‹ Élémens d'idéologie. [electronic resource]Chapitre 9 sur 192 · XXX PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXX PRÉFACE

priment avec une précision rigoureuse ; et ce genre de mérite met bien sur le chemin de trouver la vérité.

Il me reste à me justifier de publier la première partie de ces élémens sans la deuxième et la troisième. Sans doute il eût mieux valu ne les pas séparer ; et je regrette vivement de n'avoir pas pu les donner ensemble, parce que je suis très-persuadé que les dernières parties eussent jeté beaucoup de jour sur la première, et donné beaucoup d'appui à ma manière de voir. Cependant je prie le lecteur d'observer que cette partie que je lui soumets en ce moment renferme à proprement parler toute la théorie, et que j'ai voulu pressentir son jugement sur les principes avant de m& livrer aux applications. Si j'étais assez, heureux pour recueillir de bonnes critiques, et que ma manière d'analyser la pensée dût être réformée, nécessairement ma Grammaire et ma Logique

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en seraient modifiées, et par là se trod^ veraient tout de suite plus dignes de l'approbation des connaisseurs'. C'est4^ ce qui m'a décidé j car la perfection est loin de nous : tout ce que je souhaite est de mériter que l'on dise que j'ai fait un peit de bien. Si j'en étais sûr, je me vantérais 'dé"s= éxcellens conseils • (jàè j'ai reçus de plusieurs hommes éclairés avec'iqui je suis intimement lié, et je dédierais cet ouvrage à un véritable ami à qui jë suis par ticulièrement redèvable de ce qu'il peut y avoir de bon dans ce que j'ai écrit. Mais je me refuserai ce plaisir, jusqu'à ce que le public m'ait jugé, ne voulant point associer des noms respectables à un mauvais succès. Je pense que l'on ne devrait jamais mettre d'épître dédicatoire à une première édition.

Peut-être en approuvant ma discrétion, jugera-t-on qu'au moins j'aurais dû citer les auteurs dont je me suis

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quelquefois approprié les idées. J'avoue que si je nel'ai pas fait , c'est que lepl^^ souyent je ne me suis pas rappelé à qui j'étais re:devaWe. Je déclare un^e foi§ pour toutes qu'il y a dans cet ,éçrit beaucoup de chpses qui ne sont p^s de moi; et je répète que je voudrais Men qif'il en fût dje même iu reste, et que le iQu^ ne fût qu'un recueil de vérités déjà con^ nues et convenues : je m'occuperais avec bien plus de coï^fiançp et de plai^ijc; à en tirer des conséquences et à en faire des applicatioiis.

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