OXIGÉNÉ
Les acides sourcique et sourcique oxigéné ont beau coup de connexion entre eux ; ils se rencontrent dan les sources minérales et dans les sédimens de plusieur eaux ferrugineuses1, par exemple, dans les mines de prairies. Ce sont vraisemblablement ces acides qui si forment quand on traite de la fonte de fer (composé' de fer et de charbon), du charbon de bois et plusieur autres substances par l'acide nitrique. L'acide sourciquJ se transforme en acide sourcique oxigéné par l'oxida tion à l'air. L'acide sourcique est très soluble dans l'eau
* Quellsaeure.
** Quellsatzsaeure (acide du sédiment des sources).
d'un acide avec une autre substance. 275
'acide sourcique oxigéné l'est peu. L'un et l'autre ont une assez grande affinité pour les bases : l'acide sourcille oxigéné décompose, par exemple, les acétates. t]es acides ne sont ni volatils, ni susceptibles de cristaliser, et contiennent l'un et l'autre de l'azote.
Pour la page 115, tome I.
CARBONE ET HYDROGENE.
La benzine.
Si on mêle de l'acide benzoïque avec plus du doubl de ce qu'il faut d'une base énergique pour le saturer par exemple , une partie d'acide benzoïque et trois par ties de chaux éteinte, et qu'on soumette le mélange la distillation, il passera d'abord de l'eau et à la fin u liquide très fluide et oléagineux qui surnagera. Si o échauffe très lentement le mélange, le résidu, dans la coi nue, sera parfaitement incolore et disparaîtra complète ment, quand on le traitera par des acides, qui le dis soudront avec dégagement d'acide carbonique. Ladisso lution dans les acides étant incolore, et aucun gaz ne s| développant pendant la distillation, il s'ensuit que l'a cide benzoïque se transforme en acide carbonique e en ce liquide oléagineux que nous venons de citer. Or peut séparer complètement le liquide oléagineux dJ l'eau en l'enlevant au moyen delà pipette et ledistillan après l'avoir agité avec un peu de potasse. Ce qui prouvt que ce liquide ne contient point d'oxigène, c'est que du potassium qu'on laisse pendant long-temps en contact
,u qu'on distille avec lui, ne perd pas son éclat métal- |que. Gomme on le prépare au moyen de l'acide ben- OÏque, on lui a assigné le nom de benzine, qui est très nopre à l'appellation des combinaisons qu'il forme. On ibtient également cette substance en distillant avec un v:xeès d'une base énergique l'hydrogène carboné solide du gaz de l'huile (p. i3cj, t. i), et, comme cela s'entend, Jes substances contenant de l'acide benzoïque, ou susceptibles d'en produire par leur décomposition.
La benzine est claire, incolore, d'une odeur particuière, agréable , éthérée, d'une pesanteur spécifique de o,85; elle entre en ébullition à 86°. Placée dans de la Vlace, elle se prend en une masse cristalline, qui fond i 70; elle est très soluble dans l'alcool et dans l'éther, très peu dans l'eau , assez cependant pour l'imprégner lie sa forte odeur.
L'acide sulfurique de i,85 ne la dissout ni ne l'altère; oon peut la distiller avec cet acide. L'acide hydrochloi rique et plusieurs autres acides forts se comportent de unième.
D'après l'analyse au moyen du deutoxide de cuivre, la benzine est formée de volumes égaux de vapeur de carbone et de gaz hydrogène; ioo parties contiennent
92,46 carbone, 7,54 hydrogène.
La pesanteur spécifique de la vapeur de benzine est de 2,77 ; par conséquent,
r uh:V j,7*t°) p n gaxhydrog. = 3. 0,0688 =o,2o64
A. la benzine se rattachent plusieurs combinaisons im-
portantes pour la théorie par leur composition et par leurs propriétés; j'en donnerai ici un court aperçu.
i. Le sul/obenzide. En ajoutant de la benzine a de l'acide sulfurique anhydre, on obtient, sans que la benzine subisse la moindre décomposition et sans qu'il se développe par conséquent aucun vestige d'acide sulfureux, un liquide visqueux, qui est parfaitement solubl dans peu d'eau, mais dont le mélange avec beaucoup d'eau abandonne une plus grande quantité de la substance cristalline, savoir 5 à G parties pour ioo parties de benzine employée (pag. 2.4j)-
En lavant avec de l'eau la substance cristalline, qui n'est que très peu soluble dans ce liquide, on peut la dépouiller entièrement de l'acide adhérent. Pour l'obtenir tout-à-fait pure, on la dissout dans l'éther, on filtre la dissolution, on la met cristalliser et on distille les cristaux.
