Mylabre variable » ayant aussi la tête et le corselet noirs et velus j ses élytres sont d'un jaune légèrement brunâtre^ avec six taches punctiformes disposées deux par deux et écartées les unes des autres. Cette espèce est commune en Espagne et dans le midi de la France , surtout aux environs de Perpignan. Il ne faut pas la cOAfbndre avec le Mylabris geminata Fabr. qui lui ressemble beaucoup , mais qui est de moitié plus petit et chez lequel les taches rangées également par paires sont souvent confluentes. M. Farines , pharmacien et entomologiste distingué à Perpignan , a constaté par l'expérience que cette espèce était encore plos puissamment vésicante que le Mylabre variable , expérimenté par M. Bretonneau (Soc. de Pharm. de Paris , séance du 16 mars 1829).
Ces deux espèces ne sont pas les seules qui jouissent de pro* priétés irritantes. Cette action existé aussi dans plusieurs autres espèces exotiques et particulièrement : V dans le Mylabris Cichorii Fabr. , originaire de Chine , que Ton a à tort cru vivre aussi en France et même aux environs de Paris, parce qu'on a pris pour lui le M. variabiUs de M. Dej^an qui en est différent* Nous avons précédemment indiqué les analogies et les différences qui existent entre ces deux espèces.
2^ Le Mylabris sidœ Fabr. ou M. pustulata 01. col. 1 , 1 f, et 11, 10, 6, belle espèce originaire de la Chine, qu'il ne faut pas confondre avec le M, pustulata de Bilberg qui vient des Indes orientales. Le Mylabris sidœ est l'espèce dont on se sert en Chine et qu'on transporte dans d'autres pays par la voie du commerce.
Ce genre Mylabre est remarquable parce qu'il contient aussi des espèces dans lesquelles le principe vésicant n'existe pas : tels sont suivant M. Leclerc le M. pustulata de Bilberg et le Af. flexuosa d'Olivier, petite espèce qu'on trouve dans le midi
%0^ l'Es ÇOLÉOPriuBS.
de la France. Le genre Mylabre, <jui est très nraibreux en espèces, mérite donc de fixer l'attention des entomologistes et des médecins. Car il serait utile d'expérimenter le plus gra^d nombre possible des espèces de ce geQre , afin de connaître toutes celles qui peuvent servir comme épispastiqu^.
Genre : ^nas, J?n^Latr.
Antennes courtes, coudées, terminées piir upe , ttgf^ fymfpfm ou cylindrique , composée des Ae«f 4eriikM evtiQ^s. ^m^ bules arquées , offraiit k leur paiiie inteiae u» peUliy ppudtdg membraneux 3 mâchoires cori«Bc«etbi⩽.diiRsicni e^^érÎMiie plus grande, arrondie et comprhnée^ qualrefnljpea fiHfoiVMW^ tarses simples , terminés jiar quatre cr^flq,
Ce genre , établi par Latreille aux 4ép$|PP à^ JLytta de Fabricius , fait en quetqueaorte te femf^tmUe Via t^labus , ksMéloéset les Cantbarides. Ce sont des tmecAca tmidea f^i vivent sur les fleurs. lieurs palpes maxtUairea imt le d«nMer article alongé et cylindracé 5 ce qui les.dislîiigae 4es t ÇfiHlii rides et des Mylabres, qui ont cet article ovoïde.
JSnas db Swie, ,^as Syriaçus J^tr, , ^fUq *%ri«iw Fahr.
Ressemble beaucoup pour la forme et la ^grandeur à notre Cantharide conimune. Sa lon|;ueur est d'environ huit à neuf lignes 5 la tète est noire et velue; le thorax court et d'un jaune orangé, égalenfent velu; les élytres sont d'une teinte bleuâtre et cuivreuse. On trouve cet insecte dans le midi de l'Europe et spécialement c^n Autriche.
VjEnas segetum Oliv. , gui vit dans le nord de l'Afrique , est plus petit que la Cantharide commune, mais d'un vert doré comme elle. Il possède comme V^nas Syriacus la propriété épispastique.
Genre : Méloé , Meloe Latreille.
Antennes moniliformes, droites et sans coude remarquable à leur base , au moins de la longueur de la tète et du thorax réunis, quelquefois offrant vers le milieu plusieurs articles ren-
IBS GOUOPTBRfiS. 3o3
liés daiui^ les mAles j[l); élytres plus courtes qae l'abdomen, se ' recouvrant «n peu par leur côté interne j pas d^aîles membraneuses.
Ce genre est im des to^mx. carftoténMs ^lans l'ordre des Coléoptères. U renf<^nne des insectes lourds, se traînant à terre ou au milieu des berbes , et laissant échapper , dés qu'on les touche, un liquide brun et irritant Presque toutes les espèces sont^ remarquables par leur abdomen très volumineux et très renflië, et par leur couleur d'un noir bleuâtre.
, Il parait, d'après Latreille', gue ces insectes sont les Buprestes des anciens, insectes que l'oh considérait comme très malfaîsans, surtout pour les bœufs qu'on les accusait de faire périr, quand ils étaient mélangés arec l'herbe dont ils se nourrissaient.
Le nombre des espèces de ce genre qui vivent en Europe et même en France est très considérable. Nous citerons surtout le».«llifiMM8 , i^«4cypt#|^t,)axla^çi^tiOB qui a été donnée par le docteiir Leach dans le onzième volume des Transactions Linnéennes de Londres.
I. Antennes jftl^ormes j^eouries.et assez épaisses dans les deux
sexes.
MÉLÔIi VARIÉ \M, variegatufi Leach., t. é, û^, i -2). Long d'environ un pouce, d'un noir bronzé, surtout à )a partie supérieure de l'abdomen j la tête, le corselet et les élytres ponctués et ru- ^^eux } les pattes également bronzées et violacées. On le trouve aux environs de Paris.
MéLOé Tdccia {M- Tuccia Rossi). C'est une des plus grandes et des plus grosses du genre. Sa longueur est d'un pouce à un pouce et demi. Elle est entièrement noire; ses antennes sont courtes. La tète , le corselet et les élytres sont profondément ponctués 3 le corselet est échancré dans son bord inférieur. Cette espèce est commune dans tout le midi de la France et en
(1) Ce cuiractèf^ «8t ji peu ;|icis pèserai; «cependant I«s élytres Mpt de la longueur de Tabdomen dans le Mehe corsicas ie M. Dejean et le Meloe tectus de Sturm.
âo4 ^^ COLEOPTBRBS.
Italie. J'en ai vu des individus provenapf de JtfontpeUier et dt Perpignan.
B. Extrëinité des aatennes bilobée.
Méloé de mai [M. maialis L. Leach, t. 6, fig. 3-4). Il est entièrement noir et sans reflet métallique , d'un poueeàan pouce et demi de lôn|][ueur 3 les anneaux dé Tabdomen sont unis entre eux par une membrane rougeàtre, ce 'qui foit que quand l'abdomen est distendu et alongé il offre des lignes transversales rougeàtres ; la tête , le corselet , et surtout les - élytres, sont à peine rugueux : le corselet est à peu prôs carré. Cette espèce est très commune dans presque toutes les provinces de la France , mais surtout dans le midi ; on la trouve aussi aux environs de Paris.