‹ Élemens de chimie [electronic resource]Chapitre 33 sur 83 · I .’aiiunoniaqiie. 2 » 11 -pB m. d’hyd · texte numérisé non relu

I .’aiiunoniaqiie. 2 » 11 -pB m. d’hyd

l.’cau. = i m.d’ox, -j- 2 >1

l.a nouvelle sub8tance=2 m. de carb. m. d'az. + 2 in. d’ox. -p 8 m. d’hyd.l

On peut se procurer le même corps, soit en arrosant d’ammoniaque le eyanite de plomb , soit en faisant absorber du cyanogène gazeux par l’eau, et laissant reposer la dissolution pendant quelque temps; dans ce cas il se forme par la déeomposition de l’eau.

Ce corps qu’on obtient de cette manièrede substances, qui, ainsi que nous le verrons plus tard, ont été produites, sans l’emploi d’une combinaison due au lègne organique, occupe le premier rang parmi les principes constituans de l’urine et se forme dans l’organisme animal. On peut l’extraire facilement et en grande quantité de l’urine. A cet effet on évapore l’urine avec précaution et dès qu’elle est sèche on la dépouille au moyen de l’alcool absolu de tout ce qu’en peut dissoudre ce menstrué. Ensuite on retire l’alcool par la distillation, on dissout le résidu dans une petite quantité d’eau, on décolore la dissolution par l’ébullition avec du charbon animal, et en bi'assant continuellement on ajoute à la dissolution filtrée une dissolution d’acide oxalique en ébullition , aussi long-temps qu'il y a précipitation : ce précipité sera composé d’acide oxalique et d’urée. Dès que la température du mélange s’élève au-dessus de 5o°, on le laisse refroidir un peu; on filtre le précipité et on le lave à l'eau froide. En évaporant le liquide filtre, on obtient encore plus d’oxalate d’urée. Dissolvez le précipité dans l’eau bouillante et faites le bouillir avec un peu

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de charbon animal, après que la dissolution filtrée sera refroidie, l’oxalate d’urée prendra la couleur de neige. On dissout les cristaux dans l’eau bouillante en ajoutant . à la dissolution du carbonate de chaux (de la craie) en I poudre très fine’. L’acide oxalique forme avec la chaux I une combinaison insoluble dans l’eau, l’acide carboni- I que se dégage avec effervescence et l’urée reste dissoute

< dans le liquide; on peut l’en retirer par une évaporation I ménagée. On obtient à la fin une masse saline, qu’on it dissout dans l’alcool concentré; toutes les matières

• étrangères restent alors indissoutes, et en évaporant 1 lentement la dissolution spiritueuse on obtient l’urée en cristaux. Parmi les nombreuses méthodes qu’on peut

< employer pour la préparation de l’urée, celle-ci mérite la préférence.

Les cristaux de l'urée sont sans couleur et sans odeur; leur saveur est rafraîchissante, semblable à celle du nitre, ils ne s’altèrent pas à l’air sec. Ils se liquéfient à l’air très humide dont ils attirent l’eau pour s’y dissoudre ; leur pesanteur spécifique est de i,35. lisse dissolvent à la température ordinaire dans un poids d’eau égal au leur, et dans l’eau chaude en toute proportion; la dissolution n’altère pas les couleurs végétales. Echauffés jusqu’à 120®, les cristaux se fondent; chauffés davantage, ils se décomposent en ammoniaque, qui se dégage et en acide cyaneux, qui reste dans le vase, comme nous le verrons plus amplement en traitant de cet acide.

Lorsqu’on fait bouillir de l’acide sulfurique avec l’urée, il se dégage de l’acide carbonique et du sulfate d’ammoniaque reste dans le vase; si on l’échauffe avec la potasse, il se dégage de l’ammoniaque et il reste du carbonate de potasse.

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Le carbonate d’am. = a m. de carb. 4 ni. d’ox. 4 m. d’az.>j- la m. d’hy-

L’urée. = a » a )> 4 » ..j- g )>

De l’eau. =: a ni. d’ox. H" 4 »

Ainsi, clans la réaction de l’urée sur l'acide sulfurique et sur la potasse, l’eau est décomposée. En traitant de l’ammoniaque je dirai comment on a trouvé la composition du carbonate d’ammoniaque.