Cette combinaison, qui est soluble dans l'alcool et dans l'éther, peut s'obtenir en cristaux déterminables en évaporant ces dissolutions. Elle fond à ioo° en un liquide transparent, incolore, et bout à une température comprise entre le point d'ébullition du mercure et celui du soufre. Elle est inodore et incolore, insoluble dans les alcalis, soluble dans les acides, d'où l'eau la précipite de nouveau. Echauffée avec de l'acide sulfurique, elle s'y combine et forme un acide particulier, qui produit avec la baryte un sel soluble. Les autres acides ne l'altèrent point. Mêlée et échauffée avec du salpêtre ou avec du chlorate de potasse, elle se laisse distiller sans altération : versée dans du salpêtre fondu à une haute température ou dans du chlorate de potasse échauffe jusqu'au point où il laisse dégager de l'oxigène , elle se
[décompose avec détonation. A la température ordinaire e chlore et le brome n'y exercent aucune action; mais Il i une température voisine de son point de fusion, elle si décomposée par ces corps et produit du chlorure [Me benzine. On a déterminé la teneur en carbone et en îydrogène par la combustion au moyen du deutoxide 3e cuivre, et le contenu en soufre, en décomposant la ombinaison par le chlore. D'après cette analyse , elle ^contient, sur 100 parties,
66,42 carbone = 12 C
4,52 hydrogène = 10 H
14,57 soufre == S
i4,49 oxigene = 2 O
2. Le nitrobenzide . L'acide nitrique pur et passablement concentré agit si peu sur la benzine, qu'on peut la distitiller avec cet acide sans qu'elle éprouve d'altération. DMais lorsqu'on l'échauffé avec de l'acide nitrique fumant, iKl s'opère une réaction avec dégagement de calorique, rc'est pourquoi il ne faut ajouter la benzine qu'en petite ^quantité à l'acide nitrique échauffé. La combinaison ; produite se dissout intégralement dans l'acide nitrique echaud , mais elle s'en sépare de nouveau en partie par le refroidissement, et , plus le'gère que l'acide nitrique, L-elle vient se rassembler à la surface du liquide. Sa den- - site étant supérieure à celle de l'eau, la combinaison gagne le fond si on étend l'acide avec de l'eau. En lepuisant par des lavages à l'eau et la distillant, il est fav cile de l'obtenir à l'état de pureté parfaite. Elle forme 1 un liquide d'une teinte jaunâtre, d'une saveur extrême- 1 ment douce et d'une odeur sui generis , intermédiaire entre celle de l'huile d'amandes amères et celle de l'huile
de canelle. A i5° sa pesanteur spécifique est de 1,2095 à 21 3° elle entre en ebullition et se distille sans changement. A 3° elle se solidifie en aiguilles cristallines qui traversent la masse liquide; on peut distiller de l'acide nitrique avec cette substance sans qu'elle éprouve d'altération. Si on l'échauffé avec de l'acide sulfurique étendu et que la température soit assez élevée, elle se distille sans changement; échauffée avec de l'acide sulfurique concentré, elle se décompose en développant de l'acide sulfureux et en colorant fortement la liqueur. Du chlore et du brome qu'on conduit à travers le liquide, n'y exercent pas d'action ; fait-on au contraire passer du chlore avec la vapeur de la substance par un tube échauffé, il s'opère une décomposition avec développement d'acide hydrochlorique. Par la caléfaction avec du potassium, elle détone avec une telle violence, que les vaisseaux en sont brisés. Une dissolution aqueuse de potasse y agit peu. De la potasse dissoute dans l'alcool ne la décompose point à la température ordinaire ; à celle de l'ébullition, la liqueur se colore en rouge intense.
