‹ Élemens de chimie [electronic resource] (volume 2)Chapitre 10 sur 118 · CI · texte numérisé non relu

CI

Étain ....

Pb»

2588, gg6

Brome ....

Br

Sn

Br»

978,3oo

Bismuth

Bi

886, gi8

Iode

Urane ....

Cuivre ....

Cu

Fluor ....

1 i6,goo

Cu»

233,8oo

Mercure. . . .

Hg

Carhone . . .

Hg»

cJ

Argent ....

Bore ....

Palladium .

Pd

Bi

Rhodium .

65 i,4oo

Silicium

Si

Iridium . .

Ir

Si»

Platine ....

Pt

Potassium . . .

48g, gi6

Osmium

Os

1 244,2io

Or

Au

i243,oi3

Sodium ....

Na

Titane ....

Ti

Na»

Tantale ....

Ta

1 153,7 la

Lithium . . .

Vanadium .

Barium. . . .

Ba

Tnnglène . .

1 iS5,20o 5g8,525

Strontium . .

Sr

Molybdène .

Mo

Calcium. . . .

Ca

Chrome ....

Cr

55i,8ig

Magnésium.

Mg

Cra

Aluminium . .

Al

Tellure. . . .

Te

Al'

Antimoine .

Sb

Glucinium .

Be

Sb»

161 2,go4

Yttrium . .

4oi,84o

Arsenic. . .

As

Zirconium . . .

Zr

As'

Quelques exemples de calcul montreront très facilei nient l'usage de cette table. Le sulfate de potasse décompose le nitrate de baryte en formant du sulfate de : baryte et du nitrate de potasse ; la table fournit le moyen de calculer combien il faut de nitrate de baryte pour décomposer une quantité déterminée, par exemple, 1 10 grammes de sulfate de potasse, et combien il en ré- ■ suite de nitrate de potasse et de sulfate de baryte.

Sulfate de potasse =<

Nitrate de baryte

Nitrate de potasse

Sulfate de baryte

Potasse

Acide sulfrique Baryte

Acide nitrique

Potasse Acide nitrique

j| Baryte

| Acide sulfurique ,

£489,916 potassium ,

1 100,000 oxigène , f 2 01,1 65 soufre , *3oo,ooo oxigène ,

( 856,88o barium , ) 1 00,000 oxigène ,

177, o36 aiote, \ 5oo,ooo oxigène ,

i633,gi6 ,

489,916 potassium , 100,000 oxigène, 177, o36 azote , 5oo,ooo oxigène ,

) 856,88o barium ,

» 100,000 oxigène,

! 20 1,1 65 soufre, 000,000 oxigène ,

ainsi : 1091,081 : 1633,916 : : xogr. : i4>97 g1'- 1091,081 : 1266,652 : : 10 gr. : 12, 53 gr. 1091,081 : i458,o45 : : 10 gr. : i3,36 gr. Une dissolution contient-elle du sulfate de potasse, on la précipite avec un sel de baryte ; le sulfate de baryte obtenu fournit alors le moyen de calculer la quantité de l'acide sulfurique ou celle du sulfate de potasse. Si la

quantité de sulfate de baryte était, par exemple, de 5 grammes, la dissolution contenait 6,j4 grammes de sulfate de potasse, lesquels renferment 1,72 grammes d'acide sulfurique, car

i458,o45 : 1091,081 : : 5 gr. : 3,74 gr- et i458,o45 : 5oi,i65 : : 5 gr. : 1,72 gr. A-t-on converti un sulfure métallique en sulfate, au moyen de l'acide nitrique fumant, et précipité la dissolution de ce sel avec la solution d'un sel de baryte, on pourra calculer la quantité de soufre du sulfure métallique à l'aide de celle du sulfate obtenu; supposons que cette quantité soit de 5 grammes, on trouvera 0,69 gr. pour celle du soufre contenu dans le sulfure métallique, car

Pour quelques combinaisons, qui sont fréquemment usitées dans les calculs, il est plus commode d'employer la composition sur 100 parties. C'est ainsi qu'on trouve au moyen de la table que 100 parties de sulfate de baryte contiennent 13,797 parties de soufre; pour déterminer le soufre, on n'a donc qu'à multiplier par 1 3,797 la quantité de sulfate de. baryte obtenue et diviser le produit par 100.

THÉORIE ATOMISTIQUB.

On peut démontrer par les phénomènes que les corps se combinent en proportions définies; quant au principe de cette loi, l'on n'est pas encore parvenu jusqu'ici à l'établir comme un fait déduit de l'expérience. Dans l'état actuel de nos connaissances nous pouvons

sur ce point établir une hypothèse, comme par exemple, la théorie atomistique (0£<«gi<*, théorie, manière de voir). Cette hypothèse doit, comme toute autre, éprouver des modifications , à mesure que les observations se multiplient. Il est possible , mais extrêmement peu vraisemblable , qu'elle doive être remplacée par une autre toute différente; cependant l'histoire de la science nous offre à peine quelque loi et certainement aucune théorie, qui ait conduit les scrutateurs de la nature à autant de découvertes que cette hypothèse. Elle a servi de guide au naturaliste non seulement dans les découvertes sur la loi des proportions définies , mais encore dans beaucoup de recherches qui ont donné les résultats les plus importans. Gomme j'ai déjà rapporté pré cédemment la partie essentielle de cette hypothèse (p. 346,t. 1), je me bornerai ici à exposer comment on s'en sert pour expliquer la loi des proportions définies. Cette explication est très simple si l'on admet que , dans les combinaisons chimiques, les molécules (atomes), dont nous supposons que les corps sont formés, se juxtaposent de telle façon , qu'un atome se combine avec un ou deux, etc., atomes ou, en général, que les atomes s'unissent dans des rapports simples, si, dis-je, on admet ce postulat, qui se vérifie dans la supposition des atomes, par exemple, pour les sels, par la simplicité du rapport entre l'oxigène de l'acide et celui de la base. Ne pouvant voir les atomes , pour déterminer combien d'atomes des diverses substances se combinent entre eux, l'on doit partir de l'hypothèse qui nous offre l'explication la plus simple des phénomènes. Lorsque pour un composé, par exemple, l'oxide de plomb, on a admis un certain rapport, par exemple, qu'un atome