La même décomposition a lieu quand on garde pendant long-temps une dissolution d’urée dans une grande quantité d’eau, dans loo parties, par exemple; elle est accélérée par l’addition de quelque ferment , par exemple, d’un peu de mucilage, de colle ou d’autres matières indifférentes. Telle est la raison de la promptitude avec laquelle l’urine se putréfie.

C’est à cette décomposition de l’urée et à la manière dont le cyanite d’ammoniaque engendre cette substance qu’il faut rattacher l’idée que nous devons nous former de la composition des diverses espèces de sucre capables de se transformer en alcool par la fermentation.

En effet, de même que dans l’urée, l’azote, le carbone, l’oxigène et l’hydrogène, sont combinés immédiatement et non pas sous forme d’acide cyaneux, d’ammoniaque et d’eau ; de la même manière le carbone , l’oxigène et l’hydrogène se trouvent combinés immédiatement dans le sucre , et ce n’est que par la fermentation que ces corps se réunissent pour former de l’acide carbonique et de l’alcool.

En ajoutant de l’acide nitrique ou de l’acide oxalique à une dissolution d’urée, on obtient un précipité cristallin. Par une évaporation lente on peut obtenir ces deux combinaisons en plus grands cristaux ; elles sont toutes les deux privées d’eau. L’oxigène de l’urée dans la com-

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Jjinaison avec l’acide nitrique, est à l’oxigène de l’acide nitrique dans le rapport de 2 : 5, et dans la combinaison iBvec l’acide oxalique à l’oxigène de l’acide oxalique dans le rapport de 2 : 3 ; 100 parties d’eau froide ne dissolvent ,que 4?37 d’oxalate d’urée, et loo parties d’alcool froid j.iseulement 1,6. Voilà ce qui rend cette combinaison pro- |>pre à l’extraction de l’urée. L’urée se combine aussi avec des bases et notamment avec celles qui sont faibles; si l’on ajoute à une dissolution de nitrate d’argent d’abord ide l’urée et puis une dissolution d’hydrate de potasse ,

t l’oxide d’argent se précipite en combinaison avec l’urée.

Ces combinaisons de l’urée méritent une attention en- |icore plus particulière que celle qu’on leur a accordée jjijusqu’à présent; car l’urée paraît se comporter avec beauicoup de substances de la même manière que l’eau , qui se ccombine avec les acides, lesbases etles sels. L’urée a plus dd’affinité pour les acides nitrique et oxalique que l’eau ; L'cependant cette affinité est assez faible pour qu’une dissisolution de la combinaison avec l’acide nitrique se compporte de la même manière que l'acide nitrique pur avec l’des corps combustibles, par exemple, avec le cuivre, ijqui en dégage de l’oxide d’azote. Un très grand nombre dde combinaisons de nature organique, ont de l’analoj,gie avec l’urée et l’eau , par exemple, les matières colorrantes. La combinaison de ces matières avec d’autres s substances, telles sont avec les acides ou les bases ne ! pouvant avoir lieu qu’au moyen de l’eau , c’est l’affinité |p prépondérante de l’eau ou celle de ces matières pour les ‘ Corps avec lesquels on les unit qui détermine la com- 1 binaison ; si l’affinité de l’eau est plus forte, la combirnaison n’a pas lieu. Quelques matières colorantes ont plus d’affinité pour l’alumine que l’eau: pour d’autres

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corps leur affinité est plus faible. Il peut donc arriver bien souvent que la base la plus énergique soit incapable d’enlever à une base plus faible des substances combinées avec elle , à cause de son affinité pour l’eau plus grande que pour la matière colorante. C’est ainsi que l’acide sulfurique ne décompose pas le nitrate d’urée , parce que l’affinité de l’acide sulfurique pour l’eau et celle de l’acide nitrique pour l’urée sont trop prononcées. Quelques substances ont toujours une plus grande affinité pour les acides et les bases que l’eau; par exemple, la matière colorante violette, qu’on obtient en saturant exactement d’un acide, la couleur bleue du tournesol, (combinaison de la matière colorante violette avec des bases). La matière coloranté violette forme avec les bases des combinaisons bleues et avec les acides des combinaisons rouges, d’une couleur tellement intense, qu’un papier teint de la matière colorante violette accuse la présence de la moindre trace de bases ou d’acides contenus dans une dissolution.

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