Presque complètement insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool et l'éther en toute proportion, très soluble dans les acides concentrés, par exemple, dans les acides sulfurique et nitrique, davantage à chaud qu'à froid. Sa composition a été déterminée par la combustion au moyen du deutoxide de cuivre. D'après cette analyse , elle est formée sur 100 parties de
58,92 carbone = 12 volumes vapeur de carbone,
4,oo8 hydrogène = 10 » gaz hydrogène,
11,37 azote =? 2 » gaz azote,
25,69 oxigène — 4 gaz oxigène.
La pesanteur spécifique de la vapeur de nitrobenzide étant de 4,l9^ ■> ^ s'ensuit que
(3 mesures vapeur de carbone = a,53i4 21/2 » gaz hydrogène = 0,1720 , TOI. ae vap. ae ..»ruUCut.ue = s ^ n |„ aMte ° 0)488o
'1 » gaz oxigène = 1,1026
Le sulfobenzide et le nitrobenzide résultent donc de ice que les acides sulfurique et nitrique se combinent ; avec la benzine et produisent des composés neutres en i abandonnant 2 volumes d'hydrogène à l'état d'eau. JNul 1 doute que ce ne soit là le motif pour lequel ces combimaisons sont si intimes, qu'on ne peut les décomposer l par les moyens dont on se sert ordinairement pourdéga- ; o;er les acides.
3. Azotobenzide. Quand on distille du nitrobenzide i avec de la chaux, il ne s'en décompose qu'une quantité 1 excessivement minime; une dissolution aqueuse de potasse 1 n'y exerce non plus qu'une faible action. Qu'on dissolve la I potasse dans l'alcool , qu'on ajoute à la dissolution du ni i trobenzide dissous dans le même véhicule, et qu'on élève lia température du mélange, une réaction très vive se • manifestera, il se formera un sel de potasse exempt d'a- 1 cide nitrique et une combinaison sur laquelle un excès de potasse sera ultérieurement sans action. Si on soumet la dissolution rouge à la distillation , il passera à la fin une substance rouge qui se prendra en grands cristaux par le refroidissement. Si on place cette substance sur du papier joseph afin de la dépouiller du liquide qui a passé avec elle, et qu'on la dissolve dans 1 ether, on l'ob-
tiendra par l'évaporation de ce rnenstrue en cristaux volumineux et bien achevés.
Cette substance est très soluble dans l'alcool et dans l'éther par l'évaporation desquels elle se prend en gros cristaux. L'eau bouillante n'en dissout que très peu, assez seulement pour paraître un peu colorée, et la dissolution se trouble en refroidissant. Très peusoluble dans l'ammoniaque, dans une lessive concentrée de potasse et dans l'acide hydrochloriquc concentré, mais soluble dans les acides sulfurique et nitrique concentrés, d'où elle se précipite par la dilution avec de l'eau. Lorsqu'on échauffe la dissolution dans l'acide sulfurique, il se fait une décomposition, du charbon se dépose et de l'acide sulfureux se développe. On peut la distiller sans altération avec la potasse, quelque concentrée que soit la dissolution; un pareil effet s'observe avec la chaux.
A 65° elle fond , à ig'6° elle entre en ébullition et se distille sans changement. Conduites par un tube incandescent, les vapeurs se décomposent sans prendre feu ni sans détoner , comme c'est le cas pour les combinaisons qui contiennent de l'azote et de l'oxigène et qu'on obtient en faisant réagir de l'acide nitrique sur la benzine et sur la naphthaline, laquelle en produit trois différentes.
ioo parties de cette substance résultent de
carbone = 79, 3o = 12 C hydrogène = 5,3o = 10 H azote = i5,4o= 2 N.
En comparant la composition de ce corps avec celle du nitrobenzide, on trouve qu'il renferme 4 volumes de benzine (= 12 C 12 H) et 2 volumes de protoxide
j d'azote ( = a N i O) moins (i O + 2 H) qui se sont séparés de la combinaison à l'état d'eau ; c'est-à-dire qu'il l consiste en nitrobenzide dépouillé d'oxigène.
