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LAMPES A ESPRIT-DE-VIN ET A HUILE A DOUBLE COURANT D AIR

La lampe à esprit-de-vin à double courant d'air doit êtré comptée parmi les instrumens les plus indispensables pour le chimiste, au point qu'elle ne saurait être remplacée dans: un grand nombre d'expériences exactes. La roue dentee e.( fig. 118 ); et la crémaillère g, permettent d'élever et d’abaisser la mèche c, située entre deux cylindres réunis inférieurement par uneplaque horizontale. A la base de la crémaillère g se trouve fixé à cet effet une traverse o, et à celle-ci un anneau autour duquel passe la mèche cc;le réservoir 5 sert à rendre possibles l'élévation et l'abaissement de la traverse. Il ne communique avec le réservoir d'alcool za qu'au moyen du tube Æ (Ag. 129), la continuité se trouvant à cet effet rompue entre a et a, ou bien, aa étant à la vérité soudé à D, mais de manière qu'il n'en résulte entre eux aucune communication autre que celle par le tube A. Sans cette disposition linflammation de la lampe serait souvent accompagnée d'une explosion, alors qu'une portion d’alcoolétant consumée, l'air atmosphérique, qui en prend la place dans le réservoir z, se mêlerait avec de la vapeur alcoolique. En 2 (ig. 120), setrouve une ouverture dans laquelle on verse l'esprit-de-vin, et qu'on ferme ensuite avec. un bouchon de liége. Dans la paroi de devant est Juté un petit morceau de verres, qui indique la quantité

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d'alcool dans le réservoir a; l'est la cheminée, Suivant qu'on fait monter ou descendre la mèche, l'air atmospherique, qui afflue, doit alimenter la combustion d'une quantité plus ou moins grande d'alcool; le courant d’air vers la mèche s'établit extérieurement suivant la partie latérale, et intérieurement suivant le canal i. La mèche doit être coupée d'une manière parfaitement égale, et ne présenter jamais de bord charbonneux. Au-dessus d'une lampe, exécutée exactement d’après l'échelle de la fig. 121, on peut fondre à peu près en 15 minutes 25 gr. de carbonate de soude, dans un petit creuset de platine, de même poids et de la contenance de 20—25 grm. d'eau ; on doit rejeter une lampe avec laquelle on ne peut pas fondre au moins 12 grm. de ce carbonate. Je reviendrai plus amplement sur cette épreuve, à propos de l'analyse des combinaisons siliciferes. Le chimiste doit avoir deux lampes pareilles : l’une, destinée à opérer la fusion des corps; elle doit être construite de manière que toutes les parties qui la composent soient aussi minces que possible et n’enlevent que peu de chaleur ; la seconde, servant à d'autres expériences, peut être supportée par des tiges plus fortes.

Tout-à-fait semblable à la combustion dans cette lampe est celle de l’huile dans les lampes sans ombre ordinaires. Par le canal e (ig. 122 ), l'huile passe du réservoir /, placé aussi haut que possible, à la mèche o, qu’un mécanisme pratiqué au dessous de la flamme, pour qu'il ne porte pas ombre, permet de hausser ou d’abaisser. L'air s’introduit par les trous z dans le canal intérieur a et par 5 bau pourtour extérieur de la mèche; le tirage dépend de la longueur et du diamètre du verre cylindrique , placé au dessus de la flamme et à travers

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lequel s'élèvent les gaz echauffes. En enlevant le cylindre, ou bien en bouchant quelques-uns des trous à, on peut voir de suite l'avantage de ces dispositions. Par la raison que l'huile laisse en distillant un résidu de charbon, il se dépose insensiblement du charbon sur la mèche, de sorte qu'elle doit être nettoyée de temps à autre. L'huile, s'élevant de moins en moins vers la mèche à mesure qu'elle est consumée par la combustion, celle-ci doit aller en diminuant d'activité avec le decroissement de la quantité d'huile. On a cherché a remédier à cet inconvénient à l'aide d’un mouvement d’horlogerie placé dans le pied de la lampe et faisant jouer le piston d’une pompe destinée à fournir continuellement de l'huile à Ja mèche; d’autres mécanismes ont été imaginés dans le même but. Mais le haut prix de ces lampes et les réparations fréquentes et difficiles auxquelles elles sont sujettes, en ont jusqu'à ce jour restreint la vogue.

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