de plomb y est uni avec un atome d'oxigène , on peut facilement indiquer les l'apports atomiques pour la majeure partie des composes chimiques. Car alors on prend pour base les données suivantes :

i° Les différens degrés d'oxigénation ou généralement de combinaison. Pour le manganèse , par exemple , dont les combinaisons avec l'oxigène contiennent des quantités de ce corps qui sont entr'elles comme les nombres i, i '/,, 2, 3, 3 la supposition que le degré inférieur d'oxigénation résulted'un atomedemétaletd'un atome d'oxigène donne la représentation la plus simple.

2° La ressemblance entre les propriétés chimiques des corps formés d'un nombre égal d'atomes. Par exemple, tous les oxides métalliques formés d'un atome de métal et d'un atome d'oxigène sont des bases énergiques; tandis que des combinaisons d'un atome de métal avec trois atomes d'oxigène possèdent une puissante acidité.

3° L'égalité de la forme cristalline dans les composés contenant le même nombre d'atomes.

Je vais maintenant passer en revue les différens degrés d'oxigénation du manganèse et les comparer avec d'autres composés afin d'appuyer ces assertions.

Le protoxide de manganèse est une base énergique, ses combinaisons ont la même forme cristalline que celles du cuivre, du nickel, du cobalt, du zinc, du Cadmium, de la chaux et de la magnésie, la chaux ressemble à son tour sous ce rapport à la baryte, à la strontiane et à l'oxide de plomb; si nous admettons que le protoxide de manganèse renferme un atome de métal et un atome d'oxigène, le même rapport devra avoir lieu pour les autres oxides mentionnés, et au moyen du rapport suivant lequel l'oxigène se trouve combiné dans

les degrés supérieurs d'oxigénation du manganèse, on pourra déterminer le nombre des atomes qui y sont contenus.

Ainsi dans les deutoxides de fer et de manganèse il y a trois atomes d'oxigène sur deux de métal. La même chose doit avoir lieu pour l'alumine qui jouit de la même forme cristalline que le deutoxide de fer.

Le peroxide de manganèse renferme par conséquent deux atomes d'oxigène sur un de métal , et il en est de même quant aux peroxides de plomb, de barium, etc.

L'acide manganique consiste en un atome de métal et trois atomes d'oxigène ; ses sels correspondent à ceux des acides sulfurique , sélénique et chromique, tant sous le rapport de la forme cristalline que sous celui de la composition , et c'est ce qui fournit le moyen de déterminer le nombre d'atomes dans les autres combinaisons du soufre, du sélénium et du chrome.

L'acide permanganique renferme sept atomes d'oxigène sur deux de métal , et ses sels ont même forme et même rapport de composition que les perchlorates; d'où l'on peut maintenant inférer le nombre d'atomes dans les composés du chlore. La comparaison de la forme cristalline aussi bien que le rapport de la composition des chlorures, bromures, iodures et fluorures neutres font voir que ces corps renferment le même nombre d'atomes.

Pour les combinaisons d'un ordre plus élevé , le nombre d'atomes résulte du rapport de la composition. Par exemple , dans les sulfates neutres dont la base contient un atome de métal et un atome d'oxigène, un atome d'oxicle métallique se trouve uni à un atome d'acide sulfurique , lequel renferme trois atomes d'oxigène,

et c'est ainsi qu'on explique pourquoi l'oxigène de la base est à l'oxigène de l'acide dans le rapport de i à 3. Dans l'alun un atome de sulfate de potasse est combiné avec un atome de sulfate d'alumine ; or, un atome d'alumine contient trois atomes d'oxigène sur deux de métal : par conséquent il faut que l'oxigène de l'une des bases soit à celui de l'autre comme i : 3.

Connaissant le nombre d'atomes qui forment une combinaison , on peut facilement déterminer le poids relatif des atomes. Ce poids est indiqué dans la table précédente, à laquelle il faut ajouter la remarque que, si un oxide est décomposé par l'acide hydrochlorique , deux atomes de chlore se substituent à un atome d'oxigène.

En comparant le rapport dans lequel les volumes des corps se combinent avec le nombre d'atomes qui y sont contenus on trouve que les corps simples gazeux renferment sous le même volume un nombre égal d'atomes; il n'y a que le soufre et probablement le phosphore, l'arsenic et le mercure qui fassent exception à cette règle , le soufre contenant trois fois , le phosphore et l'arsenic deux fois , et le mercure moitié autant d'atomes. Si l'on part de cette supposition, à laquelle on est conduit nécessairement par la forme cristalline comme par le rapport des combinaisons du soufre, la combinaison chimique gazeuse de deux corps gazeux renferme autant d'atomes, ou la moitié, ou le tiers du nombre des atomes, qui , sous le même volume, se trouvent clans les corps gazeux simples.

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