4. Carbobenzide. Cette combinaison s'obtient en dis- : tillant du benzoate de chaux. Il passe d'abord de la benrzine, et à la fin une substance tenant en dissolution de lia naphthaline, qui se sépare de la liqueur par le refroidissement. Exposé pendant quelque temps à une temjpérature de — 200, le liquide se divise en deux couches . dont la supérieure doit être regardée comme du car- Ibobenzide pur : cette substance entre en ébullition au- (delà de a5o°; incolore, inattaquable h l'acide nitrique i et à la potasse, elle se décompose par le chlore en pro-
! duisant unjcorps cristallin et de l'acide hydrochlorique.
100 parties de carbobenzide contiennent
85,c>6 carbone = i3 G 5,39 hydrogène = 10 H 8,65 oxigène == 1 O.
Ce corps résulte donc de l'union de 4 volumes de benzine en vapeur (= 12 C + 12 H) avec 2 volumes d'a- • cide carbonique (= 1 C 2 O), d'où, comme dans toutes ces combinaisons, 1 O + 2 PI se sont séparés à l'état d'eau; il est donc par rapport à l'acide benzoïque ce que le sulfobenzide est par rapport à l'acide sulfobenzique. La formation de la naphthaline dans cette circonstance est intéressante par ce qu'on obtient ce corps (12 J/2 C 10 Aq = 5 C4 Aq) en retranchant de l'acide carbonique du carbobenzide (i3C 10 Aq 1 O — V2 C 1 O).
5. Le chlorure de benzine. Cette substance s'obtient facilement en versant de la benzine sur le fond d'un flacon et y faisant arriver du chlore avec le contact de
la lumière du soleil : le chlore est absorbé en totalité et avec promptitude, il se forme une substance solide I et cristalline, insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool \ et dans l'éther. En la dissolvant dans l'éther et faisant 1 évaporer la majeure partie de ce liquide, on l'obtient à l'état de pureté. Cherche-t-on à la fondre ou à ladistil- Il 1er, il s'en décompose une partie avec développement I d'acide hydrochlorique ; la distillation ne se fait qu'à une température élevée. Lorsqu'on la traite à la distillation avec de la chaux, il passe une substance liquide et une substance solide; celle-ci paraît être du chlorure de benzine intact; celle-là résulte de ce que du chlore et de l'hydrogène se combinent avec les élémens de la chaux pour produire du chlorure de calcium et de l'eau. Elle bout à environ à 2100 et se distille sans altération.
J'ai rapporté la connexion de l'acide benzoïque avec ces combinaisons ; considérée de la même manière, l'huile d'amandes amères (=i4Ci2H20) devrait être envisagée comme étant composée de volumes égaux de gaz oxide de carbone et de benzine (4 volumes de gaz oxide de carbone = 2 G 2O + 4 volumes de benzine = 12 C 12 H). Les corps décrits (p. 117 et 118, t. 1) comme des combinaisons de benzoïle résulteraient de benzine et de gaz chlorure, bromure, iodure, sulfure et cyanure d'oxide de carbone, desquels la moitié du chlore, du brome, de l'iode, du soufre et du cyanogène se serait séparée en combinaison avec de l'hydrogène , de même que de l'oxigène et de l'hydrogène se séparent à l'état d'eau d'un grand nombre de combinaisons de benzine. D'après cela le chlorure de benzoïle (= i4C 10H2O 2 Cl ) proviendrait de la combinaison de 4 volumes de I benzine (= 12 G 12 H) avec 4 volumes de gaz chlorure
i d'oxide de carbone (= 4 Cl 2 G 2 O), d'où 2 II 2 Cl : se seraient séparés. Gomme cependant on n'a pu jusqu'ici 1 mettre en évidence que la combinaison du gaz oxide . de carbone avec le chlore, on ne doit regarder cette manière de voir que comme très probable pour les autres combinaisons ; à l'instar du sulfobenzide , on pourrait assigner à ces combinaisons les noms de chloroxicarbobenzide , etc. On obtient la combinaison du gaz oxide de carbone avec le chlore (gaz acide chloroxi-car bonique), en faisant arriver du chlore dans un ballon, dont on a extrait l'air au moyen de la machine pneumatique, jusqu'à ce qu'il en soit presque entièrement rempli, et ensuite de temps à autre du gaz oxide de carbone, à mesure qu'il se combine avec le chlore, quand on expose le mélange à la lumière du soleil.
