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CHAPITRE IX. I7f

ces attractions particulières qui produisent les combinaisons chimiques, l'adhésion, la cohésion, etc. Or, toutes ces forces toujours agissantes et les phénomènes qu'elles produisent , me montrent qu'il n'y a nulle part de repos absolu dans la nature, et qu'il n'y a même jamais de repos relatif que par l'effet de forces contraires qui se balancent; d'où je conclus que ce n'est pas le repos , mais le mouvement, qui est l'état naturel de la matière ; et si je n'avais craint de trop choquer les idées reçues, j'aurais mis l'activité à la tête des propriétés des corps , et je n'aurais regardé la mobihté que comme une conséquence de l'activité. Au reste, ce ne sont pas les classifications que nous faisons qui sont importantes; ce qui est essentiel est de bien voir les phénomènes , et dans le cas présent de ne pas se faire une idée fausse de l'inertie, laquelle ne consiste qu'en ceci : c'est que quand un corps reçoit du mouvement, le corps qui lui en donne en perd une quantité égale à celle qu'il lui communique. Passons à une autre observation.

La durée est encore une propriété commune à tout ce qui existe, c'est-à-dire atout ce qui sent ou est senti. Différente en cela

IJS IDÉOLOGIE.

de toutes les autres propriétés des corps, elle pourrait même appartenir à des êtres sans étendue, si nous pouvions en connaître pu même en concevoir de tels {voyezVEx^ trait raisonné). Par cette raison, nous n'avons pas besoin de connaître autre chose de nous-mêmes que notre propre sentiment pour nous faire l'idée de durée : notre seule existence suffit. Je sens une impression actuelle; dès que je puis porter le jugement qm je l'ai déjà sentie, je puis prononcer que j'existe actuellement, que j'existais alors, et que j'ai continué d'exister dans l'intervalle. Tout cela est compris dans l'acte de reconnaître cette impressioin. Dès ce moment j'ai donc l'idée de durée j qui n'est autre chose qifie ^elle d'une succession d'impressions. 3U)rsque je connais d'autres existences que la mienne, quand j'aperçois un objet et que je m'assure que c'est bien le même que j'ai i^éjà vu, je lui applique cette idée d.e durée , je dis que cet objet a duré : cela ne souffre pas -de difficulté. Mais si j'acquiers ainsi l'idée de durée, je n'acquiers pas de même la possibilité de mesurer cette durée 3 car la succession de mes impressions n'est m,assez Wiirotme ni asses invariable pour me servir

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