II. Antennes longes, plus renflées cUms leur partie mûy^mt
Méloé PK08CKKkBÉ{M.proscaralfœusL,Leachyt. 7, fig. .6-7). Sa longueur est de dix à douze lignes; il est d'un noir bleuâtre. Son corselet est oyoïde , alongé , tronqué à sa base; ses antennes , beaucoup plus longues que la tête et le corselet réunis , sont composées d'articles qui vont en grossissant vers la partie moyenne de l'antenne et s'amincisse^ de nouveau à son extrémité. Le dernier article est ovoïde , alongé , pointu et entier. La tête, le corselet et les élytres sont assez courts. Cette espèce vit assez communément en France.
Le Meloe gallica Dejean ne nous parait qu'une simple variété du précédent , dont la couleur est plus francheînent noire. B babite It'S mêmes localités.
Les Méloés jouissent comme les autres espèces précédemment décrites de la propriété épispastique. Dans quelques régions méridionales de l'Europe , et particulièrement en Espagne où ils sont très communs , on les mélange aux cantharides. Indépendamment de leur propriété vésicante on leur a aussi attribué ^une action puissante contre Thydrophobie , mais cette action est loin d'être parfaitement constatée par l'expérience.
LfiS COLiOPTBAM. 3o5
Cenre : Tétraoi<iyce , Tetraonyx Latreille.
Les antennes composées de onze articles qui vont un peu en grossissant de la base vers le sommet ; le corselet est plus large que hâat , ce qui leur donne en général une forme plus ramassée 5 leurs tarses ont le pénnUième article échancré, ou même quelquefois presque bilobé ; leurs àiâctioires, analogues à celles des Cantharides , ne sont ni prolongées , ni terminées par un filet soyeux. "
Les espèces assez nombreuses de ce genre sont toutes originaires de l'Amérique méridionale, et particulièrement duBrésil. Deux de ces espèces possèdent la propriété Tésicantè , ce sont les 1® Tetraonyx tigridipennis Dejean ; longue d'environ six à huit lignes , sur quatre de large ; la tète et les éîytres d'un noir ▼elonté , le coreelet jaune ayec une tache noire et grande, au oeiltre.rËlle est du Brésil.
' 2** jyraonjrx quadrilineata Dejean , ou Mnas variabilis -Klûgt , également du Brésil. £lle est longue de quatre à cinq lignes 3Eur deux lignés ou deux lignes et demie de largeur ; d'un jaune fauve avec deux bandes noires et longitudinales sur chaque élytre. '
Le Tetraonjx sexguttata Lâtr. ou Lytta sexguttatd Klûg , Tune des plus grandes et des plus belles espèces du genre , qui se reconnaît aux trois taches rondes et orangées qu'elle porte sur chacune de ses élytres d'un noir velouté, n'est pas du tout vésicant. On le Irduve au Brésil.
Genre : Cantharide^ Cantharis Latr.^ Meloe L. , Lytta Fa-
bricius.
Antennes filiformes , plus courtes que le corps , avec le troisième ^rticle plus long que le précédent ] palpes maxillaires renflés à leur extrémité; crochets des tarses profondément bifides , sans dentelures au dessous ; élytres flexibles , de la longueur de l'abdomen , recouvrant des ailes membraneuses.
Cantharide YÉsiCANTB^ Cantharis vesicatoria Geof. LatreUle, Meloe vesicatdrlus L. , Lytta vesicatoria Fabric«
(Nom Vaïg. : Mouche d'Espagne, Part. usil. : Tinsecte tout entier.)
liuit 4 dii: ligiM« : U i^Ale «st beaii^oiip plua i^tit que b femeUo. JU Ute 6»! gros^ et cor<UforiQ6, un peu plu» large k3^ l^ie 4lie le CQr$elet qui est ^«ez.çourt et comme qu^riUlère : lei antemies sont noires et comme moniliformes ; les élytr^ MNit boites et 4e la longueur de Tabdomeu. Les articles 4es tarses «ont eutier^.
Ces insectef sont oimmuos en France, particnli^remeiH4ai|t le» département méridioaaux* On les trauya aussi ep Italie et en Espagne^ et il parait que leur action est d'autant plus énergique qu'ils ont été recueillis dans des pays plus chauds. Sn France, et particulièrement aux enyirons de Paris, c'Cft vere le solstice d'été qu'on les voit apparaître. C'est plus partieuli^re- ,ii|Ont sur le» frênes, les lilas et les trpénes, qui tous trois a^iMurtiennent à la famille des Jasminées , qu'ils se fixent pour m dévorer let feuilles avec une grande voracité. Cepen4ant je les ai également trouvés en abondance sur le chèvrefeuille e| le' cbammcerasus , arbrisseaux de la famille des Caprifoliaoées , et d'autres observateurs le» ont vus , quoique plus rarement, sur l'orme, les rosier», les pommiers, etc. L'odeur de» cai^haride» vivantes, surtout lorsqu'elles sont réunies en grand nom* bre, est désagréable, forte et pénétrante. Eile^réjptandauloie, et suffît seule , dans beaucoup de cas , pour faire reconnaître la présence de ces enimaux sur les arbres où ils vivent en grand nombre. Cette odeur se conserve également dans les cantharides desséchées , et surtout dans leur poudre.
Pour les recueillir , on étend de grands drap» au pied 4»i arbres sur lesquels on les a remarquées , et le matin de bonne . heure, tandis que les cantharides sont encore engourdies par la fraîcheur de la nuit, on secoue fortement ces arbre». On les Mt ensuite périr en les exposant sur des toiles à la vapeur du vinaigre bouillant; on les fait sécher et on les conserve pour l'usage.
Les cantharides desséchées sont très sujette» k être dévoréss