I. CHLORE, BROME, IODE ET HYDROGENE CARBONE
1. Chlorure dhydrogene carboné. Un mélange sec de] chlore et de gaz des marais ne change de nature ni danq l’obscurité ni à la lumière. En contact avec l’eau, la lu-1 mière le décompose : le chlore se combine avec l’hydro gène de l’eau et forme de l’acide hydrochlorique, l’oxi] gène de l’eau produit avec le carbone, suivantla quantité] du chlore, ou de l’oxide de carbone ou de l’acide carbo-j nique, et si la quantité de chlore est insuffisante, une] partie de l’hydrogène carboné reste sans altération.
Le chlore et le gaz oléfiant se combinent, au contraire, tant dans l’obscurité qu’à la lumière, et forment] un corps oléagineux et liquide, qu’on obtient facilement] en introduisant du chlore dans un flacon a {fg. 58 ),] rempli d’hydrogène carboné et renversé sur l’eau. A lai surface de l’eau se forment des gouttes oléagineuses quil ne tardent pas à gagner le fond en vertu de leur densitél
CAHBONE.
de 1,22, et de leur insolubilité presque complète. On peut les recueillir dans une tasse placée au-dessous du col du flacon. Un volume de chlore, dont la pesanteur spécifique est 2,44 > se combine avec un volume de gaz défiant d’une densité de 0,9814, pour former ce corps oléagineux de la vapeur duquel la densité, facilement déterminable , a été trouvée par des expériences égale à 3,448 3,465 d’où il suit que les deux volumes des
gaz employés se sont condensés en un seul, ce qui fournit une pesanteur spécifique de 3,44* obtient également cette combinaison en faisant passer un courant v d’hydrogène carboné sur divers chlorures métalliques, capables de céder une portion de leur chlore et de former un chlorure d’un degré inférieur, sur le chlorure de sodium liquide, par exemple.
Lorsqu’on mêle l’hydrogène carboné avec le chlore, il se forme toujours un peu d’acide hydrochlorique, et il se condense un peu plus d’un volume de chlore 5 mieux on empêche le contact du chlore avec le chlorure d’hydrogène carboné produit, plus la proportion précitée sera exacte. On purifie la combinaison par des lavages à l’eau ; mise en contact avec l’eau et exposée à la lumière du soleil, elle se décompose en éther acétique et en acide hydrochlorique. En effet
4m. de g. hy.carb.= 8 m.deg. by., 4 m.de v.dec., 4 m. dechl. g.
4 m. de gaz hyd. = 4 « a ni. de g. ox.
L’huile obtenue étant traitée alternativement par la potasse et l’acide sulfurique, jusqu’à ce que tous deux cessent d’y agir, et distillée avec huit fois son volume
= 12 m. deg.liy.,4m.dev. dec.,2 m.deg.ox., 4 m,deoh.g.
m. de V. d’éth. ac.= 8 m. de g.by., 4 m. de v.dec., a m.deg.ox. |8 m.deg. ac.byd. = 4 » 4m.decM.g.
lo
CARBONE
d’acide sulfurique, paraît se transformer en un autre corps, qui ne se décompose plus en éther acétique et en acide hydrochlorique, qui entre en ébullition à 82°4) dont la densité est 1,247 est composé de 8 mesures
de vapeur de carbone, 16 mesures de gaz hydrogène et 8 mesures de chlore gazeux.
2. Bromure d'hydro^ene carboné. Le brome versé dans un flacon plein d’hydrogène carboné, s’unit à l’instant avec ce gaz; il se forme une substance liquide oléagineuse et incolore , d’une odeur éthérée. Elle se décompose en éther acétique et en acide hydrobrômique; sa composition est donc analogue à celle du chlorure d'hydrogène carboné. Sa pesanteur spécifique est 2,78.
3. lodiire d’hydrogène carboné. Lorsqu'on expose à la lumière du soleil un flacon rempli de gaz oléfiant , dans lequel on a mis un peu d’iode, il se formera un
corps solide; pour lui enlever l’iode qui s’y trouve en
excès, on le lave avec une dissolution faible dépotasse dans l’eau. Ce composé est insoluble dans l’eau, mais très soluble dans l’alcool et l’éther; en laissant l’éther s’évaporer lentement , on obtient de grands cristaux colorés en jaune ; chauffé avec précaution on peut le sublimer; trop de chaleur le décompose. Il est composé d’un volume d’iode et d’un volume d’hydrogène carboné.