XXIX. ACIDE V ALÉMANIQUE
L'huile volatile obtenue par la distillation des racines de valériane avec de l'eau (p. 343, 1. 1) renferme un acide
188 OXACIDES A RADICAL COMPOSÉ.
particulier qu'on sépare en le saturant au moyen de la magnésie et distillant 1 huile. Le liquide aqueux qui passe avec l'huile contient également un peu d'acide, qu'on peut fixer avec de la soude. On décompose les valérianates par l'acide sulfurique et l'on distille l'acide valérianique qui entre en ébullition à i32°. Le meilleur moyen de le séparer de l'eau qui passe avec lui consiste à changer de récipient aussitôt qu'il commence à se dégager. Il dissout 20 pour cent d'eau, et une partie de l'acide exige 20 parties d'eau pour se dissoudre. Il forme un liquide incolore, oléagineux, d'une odeur particulière semblable à celle des racines de valériane. L'acide sulfurique le décompose; mais l'acide nitrique fumant, même quand on le distille avec lui, ne l'altère pas. L'acide valérianique fixé à des bases consiste en
10 vol. Tapeur de carbone, 18 vol. gaz hydrogène , 3 vol. gai oxigène.
L'acide oléagineux contient de l'eau et consiste en
jo vol. vapeur de carbone, 20 vol. gai hydrogène , 4 vol. gaz oiigène.
Les acides plus forts, même l'acide acétique, éliminent l'acide valérianique de ses sels; il expulse au contraire l'acide carbonique. On peut obtenir cristallisés les valérianates de chaux, de baryte, de strontiane , de magnésie, de deutoxide de cuivre, d'oxide de zinc, de protoxide de manganèse et de plusieurs autres bases. Le sel de plomb est très soluble, le sel d'argent ne l'est que peu.