‹ Élémens d'idéologie. [electronic resource]Chapitre 92 sur 192 · CHAPITRE X. 2o · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. 2o

la manière de procéder de ces sciences que l'on croyait fort différente , tandis que nous verrons à l'article de la Logique que la marche de l'esprit humain est toujours la même dans toutes les branches de ses connaissances, et que la certitude de ses jugemens est toujours de la même nature et a toujours des causes semblables.

Après cette longue digression sur la mesure des propriétés des corps , je reviens à ce que j'ai dit de l'enchaînement de ces propriétés. Je pense que, pour les ranger dans un ordre réellement méthodique, il faudrait mettre au premier rang la mobilité , nonseulement parce quelle est la source de tous les effets que les corps produisent les uns sur les autres, et que, nommément dans les êtres animés, elle est la cause de la faculté de sentir et de se mouvoir, mais encore parce que toutes les autres propriétés des corps sont nécessairement dépendantes de celle-là , puisqu'elles n'auraient pas lieu sans elle; ou y sont essentiellement relatives, puisqu'elles ne nous sont connues que par le mouvement.

On doit placer ensuite l'inertie et Vimpulsion, qui n'auraient pas lieu sans la mo-

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bilité, et ne sont que des circonstances de son existence.

Après, vient V attraction, qui n'aurait pas lieu non plus sans la mobilité, mais n'en est pas une conséquence nécessaire.

Je comprends sous ce nom général d'attraction la gravitation céleste , la pesanteur terrestre, et les affinités ciiimiques avec leurs dépendances , l'adhésion , la cohésion, etc. : ces forces internes existantes dans chaque particule des corps me prouvent que la matière est essentiellement active ; et si elle ne l'était pas, je ne comprends pas comment elle serait mobile, car je ne puis concevoir d'où viendrait le commencement d' u n mouvemen t quelconque .

Vient ensuite r étendue , qui n'est ni une circonstance ni un effet de la mobilité, mais qui ne nous est connue que par elle, et n'existe pour nous que par sa relation avec le mouvement.

De l'étendue dérivent nécessairement la divisibilité, la forme ou figure, et Vimpénétrahilité, comme aussi laporosité, qui en est une conséquence générale, mais non pas nécessaire.

Enfin yient la durée, \}XO\)né\.i qui est in-

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