‹ Élémens d'idéologie. [electronic resource]Chapitre 86 sur 192 · CHAPITRE X. ig · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. ig

mieux les rapports que nous avons reconnus entr'elles , et même la nature de chacune d'elles.

Mais un autre sujet de réflexions bien plus importantes , c'est cette admirable propriété qu'a l'étendue de pouvoir être partagée en parties- distinctes avec une précision, unç netteté et une permanence qui ne laissent rien à désirer. C'est à cette circonstance que doivent leur certitude les sciences qui traitent de l'étendue et de ses effets; car d'abord il en résulte qu'on peut la mesurer avec la plus grande sûreté et la plus extrême jugr tesse; et de cette perfection de mesure i| arrive qu'on peut la représenter sans altéra: tion et sans confusion , en en diminuant prodigieusement toutes les proportions. C'estlà l'effet de l'art de lever des plans, et de tous les genres de dessin. L'étendue est la seule propriété des corps que l'on puisse exprimer ainsi sur une échelle de convention plus petite que la réalité.

De la perfection de ces mesures il arrive encore que l'on peut en évaluer rigoureusement et commodément toutes les circonstances, c'est-à-dire les rapports et les propriétés des angles, des figures et des lignes

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qui les coupent ou les terminent : îc'^sl l'objet de la géométrie pure. Aussi voyons-nous que, seule entre toutes les sciences, elle est a?une certitude absolue, et que toutes les autres participent plus ou moins à ce précieux avantagé, à proportion qu'elles peuvent ramener une plus ou moins grande |>'ârtie â^s sujets qu'elles traitent à être apprécial>les en parties dè l'éteMue.

- AiïiSi le mouvement étant, comme nous {'avons vil, tr<ès-"bie"H représeinté par l'étendtie , tout, ce qui concerne sa force , sa diï-ectidii, leslôis de sa côrrimunication , éist parfaitèment démontré, et la science qui en traite est encore d'une certitude géométrique.

• ' Par là même raison , nous connaissons et iti'CiSurons la durée avec exactitude et sans crainte d^ërréur ; ^t tout ce ^i, dans les corps et leilrs pï0pHétés , .peftit s''év^^^^^ diii-ée , en mouvement , en ét-eridue , est parfaitement mesuré et démontré , tandis que tout ce qui n'en est pas susceptible i^ste toujours dans une sorte de vague et d'incertitude faute de mesures précises.

Dans un 'être quelconque, nous pouvons déterminer avec justesse et sûreté son âge,

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