CHAPITRE IV. v}i
sont les prépositions , les conjonctions, et les repos que dans tout discours nous observons à la fin de chaque phrase partielle ou complète , et qui, en la séparant de ce qui précède et de ce qui suit, unissent plus intimement entre eux tous les signes qui la composent.
Nous avons déjà parlé longuement des prépositions , dans le chapitre des élémens de la proposition. Nous avons vu leur origine, leurs propriétés et leurs usages. Nous avons reconnu que tant qu'elles demeurent inséparables des mots cpi'elles modifient , ce sont elles qui constituent leurs déclinaisons , et que , quand elles* en deviennent séparables et forment un élément du discours , eues remplacent ces déclinaisons, au moins en ce qui regarde le cas , et produisent le même effet , qui est de marauer le rapport de dépendance où un nom est u'un autre signe.
Nous avons de plus observé que vraisemblablement ce n'est qu'à une seconde époque du langage que l'on s'est avisé de ce nouveau moyen ae syntaxe : du moins , plus les langues sont ^anciennes et primitives , plu6, en général, nous y trouvons l'usage des cas, et moins elles ont celui des prépositions. Nous n'avons donc plus rien à ajouter à^cet égard, et nous connaissons suffisamment la nature de ce moyen de syntaxe.
Il en est de même des conjonctions , ou plutôt de la conjonction crue, à laquelle toutes les interjections conjonctives et tous les adjectifs- 'conjonctifs doivent leur qualité de conjonction , comme tous les verbes doivent au verbe être leur qualité de verbe. Nous avons vu que,
âuellé que soit son étymologie, c'est un mot ont la signification propre est d'exprimer qu'un
verbe au mode attributif est re'gi par un autre , qu'une proposition dépend d'une autre j que par conséquent que doit être regardé comme une préposition d un genre particulier , dont le conséquent est toujours une proposition tout entière , et dont l'antécédent est toujours un verbe, quand elle est seule ou comprise dans une autre conjonction , et toujours un nom , quand elle est unie a un adjectif déterminal if qui en fait un adjectif conjodctif. Nous avons même vu, dans les déclinaisons des verbes, que cette préposition verbale exige que le verbe qui la stiit soit à un cas oblique du mode attributif, comme les autres prépositions exigent que les noms qu'elles régissent soient à un cas oblique , dans les langues où ils ont des cas : et nous avons remarqué que , Ijuand cette conjonction que est supprimée (ou retranchée y comme disent lés rudimens), le nom qui aurait été le sujet du verbe qu'elle aurait gouverné est' mis à un cas oblique, et le verbe lui-même est mis au même cas oblique de son mode substantif ou de son mode adjectif, et s'accorde avec ce nom, comme ferait un autre nom ou un autre adjectif. Nous connaissons donc biert la nature et les effets de ce moyen de syntaxe , et il est inutile de nous y arrêter davantage.
Quant aux pauses plus oii moin» marquées, que ndiis ne manquons lamais de faire de temps en temps dans toute émission de signes, il ne sera pas nécessaire de nous en occuper bien long-temps. Il est aisé de voir que, partageant en différens groupes une longue série de signes , elles produisent l'effet de séparer chaque sens partiel ou complet, et de le rendre plus distinct. Dans les langues qrales , les inflexions de voix qui annoncent le commen-