‹ Elémens d'idéologie (volume 2)Chapitre 69 sur 93 · CHAPITRE V. »S · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. »S

Ï»our râoqaence et pour IVtnde des langues ef de eur prosodie , qui me fait désirer que celte denture, qu^on peut appeler philosophique, soit créées Je suis convaincu que les seryices mêmes qu'elle rendrait la feraient promptement devenir trèsusuelle; et que, sans même que l'on s'en occupât, les e'critures vulgaires tendraient très-rapidement à s'en rapprocher ; car l'homme a une pente naturelle a suivre la raison , dés qu'il en a l'exemple sous les yeux.

Néanmoins , je ne présenterai point ici d'essai du travail dont je viens de tracer le programme j d'abord parce que je ne l'exécuterais pas bien , et ensuite parce qu^il ne serait pas soutenu par une autorité assez imposante pour entratner l'assentiment général. Mais je regarde comme une époque très-heureuse pour voir réaliser ce projet , le moment où le perfectionnement de la Grammaire et de la littérature française est devenu Fob-

occuper, parce queje crois que ce serait le moyen de répandre et de fixer la saine prononciation et la vraie prosodie de notre langue, chose aussi

Ï»récieuse pour' la poésie et l'éloquence, que pour e progrès des lumières et les intérêts de la société politique ; car toute l'histuire de l'homme est dans celle des signes de ses idées , et surtout dés signes permanens auxquels il confie le dcj)^t de ses pensées. C'est par ce vœu que je terminerai ce chapitre déjà trop long. Je ne parlerai ni des tachigraphies , ni des okigraphies, ni des dîBcrens chiÂres conventionnels (i): ce sont là des

(0 Jene £iis pai meotioa ici deà paÂgrapIlieSyw parce que

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qrMtkodes pratiques fort utiles, soit pour ab'r^er Topëratioa d'e'crire, soit pour cacher la signiGqatiofi de ce qu'on a écrit: mais elles ne jettent aucun jour sur la théorie aes signes permanens. Je suis content si Ton troure que j'ai bien rendu compte de cette théorie, et que j'ai bien expliqué ses rapports arec celle des signes fugitifs, dont les signes permanens sont une eosanation , et dont ils stmt en même temps la représentation.

Il ne nous reste plus qu'à Toir quelles nonséquences on peut tirer de tout ce qui précède , pour l'amélioration de nos langues vulgaires , ou même pour la composition d'une langue par* faite qui mérite le titre de philosophique, et ()ui puisse devoir a sa perfection même , le privilège de devenir universelle.

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