‹ Élemens de chimie [electronic resource] (volume 2)Chapitre 59 sur 118 · XXIV. ACIDE PECTIQDE · texte numérisé non relu

XXIV. ACIDE PECTIQDE

Ce qui donne de l'importance à l'acide pectique, c'est qu'il se rencontre dans la plupart des plantes et qu'il est cause que les sirops de groseilles, de framboises , de cerises, de pommes et d'autres fruits acides se prennent en gelée. On l'obtient à l'état de pureté en exprimant le suc des carottes réduites en pulpe, délayant 5o parties du marc dans 3oo parties d'eau contenant i partie de potasse, faisant bouillir la bouillie pendant une demi-heure et la filtrant encore bouillante. On précipite avec du chlorure

ïb() OXACIDES A RADICAL COMPOSÉ.

de calcium la dissolution, qui contient du pectate de potasse ; on filtre le pectate de chaux, qui est insoluble dans l'eau , et on le décompose par l'acide hydrochlorique. L'acide qui n'est que très peu soluble dans l'eau froide, reste sous forme d'une gelée incolore; il est un peu plus soluble dansl'eau bouillante. La dissolution ne se coagule pas par le refroidissement, mais bien par une addition d'eau de chaux, d'acides, de sucre et de sels. Il réagit à la manière des acides faibles et se laisse dessécher sans altération. Soumis à l'action de la chaleur, il se décompose, et parmi les produits de la distillation il ne se trouve pas d'ammoniaque. Echauffé avec de l'acide nitrique, il donne de l'acide mucique et de l'acide oxalique. Tout faible acide qu'il est, il expulse l'acide carbonique. Le sel de potasse contient i5 pour cent de cette base.

XXV. ACIDE CAMPHORIQUE. XXVI. ACIDE SUBERIQDE. XXVII. ACIDE AMBREIQUE. XXVIII. ACIDE CHOLESTE- RIQUE.

On obtient les acides camphorique , subérique , ambréique et cholestérique en faisant bouillir respectivement du camphre, du liège, de lambréine et de la cholestérine avec de l'acide nitrique dans une cornue. On recohobe sur le camphre et sur l ambréine 1 acide qui passe sans décomposition dans le récipient. Les acides camphorique et ambréique se cristallisent de la liqueur acide par le refroidissement. Ces acides ne sont que peu solubles dans l'eau ; les acides camphorique et subérique le sont dans un peu moins de 100 parties de ce liquide. Les acides ambréique et cholestérique sont

OXACIDES A BADICAI, COMPOSÉ. 187

encore beaucoup moins solubles et se dissolvent mieux dans l'eau bouillante que dans l'eau froide, aussi se cristallisent-ils par le refroidissement d'une dissolution chaude. L'acide camphorique fond à 62°,5, l'acide subérique à 124°; par le refroidissement l'un et l'autre se prennent en une masse cristalline. L'acide ambréique n'entre pas encore en fusion à ioo°, l'acide cholestérique à 58°. L'acide subérique échauffé au-delà de 124° distille sans altération; il contient alors une proportion d'eau. L'acide subérique dépouillé de cette eau par la combinaison avec une base, consiste en

8 vol. vapeur de carbone, îa vol. gaz hydrogène et 3 vol. gaz oxigène.

L'acide camphorique est formé de

10 vol. Tapeur de carbone, i5 vol. gaz hydrogène et 5 vol. gaz oxigène.

Quoique les acides camphorique et subérique, aussi bien que leurs sels aient été examinés amplement et scrupuleusement, ils ne présentent aucun fait qui mérite de fixer ici notre attention d'une manière particulière. A ces acides se rattachent un et peut-être plusieurs acides qu'on obtient en oxidant par l'acide nitrique plusieurs espèces de suif ou de graisse ou aussi plusieurs acides et combinaisons résultant de la saponification. Il se forme par ce moyen des paillettes cristallines, qui se fondent ou se subliment suivant qu'on les échauffe moins ou plus, et qui donnent une saveur fortement acide.

Page 1