‹ Elémens d'idéologie (volume 2)Chapitre 76 sur 93 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

JjA Grammaire n'^est pas seulement la science «les signes ; elle est la continuation de la science des ide'es.

Le goût pour l'analyse et Pexamen, rigoureux de ses ouvrages et de ses facultés, n'est point dans rhomme un signe de décadence. C'est un nouveau progrès de son intelligence.

Cependant, quand même les anciens ne seraient pas tombés sous le joug des nations barbares, ils n'auraient tiré de cet esprit ans Wtiqoe aucune utilité re'elle pour la connaissance ue leur faculté de penser , parce qu'ils s'étaient fait des systèmes pnilosophiques et métaphysiques, avant cravoir «des connaissances préalables suffisantes.

Les modernes , quoique commençant mieux, auraient aussi été contmuellement arrêtés » s'ils n'avaient secoaé le joug des théologiens, qui avaient fait de la métaphysique leur domaine ex-

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clusif. Messieurs âe Pbrt-Royal, Dumarsais et

Condillac en sont la preuve.

Pour faire de vrais progrés dans la connaissance de riionuire'y il falkat i Fnidiépeadtnce des ancieils joindre la science et là réserve des mo^ dernes.

C'est le caractère de Pépoque où nous sommes, qui doit élre^iuf^léerP^ej^^nfçaûer. • "

Le mérite de celte Grammaire est de commencer par le commenceme^itt , d^étre la suite d'un traité d'idéologie.

Elle n'est point un art de parler^ c'est un traité de la science des signes , continuation de celle des idées t introdiictioB à œlle du raisonnement.

Je n'ai recherché la formation des idées que pour bien connaître la théorie de leur expression. Je n'examinerai leur expression que pour décoùTrtr kg lois de leui^ dnkluction.

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