‹ Elémens d'idéologie (volume 2)Chapitre 81 sur 93 · PARAGRAPHE HI · texte numérisé non relu

PARAGRAPHE HI

JDes yerhes et des Participes,

Après FinTention du nom , l'interjection n'exprime plus que l'attribut de la proposition , ne fait plus que fonction de rerbe. Voilà le yerbe trouyé.

Le yerbe n'exprime pas une idé« existante par elle-même , comme le nom.

Il n'exprime pab une idée seulement comme

Kuyant exister dans une autre , ainsi que le fait djectif.

il exprime l'idée qu'il représente comme exi»« tante réellement et effectiyement dans une autre ; il est un attribut complet ; il renferme l'idé* d'une enstcnce relative , à la vérité , mais réelle «t effective.

Il suit de là qu'il est susceptible de modes et de temps ; qu'il n'a aucun sens sans un sujet , et qu'il doit se conformer à ce sujet sous le rapport du nombre et de la personne, et si l'on veut, sous celui du genre.

Tous les verbes sont des verbes d'elaf^ car ila dffnifîent tous qu'un sujet est de telle manière.

Ils tiennent tous leur qualité de verbe , du verbe être ; c'est le seul verbe.

Tous les [autres sont composés dç celui-là et

»S4 EXTBAFT BABCXWÉ

d'un adjectif, soit qu^ils soient fonn^ de deux motà ou d'an seaL

CTest donc une grande erreur de r^arder y aime et jt« suis mimé comme le même Terbe. Ils sont composes de deux adjectifs différons f Fun est f'e suis aimant ; Fautre , je suis aimé.

Cette erreur tient à une autre , c'est de confondre le prétendu participe passif a^ec le yéritable participe actif, de prendre aimé pour le même mot dans ces denx phrases, je suis aimé y etfai aimé.

Dans l'une il signifie aimé, et dans-l'aatre été aimant.

Dans ce dernier cas , sa terminsison en é sert à. exprimer qu'il renferme le participe passé été» Voilà pourquoi il est souTent mdé<^inaole. Il devrait l'être toujours.

L'adjectif étant étant le seul adjectif qui soit par lui-même participe ( c'est^^â-oire Terbe au mode indéfini ) , il est le seul adjectif simple qui ait deux formes, étant poor le présent, et é£e' pour le passé.

Il n'j a de Trais participes que ceux qui le renferment sous cette dernière rorme , ceux que nous appelons participes actifs passés. Tous les autres sont de purs adjectif. Ils deyraiemi être toujours déclinables. Gela se Terra mieux dans la syntaxe , à l'article des conjugaisons.

Quoi quHl en soit , les noms sont les seuls mots qui expriment un sujet , et les Terbes les seuls mots qui eipriment un attribut. Ce sont donc les seuls mots nécessaires à l'expnsssion de la pensée quand on décompose l'interjection.

Tous les autres élémens de la proposition ne représentent que des fragmensde sujets ou d*at-

DE LA GRAMMAIRE. a85

tributs. Ils ne servent jamais qa*À exprimer des complemeos de Tim ou de l'autre.^

Le verbe , comme Terbe , n^a jamais de régime. Quand il en a un , c'est en vertu de la signification de Tadjectif qu'il renferme.

PARAGRAPHE lY.

Des Adjectifs et des articles.

Après les signes nécessaires , viennent les signes seulement utiles.

Parmi ceux-ci , les adjectifs ou modificatifs tiennent le premier rang.

£n modtnant les noms , ils augmentent le nombre des sujets; en modifiant le verbe être , ils augmentent le nombre des attributs*

Ils sont formés des noms , en substituant la forme attributive à la forme subjective , ou des verbes qui les renferment, en en retranchant Fidée d'existence.

D'autres noms -et d^autres verbes peuvent ensuite se former de certains adjectifs.

Les adjectifs ou modificatifs sont de deux espèces.

Us modifient une idée dans sa compréhension ou dans son extension , c'est-à-dire en augmentant ou diminuant le nombre des idées qui la composent , ou en déterminant le nombre des objets auxquels on l'applique , et la manière dont on les considère.

Les noms sont seuls susceptibles d'être modifiés dans leur extension.

Pour qoe le discours soit exact , pour qu'il peigne avec précision la pensée , il faiut toujours dëterminerreitension des noms, avant de modifier leur com])réhension et avant de les faire sujets de propositions.

■ Cette précaution n'est pas nécessaire quand ils sont employés adverbialement « ni pour les noms propres.

mais

quoique

employons dans des cas où ils sont inutiles.

Les adjectif» déterminatifs ont dû être les der* niers inventés, et leur dérivation n'est pas aisée à retrouver.

On donne bien des noms différens à des mots qui tons remplissent cette même fonction à l'égard de noms exprimés ou sous^ntendus.

Tous doivent suivre les variations des nomsauxquels ils se rapportent. Ils sont déclinables , s'ils ne sont pas toujours déclinés.

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