Pour la pcige i65, t. I.
A la fin de l'article « oxamide. »
Cette combinaison remarquable s'obtient en dissolvant de l'éther oxalique dans de l'alcool et y ajoutant un excès d'ammoniaque; elle se sépare sur-le-champ à l'état; de poudre blanche. La manière la plus facile de préparer l'éther oxalique le plus pur possible consiste à mêler ensemble 1 partie d'acide oxalique, qu'on a laissé s'effleurir dans un endroit chaud pour lui faire perdre les deux tiers de son contenu en eau (p. 127), et 6 parties d'alcool anhydre, dans une cornue munie d'une tubulure, à travers laquelle on fait passer un thermomètre, et à distiller le mélange jusqu'à ce que sa température se soit élevée à i4o°. Alors on ajoute encore autant
d'alcool et on continue la distillation jusqu'à ce que la liqueur ait atteint 1600. La liqueur qui reste dans la cornue consiste pour la majeure partie en éther oxalique. On l'agite avec de l'eau qui dissout l'acide oxalique libre : 1 ether n'étant que peu soluble dans l'eau on répète cette opération plusieurs fois jusqu'à ce que l'eau ne dissolve plus que peu d'acide oxalique; alors on mêle l'éther avec de l'oxide de plomb et on le distille. Le liquide, qui passe au delà de i8o°, est de l'éther pur. Deux parties d'acide oxalique donnent une partie d'étber.
L'éther oxalique étant composé d'acide oxalique (2 C + 3 O) et d'éther (2 G 5 H 1 O), l'oxamide résulte de ce que l'ammoniaque se combine avec l'acide oxalique, et qu'il se forme en même temps de l'eau qui, en se portant sur l'éther, produit de l'alcool. En traitant d'autres espèces d'éther, par exemple, l'éther acétique, l'éther benzoïque, etc., d'une manière semblable par l'ammoniaque, on n'obtient point de combinaison analogue à l'oxamide.
III a. ÉTHEROXAMIDE.
Quand on ajoute avec précaution et par petites quantités de l'ammoniaque à une dissolution d'éther oxalique dans l'alcool , jusqu'à ce qu'un précipité d'oxamide commence à se former , la dissolution contient une combinaison particulière dont une partie s'obtient en grands et beaux cristaux par le repos, et l'autre par 1 evaporation. Elle ne donne point de précipité, lorsqu'on la traite à l ebullition par différens sels, par exemple, par l'acétate d'oxide de plomb , qui précipite l'oxaléthé-
rate de potasse en décomposant l'acide oxaléthériqué et formant de l'oxalate d'oxide de plomb. Sa composition se détermine par l'analyse au moyen du deutoxide i de cuivre : elle consiste en
6 vol. carbone, g vol. hydrogène, a vol. azote , 6 vol. oxigène,
| par suite en
oxalvinate neutre d'ammoniaque = ac5fciO + 4c6o+a»6 7j — eau î o -J- a h
On trouve la confirmation de ce résultat en arrosant la combinaison d'un excès d'ammoniaque, évaporant la liqueur et déterminant le poids de l'oxamide produite. Cette substance est donc par rapport à l'acide oxaléthérique ce que l'oxamide est par rapport à l'acide oxalique.
Pour la page no, t. I.
D'après une analyse récente le sucre est formé de
carbone = 42>58 = 12 C hydrogène = 6,3y = 22 H oxigène = 5i,o5 = 11 O,
ou de 8 volumes de gaz acide carbonique ( 4 C 8 O), 4 volumes de vapeur d'éther ( 8 G 20 H 2 O) et 2 volumes de vapeur d'eau (2 H 1 O), qu'il abandonne en se combinant avec de l'oxide de plomb.
Pour la page 1 1 3 , t. 1.
Au lieu du passage compris entre les lignes i4c et 19e,
lisez : Le sucre de canne absorbe au contraire de l'eau, comme c'est en général le cas pour les combinaisons de lether avec des acides, quand on les mêle avec un alcali : mêlé avec de la potasse , 1 ether acétique, par exemple, donne de l'acétate de potasse et de l'alcool.
