‹ Élémens d'idéologie. [electronic resource]Chapitre 85 sur 192 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

nient le temps de la révolution diurne de la terre, et l'unité de mouvement le mouvement d'un point de l'équateur pendant cette révolution.

Concluons enfin que si nous sommes parvenus à bien démêler l'artifice de la mesure des effets sensibles de ces trois propriétés des corps, l'étendue, la durée et la mobilité, il faut que nous ayons bien reconnu ce qu'elles sont pour nous, et comment nous les découvrons.

Jeunes gens pour qui j'écris , vous trouverez peut-être que voilà un bien faible résultat pour une si longue discussion , et qu'il n'était pas besoin d'un si grand appareil pour établir un petit nombre de vérités si simples, fondées sur des faits si constans et si connus. Cependant, si vous saviez combien on a divagué sur Ces notions d'espace, de temps, de mouvement, d'existence , sur la matière et ses propriétés, et combien les meilleurs esprits et les plus grands philosophes ont accumulé de raisonnemens inintelligibles et d'hypothèses absurdes sur de pareils sujets, vous vous feriez une autre idée de la facilité Wec laquelle nous nous y retrouvons, et vous sentiriez vivement quel jour

jetterait sur les premiers principes de toutes les sciences, une analyse complète de nos facultés intellectuelles, si elle pouvait être une fois parfaitement bien faite, puisque la simple ébauche que j'ai essayé d'en tracer dans cet ouvrage, écarte déjà tant de difficultés et dissipe tant d'obscurités.

Au reste, on peut tirer beaucoup de conséquences précieuses du petit nombre de vérités que nous venons d'établir.

La première qui se présente, et qui est principalement relative à la pratique, c'est qu'il serait très-utile que toutes les mesures de l'étendue fussent des portions décimales de l'équateur terrestre, et qu'il serait aussi très-commode que l'unité de temps, le jour, fût de même divisé en parties décimales. Par là ces trois espèces de quantités, si différentes entr'elles, mais qui ont des relations si. multipliées , l'étendue, le mouvement et la durée, seraient toujours exprimées par des quantités décuples ou sous-décuples les unes des autres; et toutes les comparaisons que l'on est perpétuellement obligé d'en faire se réduiraient presque à ajouter ou à retrancher quelques zéros ; cela aurait d'ailleurs le très -grand avantage de rappeler bien

mieux

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