‹ Élemens de chimie [electronic resource] (volume 2)Chapitre 8 sur 118 · DES VOLUMES · texte numérisé non relu

DES VOLUMES

Pour les substances dont on peut déterminer la pesanteur spécifique à l'état gazeux , il est facile d'indiquer tant en poids qu'en mesure la composition et la loi d'à-

près laquelle celle-ci se fait. Quelquefois l'on peut aussi donner le rapport entre le volume qu'occupe la combinaison à l'état de gaz et celui que remplissent les substances dont elle est composée. Les rapports qu'on a observés jusqu'ici à cet égard sont les suivans :

mes. me».

1 gaz azote avec i gaz oxigène

i gaz chlore » i gaz hydrogène

î vap. de brome » î »

î vap. d'iode » î »

i gaz cyanog. » i »

î » » î gaz chlore

i v. de mercure » i »

i » » i vap. de brome

i » mi vap. d'iode

a gaz hydrog. » i gaz oxigène

a gaz azote » î »

i v. de mercure » î gaz chlore

a u » î vap. de brome

a gaz oxigène » î gaz azote

î gaz azote » 3 gaz hydrogène

î vap. d'arsenic » 3 gaz oxigène

i v. de soufre » 3 gaz chlore

î » » 6 gaz oxigène

xd » 6 gaz hydrogène

î v. de phosph. » 6 »

i v. d'arsenic » 6 »

i v. dephospb, » 6 gaz chlore

i v. d'arsenic » 6 »

î » » 6 vap d'iode

î v. de soufre » 6 v. de mercure

î v. de soufre » 9 gaz oxigène

1 v. de phosph. » 10 gaz chlore

me».

= 2 gaz deuloxide d'azote.

= 2 gaz acide hydrochlorique.

= 2 gaz acide hydrobromique.

= 2 gaz acide hydriodique.

= 2 gaz acide hydrocyanique.

= 2 gaz chlorure de cyanogène.

= 1 vap. dedeutochlorure de mercure.

= 1 vap. de deutobromure de merc.

= 1 vap. de deuloiodure de mercure.

= 2 vapeur d'eau.

= 2 gaz protoxide d'azote.

= 2 v. de protochlorure de mercure.

= 2 v. de prolobromure de mercure.

= 2 v. d'acide nitroso-nilrique.

= 2 gaz ammoniaque.

= 1 acide arsenieux.

= 3 vap. de chlorure de soufre.

== 6 acide sulfureux.

= 6 gaz hydrogène sufuré.

= 4 gaz hydrogène phosphoré.

zzz 4 gaz hydrogène arseniqué.

= 4 vap. de chlorure de phosphore.

= 4 vapeur de chlorure d'arsenic.

== 4 vap. d'iodure d'arsenic.

= 9 vap. de sulfure de mercure.

== 6 vap. d'acide sulfurique.

= 6 v. de deutochlorure de phosphore.

Il suit de ces observations que l'espace occupé par une combinaison gazeuse de corps également gazeux est dans un rapport simple avec l'espace rempli par

ces gaz avant l'expérience. On peut exprimer cette loi d'une manière plus simple encore en l'énonçant ainsi : les gaz, en se combinant, éprouvent, chacun pour soi, une dilatation ou une condensation, qui est clans un rapport très simple avec le volume primitif, et la combinaison se fait alors sans changement de volume. D'après le premier énoncé l'on dirait, par exemple, y mesures d'un mélange formé de i mesure de vapeur de phosphore et 6 mesures de gaz hydrogène ou de gaz chlore se condensent en 6mesures, etn mesures d'un mélange formé de i mesure de vapeur de phosphore et 10 mesures de gaz chlore se condensent en 6 mesures ; d'après le second l'on dirait : i mesure de vapeur de phosphore se combine avec 3 mesures de gaz hydrogène ou de gaz chlore condensés de la moitié de leur volume pour donner 4 mesures, et i mesure de vapeur de phosphore avec 5 mesures de gaz chlore, lequel occupait précédemment io mesures, pour produire 6 mesures. Cette théorie qui permet de simplifier les rapports compliqués relatifs au soufre , au phosphore , à l'arsenic et au mercure est très vraisemblable. Car d'abord elle s'applique à toutes les combinaisons des substances précitées et ensuite elle n'est pas en opposition avec nos Expériences sur le rapport entre le volume que les corps occupent lorsqu'ils prennent la forme gazeuse et le calorique qui devient latent dans ce phénomène. Que dis-je? il faut même qu'on examine de nouveau la question de savoir si, à l'instar du gaz oléfiant qui, quoique composé de la même manière que l'hydrogène carboné liquide du gaz de l'huile, occupe un volume double, les corps regardés jusqu'ici comme simples ne présentent pas également de telles rnodifica-

lions. En effet, cette question n'est pas encore décidée quoique de nombreuses expériences entreprises à des températures très différentes n'aient encore fait découvrir aucun exemple d'un cas pareil. Je rapporterai encore d'autres argumens en faveur de la même théorie à la fin de ce volume.

Outre les rapports précités , on connaît encore les suivans, à cela près que l'on n'a pu déterminer la pesanteur spécifique de la combinaison.

1 m. avec 5 m. (par exemple l'acide phosphorique.)

2 m. » 3 m. » l'acide nitreux.)

2 m. » 5 m. » l'ac. nitrique, l ac. chlo-

rique, etc.)

2 m. » y m. » l'acide oxichlorique.)

Dans une autre série on connaît la pesanteur spécifique de la combinaison avec celle d'un des principes constituais. Ainsi l'on sait que

i mesure de vapeur de chlorure d'étain, de chlorure de titane ou de chlorure de silicium, contient i mesures de chlore et que i mesure de vapeur de chlorure d'antimoine ou de chlorure de bore, renferme i 1/2 mesure du môme gaz. ^

Tous les rapports que nous venons de citer sont, comme on le voit, très simples ; il n'en est pas de même pour les rapports dans lesquels se combinent la vapeur de carbone et les gaz hydrogène , oxigène et azote. Comme cependant, d'après ce que j'ai déjà dit, il y' a lieu d'espérer qu'on en trouvera déplus simples, il vaut mieux ne pas encore les exposer comme définitifs.

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