Pour la page 1 46 , t. I.
11 faut transporter le paragraphe b. « Premier chlorure de carbone liquide, » de la page 147 à la fin de l'article «chlore, brome, iode, hydrogène et carbone, » et cela comme paragraphe nouveau avec l'entête « 4. Chloréthéride. » Au lieu de la dernière ligne de ce paragraphe il faut lire : D'après une analyse récente
^ 1 /a vol. rap. de carbone =0,4219, 1 v. de vap. de chloréthéride (4,i i38)=r t/a » gaz hydrogène =: 0,0 344,
u i/i » chlore =3,6575,
4 volumes de chlore se sont par conséquent combinés avec un volume d'hydrogène carboné (i G i H) de l'alcool , et de cette combinaison se sont séparés i volume de chlore et i volume d hydrogène. Traité à l'ébullition avec de la potasse, ce corps se décompose en acide formique(4- Va C Va H 3/4 O) et en acide hydrochlorique (4- 1 Va Cl 1 Va H), l'hydrogène de l'eau se portant sur le chlore , et l'oxigène sur le carbone et sur l'hydrogène. Il faut encore ajouter :
5. Bromèthèvide. En distillant du bromure de calcium de la même manière que le chlorure de calcium avec de l'alcool ou avec de l'esprit de vinaigre, on obtient un liquide qu'on peut purifier par une nouvelle distillation après l'avoir agité avec de l'acide sulfurique. Ce liquide est plus pesant que l'acide sulfurique et consiste en Va vo-
] urne de carbone, i/2 volumed'hydrogèneet i '/2 volume de brome. La question de savoir lesquelles des combinaisons décrites dans le paragraphe « bromure de carbone» sont identiques avec cette substance n'a pas encore été décidée par des expériences.
6. Iodéthéride.Des expériences récentes ont démonttré que la substance traitée pour de l'iodure de carbone (p. 149 t. 1.) contient 1/a volume de vapeur de carbone, ]1/2 volume de gaz hydrogène et 1 V2 volume de vapeur 1 d'iode et qu'elle se décompose comme les deux qui pré1- < cèdent, c'est-à-dire, qu'étant soumise à l'action de la pol tasse , elle produit du formiate de potasse et de l'iodure ( de potassium. On arrive le plus facilement à ce résultat 1 en dissolvant de liodure de carbone dans l'alcool, mêlant la dissolution avec de la potasse dissoute dans le même véhicule et faisant bouillir le tout.
Pour la page i52, U I.
Au lieu du passage compris entre les i° et i4G lignes, lisez : D'après une analyse récente on a
Si vol. vap. de carLone — o,8438 i/a vol gaz hydrogène = o,o344 x ' ' 11 1/2 vol. gai chlore = 3,6570 ' j/2 vol. gaz oxigène r= o,55iô.
Avec les dissolutions des alcalis et des terres alcalines le chloral donne un formiate, uh chlorure métallique et du ehloréthéride. On peut considérer i volume de chloral comme formé d'un volume de gaz oxide de carbone (i/a C >/2 O) et d'un volume de ehloréthéride ( XU C >/a Hi Vï Cl). D'après cela le gaz oxide de carbone absorbe par conséquent de l'eau ( '/a H 1/4 0)pour
produire de l'acide formique ( »/a G »/, H V4 O), et une partie de chloréthéride se décompose de la manière déjà rapportée, tandis qu'une autre reste intacte.
Pour les pages i52 et i53 , t. 1.
Au lieu des deux dernières lignes de la page i52 et des 6 premières de la page i53, lisez : d'après une analyse récente
1 Tol.d'hydrate de ciàoxûUfib^)^!^0]- Je ch,oro „ = a»5437
v ' ' 5i/3 vol. de vapeur d eau =o,3io
Pour la page i53 , t. I.
Article «Bromal. » Ce quia été dit sur le chloral se vérifiera sans doute aussi par de nouvelles expériences , pour le bromal; on aura alors à corriger la composition du bromal et celle de son hydrate en mettant brome au lieu de chlore.
Pour la page 220 , t. I.
Lorsque le deutoxide de cuivre n'opère que difficilement la combustion de la substance, on soude à l'extrémité m [fig. 94 y 0 du tube à brûler les matières un tube de verre mince, de trois pouces de long et d'un diamètre un peu plus grand que celui du premier tube, et, la mixtion achevée, on y introduit un petit fragment de chlorate de potasse de trois à quatre grammes qu'on a fondu préalablement dans un tube semblable. Cela fait, on scelle le tube. Après la combustion on échauffe le chlorate de potasse; son oxigène oxide alors le cuivre réduit, et tout vestige de carbone se consume d'autant plus facilement que l'oxidation du cuivre à l'intérieur
du tube donne lieu à une très haute température. On développe assez de gaz oxigène pour faire sortir tout l'acide carbonique et toute l'eau du tube , environ 100 centimètres cubes. Cependant il est rare qu'on soit obligé d'avoir recours à ce moyen. En effet, des expériences comparatives faites avec et sans chlorate de potasse, par exemple pour l'analyse du sulfobenzate de deutoxide de cuivre, ont donné exactement le même i résultat. Car des réductions ne s'opèrent pas seulement sur les surfaces de contact, mais encore à de petites ( distances. La manière dont un coi'ps se décompose avant de se consumer influe aussi sur le phénomène, ipour autant qu'en fondant, par exemple, il s'infiltre i dans le deutoxide de cuivre, et ainsi de suite. L'emploi i du chlorate de potasse offre cependant si peu de difficulté , qu'en général il ne faut pas négliger d'y avoir recours.
Pour la page 22 1 , t. J.
Après la 22e ligne, lisez : On obtient très exactement le contenu d'une substance en azote en versant au fond du tube de combustion environ 4 à 5 grammes de carbonate d'oxide de plomb pur préparé avec de l'acétate de même base , puis du deutoxide de cuivre, et mettant alors le tube en communication avec un tube de décharge qui s'engage sous une cloche remplie de mercure. On fait chauffer du carbonate de deutoxide de plomb jusqu'à ce que la moitié en soit décomposée ; en 1 échauffant au-delà de ce terme, et en recueillant l'acide carbonique pour le faire absorber par de la potasse, on obtient une trace à peine déterminable d'air atmosphéri-
({lie , de sorte que l'acide carbonique a éliminé l'air de l'appareil aussi complètement qu'il le faut. Lors donc qu'on a décomposé le carbonate d'oxide de plomb, ce dont on s'assure au moyen de la quantité du gaz développé, on échauffe le deutoxide de cuivre qui occupe la partie antérieure du tube, on y fait passer encore un peu d'acide carbonique et on place une cloche graduée au-dessus du tube de décharge. Après qu'on a fait monter une dissolution de potasse dans la cloche qui est remplie de mercure, on échauffe le tube insensiblement jusqu'au bout inférieur; l'azote qui reste dans le tube est chassé de l'appareil dans la cloche par l'acide caibonique développé au moyen de la décomposition de la seconde moitié du carbonate d'oxide de plomb. Après quelque temps la potasse absorbe complètement l'acide carbonique, et on prend le volume du gaz azote. Comme il se trouve en contact avec une dissolution de potasse il n'est pas entièrement saturé de vapeur aqueuse; mais la différence en moins de la vapeur qu'il contient est tellement insignifiante qu'on peut la négliger. C'est d'après cette méthode qu'on a déterminé la teneur de l'acide urique, de l'acide urobenzoïque et de l'azotobenzide en azote.
Nota pour les pages 243, 202 , etc. , tome II.
Au lieu d'acide sulfoalcoolique lisez: acide sulfovinique , car le sulfovinale de potasse est composé comme l'oxalélhérale et équivaut 44CioHOS30 + KOS5 0.
riï UU SECOND VOLUME.
HFFIiMTÉ CHIMIQUE.
^es différentes classes des combinaisons chimiques.
^ùoi des proportions définies.
Combinaison des corps considérés sous le rapport des volumes.
Combinaison des corps considérés sous le rapport du poids.
Théorie atoniistique.
formules chimiques.
\\. Oxacides à radical simple. — Azote et oxigène.